Voyage au Maroc, Part.1

J’ai embarqué mardi 25.02 pour Casablanca afin de participer à trois épreuves internationales (UCI 1.2) se disputant dans le Sud du Maroc. J’ai pris part à ces épreuves avec le team Velo Passion sous la houlette de Jocelyn Jolidon et non avec mon équipe habituelle. Voici le résumé de la première partie cette formidable expérience !

Jour 1 : Vol Genève/Casablanca

Au lendemain du Grand Prix d’Aix en Provence, j’ai retrouvé mes collègues jurassiens à l’aéroport de Genève. Les jambes encore lourdes de la course de la veille, cette journée fut un peu pénible.Malgré tout, le voyage se déroula sans trop de soucis. Ne possédant aucune information quand au logement prévu à notre arrivée et si nous allions réellement être attendu à l’aéroport de Casablanca, nous avions un peu d’appréhension à arriver au Maroc. Au final tout se passa très bien. Un bus attendait notre arrivée et nous a conduit à l’hôtel où se trouvaient déjà les autres équipes étrangères.Jour 2 : Entraînement à Casablanca et voyage à Laayoune

Panneaux ok

Après une nuit de sommeil réparateur, nous nous sommes entraînés deux petites heures dans un trafic très dense aux alentours de Casablanca. S’en est suivi un nouveau vol d’une heure et demi pour rejoindre le sud du Maroc et Laayoune, ville de 180’000 habitant se trouvant dans le Sahara occidental.

vent ok

Place de la Mosquée de Laayoune balayée par le vent

N’ayant encore reçu aucune information quand au parcours et profil des courses, j’ai été surpris de découvrir une région aride, complètement plate et surtout extrêmement exposée au vent ! Tout laissait à présager une course propice aux bordures.

routes ok

Route entre Laayoune et Tarfaya

Jour 3 : 1er jour de compétition

Jeudi se tenait la première des trois courses, 100 km pour relier Laayoune à Tarfaya. Jamais les coureurs étrangers n’obtiennent de grand résultats sur ces trois courses, les marocains étant quasiment imbattables sur leur terrain. Et j’allais très vite comprendre pourquoi ! Je me demandais aussi pourquoi cette épreuve se disputait sur 100 km seulement. Encore une fois la réponse n’a pas pas tardé à arriver. Laayoune et Tarfaya se trouvent en réalité à exactement 100km de distance, 100 km en ligne droite, 100 km de traversée du désert, 100 km à lutter contre un vent de face d’une rare violence, même pour un valaisan !

maisons ok

Tarfaya

Il nous a fallu trois heures et quart pour effectuer ce trajet (31 km/h de moyenne environ). Et l’équipe nationale du Maroc qui connaissait chaque changement de direction du vent fit exploser le peloton après à peine une heure de course. Ayant loupé la première bordure, composée d’une dizaine de coureurs seulement, dont 6 marocains, je me suis retrouvé dans le deuxième groupe, qui n’arrêtait pas de se fractionner. L’entente dans se groupe n’était pas optimale car les 4 italiens présents refusaient de collaborer. C’est pourquoi j’ai décidé d’attaquer à 25 km de l’arrivée. Nous sommes sortis à deux avec un coureur turque.Au terme de plus de vingt minutes d’effort, nous avons enfin pu boucher les quelques 1 minute 40 secondes qui nous séparaient du groupe de tête. Malheureusement je savais bien qu’une fois rentré, cet effort allait condamner mes chances d’obtenir un résultat. Et comme prévu, peu de temps après avoir réintégré ce groupe, une nouvelle portion de vent de côté allait à nouveau le faire exploser ! Finalement, je termine à la 11ème place.

repas ok

Banquet d’après-étape, du dromadaire dans l’assiette !

Jour 4 : Repos et repérage pour la suite des compétitions

La journée de vendredi était principalement dédiée au repos et à la récupération. Nous sommes seulement allé repérer le circuit que nous auront à effectuer lors de la deuxième manche, qui s’annonce elle aussi, très difficile ! En effet, en plus du vent s’ajoute encore une nouvelle difficulté : le sable. Qui fouette le visage et s’infiltre partout, dans la bouche, les yeux… Afin de pouvoir m’en protéger un maximum, je pense courir samedi, malgré les 25 degrés qu’il fait ici, avec un « tour de cou » (une sorte d’écharpe).

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