Brindisi => Firenze

Voilà déjà quelques années que l’envie de voyager à vélo me démangeait. L’annulation de dernière minute du voyage pour la Vuelta Guatemala m’a laissé un beau 1o jours de libres pour tenter l’aventure!! C’est avec Yves Mercier, mon ex-collègue chez Maca Loca et ami jurassien que nous avons pris l’avion pour Brindisi, dans les Pouilles au sud de l’Italie. Au programme environ 1500km de vélo parsemés de belles montagnes et paysages magnifiques pour remonter la botte direction Firenze.

23227181_10215136428503323_787726285_nItinéraire et profil total de notre aventure : Lien Strava Brindisi-Firenze

Matériel :
L’idée est d’avoir un vélo qui roule, sur lequel je me sens bien. C’est pourquoi j’ai décidé de carrément emmener mon vélo de course. Un grand merci à Ciclissimo Valais pour le prêt des sacoches Specialized. Elles correspondaient exactement à ce que j’avais en tête: porter le minium, pour garder un maximum de confort sur la route.

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Voici une petite liste du matériel que j’ai emmené : casque, 1 cuissard, 2 maillots courts, 1 long, manchettes, jambières, bonnet, veste de pluie. 2 slips, 1 jeans, 1 training, 2 paires de chaussettes, 1 veste, 2 t-shirts, adenas, petit snack en cas de coup dur, cadenas, phares, sacs plastiques (=> pour garder le tout au sec si nécessaire), matériel en cas de crevaison, mini trousse de toilette.

Petit journal de bord des 10 étapes :

Etapa 1: Tempête « Pugliesque »
Bien arrivés dans le Sud après un magnifique vol au dessus des Alpes et le long de la botte, qui nous a fait prendre conscience de la distance à parcourir à vélo ces prochains jours. Malgré le soleil des Alpes, le capitaine de bord nous promet un vent violent et de la pluie dans le sud. Et il avait raison! Rarement vu une tempête pareille. Nous sommes restés au café pendant plus de deux heures espérant trouver une accalmie pour parcourir les quelques 50 km prévus pour cette première étape. Après avoir remonté nos vélos et nous être débarrassés des cartons utilisés pour le transport (et une dizaine de cafés!) départ dans le vent (la pluie s’était finalement calmée) tellement violent en bord de mer qu’il était dangereux avec nos valises. Nuit dans un Airbnb à Ostuni, magnifique ville toute blanche surplombant la mer.
50km – 2h00 – 355m D

Etapa 2: E tu dove vai a ballar? Vado a ballar in Puglia, Puglia… Puglia!

LA journée parfaite au niveau de la météo. Un ciel limpide, pur et lavé par les précipitations de la veille. Départ le ventre vide pour deux heures à travers les Pouilles. Pas de stress, comment en avoir au milieu des Trulli et Oliviers centenaires!?!? Le bord de mer (Monopoli et Polignano) est féérique, et l’eau cristalline. Quelques degrés de plus et on y aurait sauté sans réfléchir! Mais, après un petit déjeuner en bord de mer il est déjà temps de quitter la mer pour rentrer dans les terres, direction notre prochaine escale à Matera. Le final venteux et ouvert à souhait pourrait clairement être le théâtre d’une classique à bordure belge! Matera est une ville étrange, construite plus ou moins au milieu de nulle part, une ville de « montagnards » comme les spécialités culinaires locales à base d’agneau.
150km – 5h30 – 1600m D+

Etapa 3: La Grande Traversée
Départ matinal pour la plus longue étape du voyage. A travers la botte, dans les no man’s land du centre. Mais cette journée se passa mieux que prévu. Je craignais en effet un peu la montagne avec nos bagages! La région, en pleine explosion de couleurs automnale, même désertique est magnifique! Avec en happy end la descente sur Salerno au soleil couchant. Arrivés au crépuscule à Salerno, il nous fallait encore trouver un hôtel pour la nuit! Chose faite sans trop de souci et toujours dans la même gamme de prix fixée au départ.(50-60 Euros la nuit avec petit déjeuner). Direction la pizzeria!!
220km – 8h15 – 3200m D+

Etapa 4 : Costiera Amalfitana e Vesuvio
Réveillé un peu fatigué de la longue journée de la veille, après une nuit un peu difficile (pizza au ventre!) direction la Côte Amalfitaine. Très content d’y arriver sous un soleil à nouveau radieux et surtout un vendredi et hors période de vacances. En effet cette route étroite et escarpée sur cette côte décharnée est trop fréquentée en saison! Mais aujourd’hui la route est calme et nous pouvons savourer ces paysages à couper le souffle. Après avoir traversé la côte (70km environ) direction Napoli pour rejoindre notre Airbnb réservé sous le Vesuvio. Tentés par l’escalade du volcan malgré la fatigue présente, nous n’hésitons pas à deux fois. Et la petite heure d’ascension vaut clairement le détour. La vue sur Naples est splendide et les décors décharnés du volcan tout autant.
115km – 5h00 – 2200m D+

Etapa 5 : De la jungle urbaine napolitaine au calme des Abruzzes
Le départ en pleine ville me faisait un peu souci, mais on s’en sort sans encombre. La traversée de Napoli (plus de 50km) avec seulement 2 arrêts à un feu rouge… Qui l’eu crû !? Malgré tout une bonne poussée d’adrénaline, et 2 bons Expresso pour se relancer une fois le coup de feu passé. Direction plein nord… vent de face pour une étape un peu pénible le long des vallées menant aux Abruzzes. Mais le final de l’étape est magnifique, et vaut le détour. Quel plaisir d’être de retour dans les montagnes, territoire de l’ours et du loup! Une fois de plus à l’approche de la nuit, il nous a fallu trouver un hôtel. Nous dormons à Villetta Barea dans un petit hôtel de montagne, accueil chaleureux et repas « della Nonna » au top.
162km – 6h20 – 2100m D+

Etapa 6 : Tous les chemins mènent à Rome
Sortie des Abruzzes par la grande porte et toit de notre périple à 1500m d’altitude. Toujours du vent de face… Pour se remonter le moral, on s’octroie une belle boulangerie de classe en guise de lunch! Le sucre (et le gras) aidant nous atteignons Rome sans encombre, où nous sommes accueillis par LA SEULE goutte de pluie du voyage! Même pas de quoi sortir le K-Way. Belle soirée à Rome dans un petit hôtel du centre : Spritz, Gelateria et Amaro!
190km – 6h10 – 1600m D+

Etapa 7 : Riposo et sortie de Rome
Visite à pied du centre de Rome, que je ne connaissais pas. Vatican, Fontaine de Trevi, Panteon, vestiges romains et  Colosseo… Le grand classique! Mais en douceur avec la jambe un peu lourde de la veille. Pas évident (mais nécessaire!!) d’enfiler le cuissard en milieu d’après-midi, nous sortons de Roma via la fameuse SS1 Via Aurelia direction la mer. Mais arrivés à Ladispoli une mauvaise nouvelle nous attend. L’appartement loué via Airbnb a déjà été loué via un autre site internet. C’est « Magic Johnson » (manager du Team Illuminate) derrière son ordinateur de l’autre côté de l’Atlantique qui nous sauva la mise ce jour-là en nous réservant un superbe hôtel en bord de mer. Merci à lui!!
45km – 1h45 – 350m D+

Etapa 8 : Entrée en Toscana et arrivée de nuit
Enfin des conditions favorables pour remonter la mer direction Grosseto, le vent de dos nous pousse à une belle vitesse… si vite que pour la 1ère fois du voyage, nous nous trompons de chemin et perdons une vingtaine de minutes (qui auront leur importance en fin de journée). L’entrée en Toscane via Pitigliano est sublime!! Tellement longtemps que je ne m’étais pas rendu dans cette région où j’ai appris à aimer le cyclisme. Tellement beau de pouvoir perdre la notion du temps, sans avoir de but précis, d’endroit réservé pour la nuit ou de chose à faire. Simplement savourant le moment présent. Nous nous retrouvons pourtant dans une vilaine situation en fin de journée. Là où dans la région de Pitigliano, les Agriturismo étaient nombreux, nous nous retrouvons dans une sorte de désert avec des collines à perte de vue à la tombée de la nuit. Les fameux villages toscans perchés au sommet des montagnes ne nous inspirent guère. On se résout finalement à escalader la montagne pour rejoindre Contignano. Mais une fois arrivé là, tout est fermé en ce soir d’Halloween. Sauvé à la dernière seconde par Airbnb (qui nous couta 2 fois le prix payé jusque là) nous trouvons enfin un logement pour la nuit! Et l’unique pizzeria miteuse du village sera une superbe surprise : et de loin la meilleure pizza du voyage et tout ça sous fond de musique colombienne.
200km – 6h45 – 2225m D+

Etapa 9 : Strade Bianche e Vino Rosso
Cette fameuse sensation de se réveiller devant un superbe panorama inconnu après être arrivé de nuit la veille… Terminé le stress des longues journées de selle, il nous reste un peu de plus de 200km pour rejoindre Firenze, où se terminera notre bike trip. Début d’étape à la découverte des Gravel Roads les plus fameuses du monde : Les Strade Bianche toscane. Le contraste de ces routes blanches entourées d’oliviers et de ciel bleu limpide est magique. Visite de la ville de Montepulciano, cité viticole où nous avons pris le petit déjeuner. 2 heures plus tard, c’est à Montalcino, pays du Brunello, que nous avons savouré un apéro-dégustation! Un immanquable dans la région! Les vignobles, « en feux » et le soleil couchant sur les champs nus et desséchés décuple encore mon amour pour la Toscane. Arrivée dans le centre ville de Siena dans un petit hôtel au service irréprochable. Les meilleures pasta du voyage!
115km – 4h30 – 2000m D+

Etapa 10 : À travers les Collines direction Firenze
Dernier petit déjeuner à l’italienne, nous sommes allés visiter Siena avant de prendre la direction de San Gimignano via une forêt de chêne grouillante de sangliers. Le paysage est une nouvelle fois totalement différent. Journée un peu maussade, la température a bien chuté. La vieille ville de San Gimignano et ses tours est classée au patrimoine de l’UNESCO, mais un peu trop prise d’assaut par les visiteurs et ses rues étroites sont un peu trop fréquentées. La route choisie pour ensuite rejoindre Florence nous aura bien surpris avec ses nombreux « murs » à plus de 20%! Notre voyage se termine sous le Duomo de Firenze.
110m – 4h20 – 1800m D+

Petit Bilan :

1h30 de vol (Genève-Brindisi) – 10 jours de vélo – 51h de vélo – 1’350 kilomètres – 18’ooo mètres de dénivelé – 0 crevaison – 55 € de budget nuitée moyen – 10 bouteilles de rouge (au moins) – 2 goutes de pluie – 2 heures de lessive à la main – nombreuses déconades – 6 grandes villes italiennes visitées – 5 heures 30 de train (Firenze/Martigny)

Pour une première expérience du genre, on peut dire qu’on aura pas fait les choses à moitié. Pas le moindre souci matériel à déplorer, la météo est restée au beau fixe durant dix jours (l’automne, plus belle des saisons), les routes choisies correspondaient exactement à ce qu’on avait planifié, l’entente avec Yves au top… Et malgré si pour beaucoup il pourrait s’agir d’une folle idée de pédaler pendant plus de 51 heures en 10 jours pendant…. les vacances, la vision des choses est totalement différente que lors d’un camps d’entrainement ou d’une course!! Rouler tous les jours d’un point A à un point B est super encourageant, et les journées passent à une vitesse folle!

À refaire! N’hésitez pas à vous lancer.

Simon

Team Illuminate 2017

 

Et en Français :
Super heureux de vous annoncer que je poursuivrai ma carrière cycliste au sein du Team Illuminate, une équipe continentale américaine basée à San Francisco!! À coup sûr une année pleine de nouvelles expériences, de surprises, et je l’espère de succès!

Pour en apprendre plus :

Article CyclingNews  :
http://www.cyclingnews.com/news/team-illuminate-sign-simon-pellaud-from-iam-cycling/

Interview Rhône FM :
http://www.rhonefm.ch/fr/share/news-1-708550http://

Tour d’Algarve 17-21.02

1ère épreuve européenne et réel départ pour ma saison, le tour d’Algarve a eu lieu la semaine dernière. Long de 5 jours et très montagneux, cette épreuve de début de saison très disputée est l’endroit idéal pour parfaire sa condition physique après les longs entraînements hivernaux.

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décrassage après une belle 4ème étape

Arrivé un peu grippé, j’ai souffert les premiers jours. Toujours présent pour aider mes leaders (Pantano pour les arrivées au sommet et Jonas Van Genechten pour les sprints), j’ai assez bien passé les 3 premières étapes.

vue de la chambre d'hôtel ;)

vue de la chambre d’hôtel 😉

Sur la dernière étape, j’ai pu sortir de l’anonymat du peloton et prendre l’échappée matinale. Cette journée passée à l’avant fut un plaisir et surtout un bel entraînement pour les courses à venir!

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échappé dans le final de la 5ème étape du tour d’Algarve

Prochaines épreuves à mon programme : La classique Sud Ardèche et la Drôme Classique ce weekend !

Tour d’Espagne, images

Voici quelques images de mon tout premier grand Tour, La Vuelta a Espagna! 3 semaines d’efforts, qui deviendront petit à petit, la plus formidable expérience de ma carrière cycliste!

Présentation d'équipe

Présentation d’équipe

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Prologue par équipe Marbella

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Le bus IAM Cycling, ma maison pour les 3 semaines de l’épreuve

Paysages espagnols

Paysages espagnols

Mario Chiesa, Directeur Sportif aux petits soins des coureurs

Mario Chiesa, Directeur Sportif aux petits soins des coureurs

échappé en compagnie de Vicente Reynes lors de la 18ème étape

échappé en compagnie de Vicente Reynes lors de la 18ème étape

Récupération glacée après les premières étapes canicules du Sud

Récupération glacée après les premières étapes canicules du Sud

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1ère arrivée en altitude

1ère arrivée en altitude

Madrid

Madrid

VUELTA 2015

C’est désormais officiel :
Je serai au départ de la 70ème édition de la Vuelta a España qui débutera samedi prochain par un contre-la-montre par équipe! C’est dans l’optique de poursuivre mon « apprentissage » mais aussi de grandir physiquement en vue de la saison prochaine que le Team IAM Cycling à décidé de m’aligner sur cette épreuve longue de 21 étapes. Le niveau y sera extrêmement élevé puisque exception faite d’Alberto Contador, la plupart des plus grands coureurs du moment (Froome, Quintana, Valverde, Nibali…) seront présents sur les routes espagnoles dès samedi. Mon objectif personnel sera en premier lieu de voir Madrid le 13 septembre prochain tout en participant au mieux au travail d’équipe dont l’objectif annoncé est de remporter une étape. Notre sprinter Matteo Pelucchi sera notre plus grande chance de succès en cas d’arrivée au sprint
N’hésitez pas à me poser (ici même comme commentaire) toutes les questions qui vous passent par la tête (préparation, entraînement, sélection, récupération, objectifs…) Je posterai un article sur mon site internet d’ici au grand départ de ce qui s’annonce comme étant la plus grande expérience de ma carrière cycliste afin d’y répondre!
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Voyage 2014, part. 2

Voilà déjà plus de deux semaines que j’ai posté la 1ère partie de mon récit de voyage,  depuis les Blue Mountains, en Australie. Voici la deuxième partie :

Le matin de mon retour à Sydney, je me suis réveillé un peu refroidi.  Heureusement, ça n’a pas duré et j’ai vite pu me remettre d’aplomb pour rencontrer mon cousin Gilles D’Andrés et passer une sympathique soirée avec lui ! Le lendemain, je me suis envolé pour Cairns et les tropiques australiennes! J’y ai passé 5 jours fantastiques, avec visite de la Rainforest et plongée dans la grande barrière de corail. Je ne suis pas prêt d’oublier cette première expérience sois-marine, dans des eaux translucides, à plus d’une heure et demi de bateau de la côte.

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The Reef

Après Cairns, je suis rentré à Gold Coast chez Josh pour me préparer au Tour of Southland. Ayant confondu 8.30 am et 8.30 am, j’ai quitté un peu précipitamment Gold Coast pour m’envoler direction la Nouvelle Zélande !

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The Catlins

L’organisateur du Tour of Southland, Bruce Ross m’attendait au minuscule aéroport d’Invercargill à mon arrivée. Il m’a fait visité la ville, une des plus australes de la planète et c’est chez lui que j’ai été logé en attendant l’arrivée de mes coéquipiers. J’ai profité de mes 5 jours de libre avant le début de la course pour visiter la région, en particulier les « Catlins » magnifique réserve naturelle proche d’Invercargill. Avec mes 5 coéquipiers : Alex, Dan, Anton, Tom et Ben plus deux accompagnants : Lazz et Blair nous avons ensuite pris nos quartier dans une grande maison-motel pour 10 jours de vie en communauté ! Notre collaboration fut optimale et l’ambiance au beau fixe.

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McCallums Group Team

Place à la course : 7 jours, un prologue et 7 étapes à travers le Southland et sa météo des plus capricieuses (pluie, vent et températures plus qu’automnales) ! Un peloton de bon niveau a pris le départ de ce qu’est « la plus grande et prestigieuse » course à étape organisée en Nouvelle Zélande. Les sensations étant au rendez-vous, j’ai pu prendre un maximum de plaisir tout au long des 1’000 kilomètres parcourus pendant la semaine ! En particulier, lors de l’étape reine du 6 novembre, où j’ai pris part à l’échappée matinale pendant plus de 180 kilomètres, et lors de la dernière étape où j’ai pris la 6ème place.

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Le lac de Queenstown

Les 3 victoires d’étape de mon coéquipier australien Ben Hill ont clairement contribuées à la réussite générale de ma semaine ici ! Je termine donc ma saison 2014 sur une bonne note et je suis, dès ce soir en vacances pour les deux prochaines semaines. Je vais laisser mon vélo de côté pour partir à l’aventure entre Singapore, Malaisie et peut être Thaïlande avec Florence Coquoz. Avant de rentrer en Valais dimanche 23 novembre pour attaquer la préparation de ma saison 2015 !

À bientôt

Voyage 2014 part.1

Pour ceux qui ne le savent pas encore, je suis parti le 29 septembre pour un voyage de deux mois environ entre Australie, Nouvelle Zélande et Malaisie. Voici en quelques lignes le résumé de la première partie de mon périple !

Après un atterrissage de nuit à Brisbane, j’ai passé ma 1ère nuit australienne dans un bagpakers proche de l’aéroport. Dès le lendemain, après avoir remonté mon vélo (Hé oui, je ne pouvais pas partir 2 mois sans lui! ), j’ai pris la route sac à dos pendant plus de 4h30 pour rejoindre Gold Coast et Surfer Paradise où m’attendait Josh Hamilton chez qui j’ai séjourné pendant une semaine environ. J’ai profité de ces quelques jours pour me défaire du jetlag ainsi que pour découvrir la région et le mode de vie des gens ici.

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les routes australiennes… un pur plaisir !

 

Le weekend suivant mon arrivée, Robbie McEwen m’a offert la possibilité de participer au Gold Coast Cycle Fest qu’il organise (un Critérium et un Gran Fondo). Ce fut une belle expérience et l’occasion pour moi de rencontrer d’autres cyclistes de la région.

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Brisbane => Surfers Paradise
Sac au dos !

J’ai ensuite quitté Gold Coast pour découvrir Sydney et ses environs. Après 3 jours passés dans cette ville gigantesque, je me suis rendu dans les Blue Mountains, où je me trouve actuellement, pour 4 jours de trekking. Le contraste entre la ville de Sydney surpeuplée et les vastes étendues de forêts désertes autour de Katoomba est saisissant ! J’ai malgré tout beaucoup de plaisir à arpenter de long en large cette région tellement différente de ce que l’on a chez nous !

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Les magnifiques Blue Mountains

Après les températures plutôt fraîches des Blue Mountains, je vais me rendre dans le nord de l’Australie, à Cairns où je devrais aisément pouvoir ressortir mes shorts ! Mon emploi du temps sera partagé entre plongée dans la grande barrière de corail, sorties à VTT, et bien sûr un peu de repos ! Le retour à Gold Coast pour ma dernière semaine en Australie, sera principalement axé cyclisme afin de préparer le Tour of Southland que je disputerai début novembre en Nouvelle Zélande.

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Sydney

À bientôt

Suite et fin de mon voyage au Maroc

Voici la deuxième partie du récit de mon voyage au Maroc ! Pendant lequel j’ai pris part à 2 autres compétitions. Veuillez-m’excuser pour le retard de parution de ce dernier, mais le retour en Suisse a été extrêmement compliqué et le temps m’a manqué !

Jour 5 : 2ème manche

Au programme de ce jour, un circuit de 55 km à effectuer 2 fois et demi (arrivée à l’opposé du départ), comprenant à chaque tour 2 passages de 10 km environ avec un très fort vent de côté.

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Bordures entre les dunes !

La course, rendue nerveuse par le vent, fut très rapide. En effet dès que l’occasion se présentait, l’équipe nationale marocaine tentait une bordure afin de faire exploser le peloton. Les premières tentatives échouèrent, car le deuxième groupe (dans lequel je me trouvais) a toujours réussi à profiter d’une portion vent de face pour réintégrer la tête de course. La troisième tentative fut la bonne, un groupe d’une quinzaine de coureurs (avec 10 marocains) ont réussi à prendre le large. J’ai réussi à en faire partie l’espace de 5 minutes, mais nous étions trop nombreux et il m’a été impossible de me cacher du vent. J’ai donc été repris par la deuxième bordure, le moral au fond des chaussettes après avoir manqué cette occasion.
Ensuite, kilomètre après kilomètre, nous avons commencé à reprendre un à un les coureurs présents dans le groupe de tête. En effet, l’équipe marocaine a continué le forcing dans le premier groupe jusqu’à se retrouver à 4 seulement.

Le forcing marocain en action

Le forcing marocain en action

Nous nous sommes donc disputé la 5ème place au sprint. Mon collègue Alexandre Mercier a pris la 8ème place et moi la 16ème après une tentative d’échappée manquée dans les 3 derniers kilomètres.
Rentrés à l’hôtel, avec des vélos dans un triste état, plein de sable et de saleté, nous avons proposé 300 dirhames (environ 30 francs suisses) au mécanicien de l’équipe du Maroc pour qu’il nous les nettoye. C’est avec joie qu’il accepta ! Et nous avons retrouvé le lendemain nos vélo dans un état impeccable !!

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Jour 6 et 7 : Étape express et voyage de retour compliqué !

Le départ de la dernière épreuve a été avancé à 8h du matin afin d’avoir assez de temps pour prendre notre avion prévu à 18h à Laayoune. Cette étape longue de 140 kilomètre et courue entièrement vent de dos fut avalée en moins de 2h35 (à plus de 54 km/h  de moyenne !!). Un groupe conséquent parvint à prendre le large en début de course grâce au vent des plus capricieux ! Mais la bonne entente présente dans le peloton, nous a permis de le reprendre à la mi course environ. C’est à ce moment des bordures se sont à nouveau formées. Mais au contraire des autres jours, nous avons laissé les coureurs marocains partir et grâce à une coalition entre les autres équipes nous avons pu les contrôler en restant à 50-100 mètres d’eux environ. La victoire s’est donc finalement jouée au sprint massif et c’est un coureur Bulgare qui s’est imposé devant 3 Italiens. Je termine à la 14ème place, n’ayant pas pu vraiment lutter dans le final faces aux autres équipes sur-représentées.
Une fois la ligne d’arrivée franchie, il a fallu parcourir les quelques 200 km qui nous séparaient de Laayoune (en voiture cette fois)  afin d’y prendre notre avion pour Casablanca. Malheureusement ce dernier a eu plus de 6h de retard, ce qui nous fit arriver  aux alentours de 3h du  matin à l’hôtel. Après cette courte nuit, nous avons à nouveau pris l’avion pour rentrer à Genève, puis le train pour rentrer en Valais.

Sympathique rencontre

Sympathique rencontre

Conclusion :

Ces 3 jours de courses au Maroc ont vraiment été une expérience formidable pour moi. J’ai pu y découvrir un nouveau pays, des gens fort sympathiques et surtout une manière de courir totalement différente de ce que l’on a l’habitude en Europe. Je pense que ces quelques jours ici m’ont permis d’acquérir du rythme et de me mettre en bonne conditions pour la suite de la saison. Le tout sera de récupérer efficacement des très (trop) nombreux voyages et transferts. Vous trouverez ci-dessous les résultats de ces trois courses ainsi qu’un interview du vainqueur de la première manche !

Résultats : http://www.votrecourse.com/resultat-challenge-de-la-marche-verte-648.html

Interwiew coureur marocain : http://www.directvelo.com/actualite/32173-maroc-toujours-le-couteau-entre-les-dents.html#.Uxd0I_mwba4

A bientôt

Simon

Voyage au Maroc, Part.1

J’ai embarqué mardi 25.02 pour Casablanca afin de participer à trois épreuves internationales (UCI 1.2) se disputant dans le Sud du Maroc. J’ai pris part à ces épreuves avec le team Velo Passion sous la houlette de Jocelyn Jolidon et non avec mon équipe habituelle. Voici le résumé de la première partie cette formidable expérience !

Jour 1 : Vol Genève/Casablanca

Au lendemain du Grand Prix d’Aix en Provence, j’ai retrouvé mes collègues jurassiens à l’aéroport de Genève. Les jambes encore lourdes de la course de la veille, cette journée fut un peu pénible.Malgré tout, le voyage se déroula sans trop de soucis. Ne possédant aucune information quand au logement prévu à notre arrivée et si nous allions réellement être attendu à l’aéroport de Casablanca, nous avions un peu d’appréhension à arriver au Maroc. Au final tout se passa très bien. Un bus attendait notre arrivée et nous a conduit à l’hôtel où se trouvaient déjà les autres équipes étrangères.Jour 2 : Entraînement à Casablanca et voyage à Laayoune

Panneaux ok

Après une nuit de sommeil réparateur, nous nous sommes entraînés deux petites heures dans un trafic très dense aux alentours de Casablanca. S’en est suivi un nouveau vol d’une heure et demi pour rejoindre le sud du Maroc et Laayoune, ville de 180’000 habitant se trouvant dans le Sahara occidental.

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Place de la Mosquée de Laayoune balayée par le vent

N’ayant encore reçu aucune information quand au parcours et profil des courses, j’ai été surpris de découvrir une région aride, complètement plate et surtout extrêmement exposée au vent ! Tout laissait à présager une course propice aux bordures.

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Route entre Laayoune et Tarfaya

Jour 3 : 1er jour de compétition

Jeudi se tenait la première des trois courses, 100 km pour relier Laayoune à Tarfaya. Jamais les coureurs étrangers n’obtiennent de grand résultats sur ces trois courses, les marocains étant quasiment imbattables sur leur terrain. Et j’allais très vite comprendre pourquoi ! Je me demandais aussi pourquoi cette épreuve se disputait sur 100 km seulement. Encore une fois la réponse n’a pas pas tardé à arriver. Laayoune et Tarfaya se trouvent en réalité à exactement 100km de distance, 100 km en ligne droite, 100 km de traversée du désert, 100 km à lutter contre un vent de face d’une rare violence, même pour un valaisan !

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Tarfaya

Il nous a fallu trois heures et quart pour effectuer ce trajet (31 km/h de moyenne environ). Et l’équipe nationale du Maroc qui connaissait chaque changement de direction du vent fit exploser le peloton après à peine une heure de course. Ayant loupé la première bordure, composée d’une dizaine de coureurs seulement, dont 6 marocains, je me suis retrouvé dans le deuxième groupe, qui n’arrêtait pas de se fractionner. L’entente dans se groupe n’était pas optimale car les 4 italiens présents refusaient de collaborer. C’est pourquoi j’ai décidé d’attaquer à 25 km de l’arrivée. Nous sommes sortis à deux avec un coureur turque.Au terme de plus de vingt minutes d’effort, nous avons enfin pu boucher les quelques 1 minute 40 secondes qui nous séparaient du groupe de tête. Malheureusement je savais bien qu’une fois rentré, cet effort allait condamner mes chances d’obtenir un résultat. Et comme prévu, peu de temps après avoir réintégré ce groupe, une nouvelle portion de vent de côté allait à nouveau le faire exploser ! Finalement, je termine à la 11ème place.

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Banquet d’après-étape, du dromadaire dans l’assiette !

Jour 4 : Repos et repérage pour la suite des compétitions

La journée de vendredi était principalement dédiée au repos et à la récupération. Nous sommes seulement allé repérer le circuit que nous auront à effectuer lors de la deuxième manche, qui s’annonce elle aussi, très difficile ! En effet, en plus du vent s’ajoute encore une nouvelle difficulté : le sable. Qui fouette le visage et s’infiltre partout, dans la bouche, les yeux… Afin de pouvoir m’en protéger un maximum, je pense courir samedi, malgré les 25 degrés qu’il fait ici, avec un « tour de cou » (une sorte d’écharpe).