1ère expérience avec IAM

Bien remis de ma chute survenue il y a deux semaines dans les Grisons, c’est à l’occasion de la Classique de l’Indre à Chateauroux (manche de coupe de France professionnel) que j’ai eu l’occasion de porter pour la première fois de manière officielle le maillot IAM Cycling.

L’équipe était composée des deux Autrichiens Stefan Denifl et Matthias Brändle, du Belge Kevyn Ista et du Suisse Claudio Imhof. Nous étions donc seulement 5 représentants de l’équipe au départ. Cette course longue de 205 kilomètre, vallonnée dans sa partie initiale et propice à un sprint massif était l’endroit idéal pour commencer mon stage.

Le départ fut très rapide, et l’échappée matinale composée de 4 coureurs a enfin pu sortir après 50 kilomètres. La course a ensuite été contrôlée par les équipes de sprinteurs. Tout se joua donc sur le circuit final. J’ai pris la responsabilité de replacer au mieux Kevyn Ista. Bien placé à l’entrée du dernier tour de circuit (long de 7.4 kilomètres), j’ai pu le remonter et au terme d’un gros effort passer en tête le dernier virage à 360° situé à 1.5 kilomètre de l’arrivée. Après la relance, il a tenté sa chance en solitaire. Malheureusement repris à 50 mètres de l’arrivée, il est passé à très peu d’une belle victoire. !

Cette première course sous le maillot IAM Cycling était une superbe expérience pour moi. Pouvoir être présent à l’avant dans le final d’une course aussi relevée était vraiment génial. Lundi sera principalement consacré à la récupération, avant d’attaquer dès mardi les 4 jours du Tour du Poitou Charentes dont voici la liste des partants : http://www.directvelo.com/actualite/36926-tour-du-poitou-charentes-les-partants.html#.U_t4NPl_sbQ

Carte du parcours de la classique de l’Indre : http://www.strava.com/activities/184839126

Championnat Suisse U23

C’est ce samedi 2 août que je remettais en jeu le titre de champion suisse u23 que j’avais remporté l’an dernier. Le parcours, complètement différent de celui de l’année dernière, ne comportait pas de réelle difficulté mais était très usant. La course promettait donc d’être très animée, la décision pouvant se faire dans n’importe laquelle de ces petites bosses présente sur ce circuit de Kriegstetten (21.3 kilomètres à effectuer 8 fois).

Placé en première ligne au départ, j’ai tout de suite tenté d’instaurer un climat d’offensive en partant directement très fort. Chose réussie puisque après environ 10 kilomètres, j’ai pu accompagner un groupe de quinze coureurs à l’avant de la course. La collaboration était bonne et nous avons vite pris une avance confortable. Toutes les équipes étant représentées à l’avant, il est vite devenu clair que nous ne serions plus revus par le peloton. À partir de ce moment, j’ai tenté de m’économiser un maximum, tout en passant correctement mes relais, afin de conserver un maximum d’énergie pour le final. Notre groupe perdait élément après élément. Et c’est à 5 seulement que nous avons entamé le dernier tour de 21.3 kilomètres.

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Petite discussion d’avant course entre les coureurs romands

L’équipe EKZ était à ce moment en surnombre avec 2 représentants. Ils ont donc tenté à plusieurs reprises de dynamiter le groupe, mais sans succès. Pour ma part, sentant les crampes arriver, je me contentais de suivre en espérant un final avec le minimum de coureurs possible. Mais j’ai finalement été victime de la dernière difficulté du jour où j’ai été victime de crampes violentes ! Il ne m’a donc pas été possible de suivre Lienhard, Spengler et Müller et j’ai donc abandonné mes espoirs de doublé. Je termine à la 4ème place.

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4ème place sur le championnat suisse U23

Ce résultat est loin de me satisfaire. Mais je peux malgré tout me montrer heureux de terminer à l’avant sur cette épreuve et d’avoir lutté pour le titre jusque dans les 5 derniers kilomètres. Je n’ai pas de réelle explication quant aux crampes. La faible quantité de longues sorties effectuées à l’entraînement ces dernières semaines en est peut-être une. En effet depuis les championnat d’Europe de Nyon, l’accent était clairement mis sur la récupération afin de retrouver de la fraîcheur pour la dernière partie de la saison.

La suite du programme est un camps d’entraînement en altitude avec l’équipe nationale à St Moritz. Pendant ce stage de 10 jours, j’aurai l’occasion d’accumuler les longues sorties d’endurance, puis quelques intensités.

Stagiaire chez IAM Cycling !

Je suis très fier de vous annoncer que je serai stagiaire pour l’équipe continentale professionnelle IAM Cycling Team et cela à partir du 1er août et jusqu’au terme de la saison ! En d’autres mots, IAM m’ont engagé « à l’essai » jusqu’en octobre. Ce stage sera pour moi l’occasion de découvrir le monde du cyclisme professionnel et restera à coup sur une expérience inoubliable ! En effet, prendre part à quelques courses avec l’une des plus grandes équipes du peloton professionnel est un cap important de ma carrière. Il me permettra de continuer ma progression même si cela ne s’annonce pas de tout repos !

Mon programme de course n’est pas encore totalement défini, mais je devrais normalement prendre part au Tour du Limousin (2.1), à la Classique de l’Indre (1.1), ainsi qu’au Tour du Jura (1.2) et au Tour du Doubs (1.1).

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Photo IAM Cycling

Un grand merci à IAM cycling et en particulier à son fondateur Michel Thetaz de me faire confiance pour ce stage ! Je suis très fier d’avoir la possibilité de porter les couleurs d’une équipe du calibre de IAM. Afin de les porter le plus haut possible, je suis actuellement entrain de me préparer en altitude. Une partie en solitaire sur les hauteurs de Thyon 2000, puis en participant à un camps d’entraînement de 10 jours avec l’équipe nationale U23 à St Moritz, dans les Grisons.

Voici un petit article paru dans le Nouvelliste : http://www.lenouvelliste.ch/fr/sports/cyclisme/simon-pellaud-engage-par-iam-des-le-1er-aout-487-1323992

OberÖsterreich Rundfahrt 20-22-.06

À la suite de mon camps d’entraînement de Macolin, j’ai participé ce weekend à ma première course à étape internationale de la saison : le tour de Haute Autriche. Cette course UCI 2.2 courue sur 3 jours au nord de l’Autriche, dans la région de Linz était ma dernière préparation avant les championnats suisses du weekend prochain.

1ère étape :
Rien de spécial à signaler sur cette étape longue de 185 kilomètres qui s’est terminée par un sprint massif. Après avoir tenté à quelques reprises de prendre part à l’échappée matinale, je suis resté sagement au sein du peloton. La tension présente lors des derniers kilomètres m’a retenu de disputer le sprint. Je termine dans le gros du peloton.

 2ème étape :
Cette 2ème étape bien plus montagneuse que la première correspondait bien à mes caractéristiques avec un circuit final en « montagne russe ». L’année dernière le vainqueur final du tour s’était échappé dans la descente précédent l’entrée sur le circuit final. J’ai décidé de tenter le même coup de poker en attaquant à environ 50 kilomètres de l’arrivée. Le calme au sein du peloton emmené par l’équipe Giant du Hollandais Lars Van der Haar m’a permis de rejoindre l’échappée du jour en solitaire et de prendre plus d’une minute et demi au groupe principal. Cet effort me coûta un peu trop d’énergie et j’ai été repris à 15 kilomètres de l’arrivée par un groupe encore conséquent. Une fois repris, j’ai terminé l’étape au sein d’un peti gruppetto.

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Paysage typique de la Haute Autriche, à la frontière avec la République Tchèque

 3ème étape :
La dernière étape était plutôt plate dans sa partie initiale, se terminait sur un circuit final à effectuer à trois reprises. Cette boucle comprenait, le Porscheberg, un mur de 1.5 kilomètres comprenant des passages à 20%. Me retrouvant loin au classement général, j’avais décidé de tenter ma chance en début d’étape, mais l’équipe du leader Pawel Cieslik a véritablement cadenassé la course et n’a pas laissé le moindre groupe s’en aller. J’ai donc attendu le circuit final où je me suis mis au service de mon coéquipier Lukas Jaun, 6ème de la 1ère étape et bien en jambes ce weekend. Après l’avoir replacé dans les premières positions au pied du mur final, je termine dans un groupe pour la 35ème place environ.

Malgré le manque évident de résultat, cette épreuve autrichienne a été une belle préparation pour les championnats de Suisse et d’Europe de ces prochaines semaines. Je pense avoir souffert ce weekend d’un petit manque de fraîcheur au sortir d’un mois où j’ai enchaîné les compétitions et longues séances d’entraînement. Mais c’était plus ou moins prévu ainsi, et il me reste maintenant à bien récupérer de ces efforts pour espérer faire un beau championnat dimanche prochain à Pfaffnau !

Gp Gippingen 1.HC

Sélectionné hier en équipe nationale pour la classique suisse : le Gp d’Argovie, j’ai eu la chance de participer à la première course au plus haut niveau de ma carrière. En effet, mis à part l’équipe nationale Suisse, toutes les autres équipes étaient de niveau Continental Professionnel ou Pro Tour. Cette épreuve classée 1.HC au calendrier UCI se déroule sur le parcours du championnat suisse U23 de l’an dernier. 15 tours de 12.1 kilomètres comprenant une belle bosse étaient au programme de cette journée.
Voici la liste des coureurs présents au départ. La plupart d’entre eux seront alignés dès samedi sur le Tour de Suisse. http://www.procyclingstats.com/race/GP_du_canton_d_Argovie_2014-Startlist

Motivé à essayer de prendre part à l’échappée du jour, j’ai tenté ma chance dès le kilomètre zero. Nous sommes sortis à quatre coureurs, mais malheureusement l’équipe IAM n’était pas représentée et nous avons été repris après 5 kilomètres sur le sommet de la première répétition de la bosse du jour. Peu de temps après un groupe de 3 coureurs dont mon coéquipier du jour Mirco Saggiorato s’est échappé. Le peloton contrôlé par l’équipe MTN Qhubeka a laissé faire et le groupe de tête a pris jusqu’à 10 minutes d’avance. Au sein du peloton, avec les autres coureurs de l’équipe nationale nous avons tenté de rester le mieux placé possible afin d’éviter les cassures dans la descente et donc de perdre des forces inutilement.

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La forte chaleur présente dans la bosse rendait capital de s’hydrater correctement. Le passage au ravitaillement était donc un passage clef du parcours. La course s’accélérant progressivement tour après tour devint réellement difficile dans les 3 derniers passage de la bosse. Quelque peu décroché dans l’antépénultième tour, j’ai pu réintégrer le peloton au pied de l’avant dernière difficulté. Je me suis accroché jusqu’à mi-ascension environ avant de me faire définitivement lâcher par ce qu’il restait du groupe des favoris. Une fois à l’arrière, j’ai tout de même décidé de maintenir mon effort et de profiter jusqu’au bout de cette journée. Je termine à la 54ème place, à 2’30 du groupe de tête.

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Concentré peu avant le départ du Gp d’Argovie

Personnellement, cette journée fut une belle expérience pour moi. Jamais mis en difficulté avant les 3 derniers tours, j’ai pris beaucoup de plaisir à participer à cette épreuve et à côtoyer des coureurs de classe mondiale. Étant un des seuls amateurs au départ (avec mes collègues de l’équipe nationale), mon seul petit regret est d’avoir manqué l’échappée matinale en début de course qui aurait été un bon moyen pour me mettre en évidence.
La suite de mon programme est un mini-stage avec l’équipe nationale à Macolin afin de préparer le championnat d’Europe du 13 juillet prochain, puis l’OberÖsterreich Rundfahrt course à étape de 3 jours.

Paris Roubaix 1.2U

Paris Roubaix, surnommé l’Enfer du Nord, est l’une des épreuves mythiques du calendrier cycliste. La version espoir de cette épreuve est longue de 189 kilomètres et comprend 21 secteurs pavés (pour un total de plus de 35 kilomètres). J’ai déjà participé à cette classique lors de mes deux premières années chez les espoirs. C’est donc avec quelques ambitions que j’ai pris le départ de cette course très compliquée tactiquement.

 

 

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description des divers secteurs pavés !

Lors des 50 premiers kilomètres dépourvus de secteurs pavés, j’ai tenté à quelques reprises de prendre l’échappée matinale. Mais sans succès. Un groupe de 16 coureurs a pris rapidement une belle avance. Ce fut une erreur de ne pas en faire partie car toutes les grosses équipes y étaient représentées, ce qui créa une mauvaise entente au sein du peloton. Malgré tout, sentant que mes jambes répondaient bien, je me suis appliqué à entrer dans tous les secteurs pavés, placés dans les premières positions. En effet cette course se joue surtout au placement et il faut éviter à tout prix de se faire prendre dans une chute ou d’avoir un incident mécanique. Tout se passa pour le mieux grâce au gros travail effectué pour se replacer continuellement.

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L’entrée du secteur du Chemin des Prières

Malheureusement, le peloton temporisait beaucoup trop entre les secteurs pour espérer revoir un jour l’échappée qui a pris jusqu’à 4 minutes d’avance. J’ai tenté à plusieurs reprises de profiter de ces passages d’asphalte afin de tenter ma chance, mais sans succès. A contre temps presque toute la course, j’ai manqué un groupe de 15 coureurs sorti peu avant le secteur du Carrefour de l’Arbre sur lequel j’ai été encore victime d’un saut de chaîne. Je termine à la 44ème place.

20140530_200357Le déroulement de cette course m’a vraiment déçu. Après avoir manqué l’échappée matinale de très peu, j’ai toujours gardé espoir qu’une équipe puisse s’organiser et permettre un regroupement général. En effet très à l’aise sur les secteurs pavés et toujours placé dans les moments clés, j’aurais préféré une course de mouvement plutôt que la course d’attente que l’on a vécu. Paris Roubaix est une classique très spéciale sur laquelle il faut pouvoir composer entre force, courage et réussite et disons que l’alchimie n’a pas pris comme prévu ce dimanche.

Tour de Franche Comté

Le tour de Franche Comté, long de 4 jours est ma première course à étape de la saison. Le profil extrêmement escarpé ne correspond pas vraiment à mes caractéristiques. C’est pourquoi je vais profiter des 5 étapes au programme afin de peaufiner ma condition pour les objectifs des prochaines semaines. Malgré tout il va sans dire que je vais tenter de me mettre en évidence sur les étapes les plus accessibles et pourquoi pas tenter de prendre une échappée un jour. Voici le site de l’organisateur :
http://www.tourdefranche-comte.fr

 

 

1ère étape :

étape 1Comme souvent sur  une course à étape, le premier jour fut très nerveux et les attaques incessantes car aucune équipe n’a pris la responsabilité de la contrôler. Longue de 130 kilomètres, cette étape était, sur le papier, la moins difficile de la semaine. La pluie a fait son apparition après 40 kilomètres environ et ne nous a plus quitté jusqu’à l’arrivée. J’ai décidé d’essayer de profiter des conditions difficiles pour m’échapper. Très actif pendant toute la course, la réussite ne m’a pas accompagné et la bonne échappée de 8 coureurs est sortie sans moi à 35 kilomètres de l’arrivée. Je termine dans le peloton à la 25ème place à 1 minute du vainqueur du jour. Malgré la déception de ne pas avoir pu prendre le bon coup, je me suis rassuré un peu quant à ma forme après ma coupure. En effet, ces dernières semaines les sensations n’étaient pas au top. La quantité impressionnante de pollen présente dans l’air n’y était certainement pas pour rien !

2ème étape : étape 2

Le profil de la 2ème étape faisait penser à une course de côte, avec comme seule réelle difficulté du jour la terrible ascension finale du Mont d’or, plus haut sommet de Franche Comté. C’est dans tout naturellement que je me suis mis au service de mon collègue-grimpeur Temesgen Teklehaimanot (qui a pris la 8ème place de l’étape). Après l’avoir replacé au pied du dernier mur, je termine à mon rythme dans les forts pourcentages du Mont d’Or.

3ème étape :

étape 3

Le profil de cette étape était peut-être celui qui me parlait le mieux. Mon objectif était de m’accrocher dans les 2 premières difficultés de la journée et de tenter quelque chose dans le final, ou même d’attendre le sprint. Mis en difficulté par le rythme élevé imprimé dans les deux premières côtes, j’ai tout de même pu m’accrocher pour rester au contact du peloton. Mal placé, il m’a par contre été impossible de lutter pour prendre l’échappée qui est sortie à 50 kilomètres de l’arrivée. J’ai donc tout misé sur une arrivée groupée. Mais l’équipe de l’Armée de Terre, du leader Romain Combaud n’a pas pu reprendre le groupe de 8 coureurs présent à l’avant. C’est dommage car l’arrivée en faux plat montant me convenait bien. Je prends malgré tout la 15ème place de l’étape.

4ème étape :

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C’est les jambes lourdes après l’étape du matin que je prends le départ de ce contre la montre en côte. Peu habitué à ce genre d’effort, j’effectue la montée à mon rythme et termine à environ 2 minutes des meilleurs grimpeurs.

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L’étape reine de ce Tour de Franche Comté regroupait quelques-uns des fameux cols des Vosges : le Ballon d’Alsace ou encore la Planche des Belles Filles. Mon objectif sur cette étape était de rester aux côtés de notre grimpeur Temi, 10ème du classement général avant le départ de l’étape. C’est chose faite jusqu’au pied de l’avant dernière difficulté de la journée. Je termine ensuite tranquillement l’étape au sein d’un petit gruppetto.

Bilan : 

Je tire un bilan mitigé de ce tour. J’y suis en effet venu après une coupure afin de reprendre la compétition et de me préparer pour la suite de la saison. Cet objectif est plus qu’atteint à la vue des nombreuses heures de selle effectuées. Je suis par contre un peu déçu de ne pas avoir pu saisir ma chance sur les deux étapes qui me convenaient. Ma 15ème place le 3ème jour est loin de me satisfaire. Cette première course à étape de la saison était malgré tout à mes yeux une bonne préparation pour Paris Roubaix U23 qui se tiendra dimanche 1er juin.

Gp Vorarlberg/Circuito del Porto

2 courses étaient à mon programme cette semaine, le Gp Vorarlberg en Autriche jeudi et le Circuito del Porto course UCI 1.2 à Cremona en Italie dimanche. Ces deux épreuves au profil complètement plat étaient pour moi l’occasion de reprendre la compétition après une petite semaine de coupure. Toutes les deux étaient vouées à se terminer par un sprint massif. Ces arrivées ne sont pas vraiment ma spécialité, car il faut réussir à prendre des risques et à jouer des coudes dans le final. J’avais donc décidé de les prendre comme préparation, pour refaire du rythme avant mon prochain objectif, le Berner Rundfahrt qui se déroulera samedi 10 mai.

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En Autriche, une échappée de 11 coureurs a vite pris le large. Victime d’une crevaison quelques minutes avant que l’échappée sorte, je n’ai pas pu essayer de m’y glisser et suis donc resté dans le peloton. Sous l’impulsion de l’équipe continentale Vorarlberg, le groupe a été repris à 5 kilomètres de l’arrivée et la victoire se décida donc comme prévu au sprint massif. Je termine à la 19ème après avoir été enfermé aux 500m. Je n’ai ensuite pas pu trouver l’ouverture pour remonter et termine en « roue libre ».

Circuito del Porto

Peloton très étiré lors du dernier tour

Plus de 200 coureurs étaient présents dimanche 4 mai au départ du Circuito del Porto. 12 tours de 15 kilomètres complètement plats étaient au programme de cette épreuve classée 1.2 au calendrier Europe Tour. Il nous a fallu 3h40 seulement pour boucler les 180 kilomètres prévu ce jour, ce qui représente une moyenne de presque 49 km/h. Le peloton était très nerveux et il n’y a jamais eu de relâchement. Toutes les tentatives d’échappées ont été contrôlées par les équipes de sprinter et c’est tout naturellement que la victoire s’est jouée groupée au terme de la dernière ligne droite longue d’un kilomètre. J’ai tenté de prendre part à l’emballage final, mais malgré de très bonnes sensations tout au long du parcours, je ne suis pas parvenu à être assez agressif et à prendre assez de risques pour vraiment obtenir un résultat. Je termine à la 25ème place.

Voici la vidéo de l’arrivée du Circuito del Porto !

Giro del Belvedere 21.04

Dernière course au programme de mon voyage de plus de deux semaines à travers l’Europe, le Giro del Belvedere s’est disputé lundi 21 avril dans la région de Treviso en Italie. Cette course internationale réservée aux coureurs espoirs se dispute sur un parcours long de 154 kilomètres. La course se décide toutes les années dans la bosse du circuit final à effectuer à deux reprises. Cette difficulté longue de plus de 2 kilomètres affiche des pourcentages impressionnants avec des passages à plus de 20%.

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Profil du Giro del Belvedere

 

Échappé matinal sur cette épreuve l’an dernier, j’avais décidé d’y revenir cette saison avec plus d’ambitions. Je ne pensais pas nécessairement être en mesure de suivre les meilleurs grimpeurs lors de la violente ascension finale, mon idée était plutôt de m’accrocher le plus longtemps possible et espérer un regroupement sur la portion de plat située avant l’arrivée.

L’allure fut rapide toute la journée. Un groupe de 17 coureurs s’est échappé après quelques tours du circuit initial et le peloton emmené par l’équipe Trevigiani se devait de réagir et de ne pas les laisser filer. Nous les avons donc repris à environ 10 kilomètres de l’entrée sur le circuit final. Grâce à un travail formidable de mes coéquipiers, j’ai pu entamer le pied du GPM dans les premières positions. Chose capitale car la route très étroite ne permettais en aucun cas de pouvoir se replacer une fois entré dans le grand prix de la montagne. Au sommet, sous l’impulsion de l’équipe Stölting du favori allemand Silvio Herklotz nous nous sommes retrouvés à 20-25 coureurs seulement.

Sur la partie de transition avant le dernier GPM, j’ai essayé d’anticiper un peu les hostilités mais sans succès. L’équipe Zalf surreprésentée dans le groupe n’a laissé personne s’échapper. Quelques kilomètres plus loin, le 2ème groupe, fort d’une trentaine de concurrents est rentré de l’arrière. Nous étions donc 50 environ au pied de la dernière difficulté du jour. Le groupe y explosa carrément. Au somment, je me suis retrouvé dans le 2ème groupe en chasse derrière la quinzaine de coureurs se trouvant à l’avant. Malgré le super travail de mon coéquipier Roland Thalmann, nous n’avons pas réussi à boucher les quelques secondes qui séparaient les deux groupes. Je prends la 3ème place de mon groupe et la 18ème place de cette course.

RESULTATS COMPLETS

Voici une vidéo résumant cette épreuve où l’on peut vraiment se rendre compte des forts pourcentages de la montée finale (voir après 21 et 40 minutes).

Le Giro del Belvedere était la dernière escale de mon voyage à travers l’Europe effectué ces deux dernières semaines. Je rentre plutôt satisfait de ces épreuves. Je vais maintenant prendre part au Thuggen Challenge ce weekend dans la région de Zurich avant de prendre un peu de repos et de me concentrer sur la suite de la saison.

Liège Bastogne Liège U23

Il aura fallu attendre m’a dernière année dans la catégorie des mois de vingt trois ans pour participer à cette belle course du calendrier espoir. Longue de plus de 180 kilomètres, cette épreuve emprunte les mêmes difficultés (Côte du Rosier, la Redoute, St Nicolas, Côte d’Ans,…) que la Doyenne. Chez les professionnels, cette compétition est plutôt dominée par des grimpeurs/puncheurs. J’avais un peu d’appréhension que les difficultés soient un peu trop longues à mon goût. Mais à la vue des résultats de ces dernières années, je me suis dit qu’il me serait possible de m’accrocher dans les difficultés les plus longues et pourquoi pas de tenter quelque chose sur une portion plus favorable.

Le début de course fut plutôt tranquille. Un groupe de cinq coureur s’est échappé dès les premiers kilomètres et les grosses équipes (BMC, Etixx,..) ont contrôlé la course. La course s’accélérant progressivement, une sélection par l’arrière se mit gentiment en place. Après la côte du Rosier nous n’étions plus que huitante environ dans le peloton (sur les 200 coureurs présents au départ). Mes sensations étaient bonnes et les jambes tournaient bien. J’attendais impatiemment l’arrivée de la mythique côte de la Redoute située après 140 kilomètres où le peloton allait certainement exploser !

L’entrée dans cette côte s’est fait après une descente extrêmement rapide et la nervosité était à son comble dans le peloton. J’ai eu de la peine à me replacer et cette erreur impardonnable me fut fatale. Comme prévu, le peloton s’est fractionné sous l’impulsion des coureurs BMC et je me suis retrouvé malgré mes bonnes jambes dans un deuxième groupe. La collaboration dans ce groupe n’était pas optimale et il nous fut impossible de  revenir. Malgré tout, j’ai décidé de continuer mon effort et j’ai effectué en solitaires les derniers 20 kilomètres de courses. Je termine à la 56ème place, comme premier des « battus ». Ce résultat me déçoit vraiment, j’ai payé cash le fait de ne pas avoir repéré le parcours. Je regrette aussi la faiblesse de mon équipe. En effet, nous n’étions plus que deux coureurs présents dans le peloton au pied de la Redoute et il a été impossible de nous retrouver pour nous replacer ensemble.
Mais ce n’est que partie remise et une nouvelle opportunité de profiter de ma forme du moment s’offre à moi lundi avec le Giro del Belvedere dans la région de Vérone. À condition bien sûr que je puisse récupérer des efforts consentis et surtout des incessants voyages de ces derniers jours !