1ère étape Catalogne

Volta a Catalunya – Simon Pellaud : «Je me suis retrouvé au sol je n’ai rien compris »

Si on devait résumer cette première étape de la Volta Ciclista a Catalunya, ce serait sans aucun doute : surprenante. Surprenante comme cette échappée qui va au bout et termine avec 2’40’’ d’avance sur le peloton. Plus surprenante encore quand on apprend que le vainqueur du jour Maciej Paterski (CCC) était aligné dimanche sur Milan-San Remo. Enfin, pour Simon Pellaud du Team IAM Cycling, la surprise de la journée consistait en une chute mal venue juste avant la plus grosse difficulté du jour. Heureusement, ce malencontreux événement n’a pas empêché le jeune coureur suisse de terminer sa première participation à une course World Tour.

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« Ce matin j’étais un peu tendu car pour moi c’est un peu l’arrivée dans l’inconnu a avoué Simon Pellaud. Mais au début, tout s’est plutôt bien passé pour moi. Les sensations étaient là et j’étais plus ou moins bien placé en début de course. J’ai essayé d’aller dans l’échappée, mais il a fallu une heure et demi pour qu’elle sorte donc ce n’était pas évident. Dans le premier col, dans une simple relance, je me suis retrouvé au sol je n’ai rien compris. Il m’a fallu presque 20km pour rentrer dans les voitures avec l’épaule et le coude douloureux. J’ai grillé énormément de jus à ce moment là. Je termine gruppetto et avec en plus la chance d’être tiré au sort pour le contrôle antidopage. Donc journée difficile pour moi mais il y en a encore six pour se rattraper ».

Pour une première en World Tour, le pensionnaire de IAM Cycling aurait pu connaître un départ moins chaotique certes. Mais cela ne l’a pas empêché de noter les différences entre le monde amateur et celui du plus haut niveau professionnel. « Ce qui change, c’est que dans le peloton les coureurs roulent beaucoup plus proprement. Là tout le monde a sa place dans le peloton, a quelque chose de précis à faire. C’est vraiment différent. On ne court pas juste pour être aux avant-postes, on court aux avant-postes pour mettre quelqu’un aux avant-postes, on sent qu’il y a du métier dans le peloton ».

Weekend Belge 01.03/04.03

Pour mes premières courses professionnelles en Belgique, j’ai eu la chance de participer à deux épreuves : Kuurne-Bruxelles-Kuurne et le Gp Samyn. Ces deux semi-classiques sont l’endroit idéal pour acquérir de l’expérience et me faire au « paysage » belge. L’atmosphère de ces courses me fascine littéralement: le public passionné massé autour des bus d’équipes, la tension dans le peloton à l’approche du départ et des premières difficultés, tout le savoir faire des coureurs expérimentés placés aux avants-postes aux endroits clés, mais aussi, et surtout l’empreinte mythique des routes sur lesquelles des générations et des générations de coureurs cyclistes se sont « affrontés ». C’est toutes ces choses qui me font apprécier ces courses si spéciales et si courtisées ! (Petite vidéo d’un de mes entraînements sur les mythiques monts des Flandres : Une journée en Flandres)
Malheureusement, tout ne s’est pas vraiment déroulé comme je l’avais espéré. En effet, même si je partais dans l’inconnu, je m’étais fixé ces deux épreuves comme premiers objectifs de ma saison. En voici un court résumé !

Kuurne-Bruxelles-Kuurne 01.03 :

Cette semi-classique se termine souvent par un sprint massif, malgré l’enchaînement de plusieurs monts célèbres (Kruisberg, Côte du Trieu et Oude Kwaremont). Pour ma première participation à Kuurne, le vent violent qui soufflait sur la ligne de départ m’a rendu quelque peu nerveux. Interview :

Une fois parti, j’ai tenté à plusieurs reprise de prendre part à l’échappée matinale, mais un groupe de 6-7 coureurs s’en est allé sans moi. Il m’a donc ensuite fallu me concentrer sur le placement à l’avant du peloton ainsi qu’à rester le plus proche possible de mes coéquipiers. Le peloton se scinda en deux dans la côte du Trieu et j’ai œuvré une première fois au retour de Matteo Pelucchi en tête de la course. Nous avons pu faire la jonction, mais malheureusement trop proche du pied du vieux Kwaremont (principale difficulté pavée du jour) où le peloton explosa à nouveau. Je me suis donc remis à la tâche avec Martin Elmiger afin de rentrer sur la tête de la course. Une fois rentré, j’ai été légèrement détaché dans une nouvelle difficulté où j’ai été victime d’une crevaison. Les commissaires avaient organisé un barrage pour les voitures de directeur sportifs, et il m’a donc fallu attendre plus d’une minute avant d’être dépanné et ensuite, impossible de rentrer dans le peloton. Malgré tout, la 10ème place de Pelucchi dans le sprint final m’a tout de même apporté une petite satisfaction du travail accompli.

Gp Samyn 04.03 :

Dans l’enchaînement de Kuurne, nous avons participé au Gp Samyn, épreuve d’ouverture en Wallonie. Le parcours a complètement été revisité cette saison avec un circuit final très exposé au vent de côté et comprenant 3 « mauvais » secteurs pavés. L’équipe a participé à cette épreuve avec un effectif quelque peu amoindri. Cette situation laissait plus de liberté aux coureurs présents, même s’il était clair que notre leader du jour serait le belge Jonas Van Genechten. C’était donc une occasion favorable pour me tester, et pour tenter de courir « pour un résultat » une première fois de la saison.

Gp Samyn 2015

Gp Samyn 2015

Malgré quelques petites alertes à la bordure lors des 100 premiers kilomètres en ligne, la course fut plutôt calme jusqu’au circuit final. Bien placé à l’avant de la course lors du deuxième tour de circuit, j’ai été victime d’une chute massive dans un virage sur pavé mouillé! Le temps que je me relève et que mon mécano remette mon vélo en état de marche, le peloton était parti sans moi. Et malgré l’abri de la voiture, il m’a été impossible de réintégrer le peloton. C’est donc avec une pointe d’amertume que j’ai dû abandonner ma deuxième épreuve du weekend.

Le bilan de ma semaine belge est donc un échec en terme de résultat, mais une belle réussite en terme d’expérience. Il m’est apparu comme une évidence que j’allais, à l’avenir, me concentrer sur ce genre d’épreuve! Pour la suite du programme, je vais profiter des deux prochaines semaines pour passer du temps à la maison, avec ma famille et mes amis, tout en me préparant au mieux pour ma première épreuve World Tour : le Tour de Catalogne (du 23 au 29 mars).

À très bientôt

Simon

1ères courses de la saison

Trofeo Mallorca :

J’ai débuté ma saison au Trofeo Mallorca avec 2 courses d’un jour promises à un sprint massif. La consigne pour ces deux épreuves était très claire : tout pour notre sprinteur : Matteo Pelucchi. Et c’est de la meilleure des manière qu’il démarra sa saison en empochant 2 succès en autant de sprints disputés ! De mon côté, je suis satisfait de ce que j’ai pu accomplir. Il m’a été demandé de rester le plus proche de lui et de le replacer dans le final. Chose que j’ai pu mener à bien sur les deux épreuves. En effet, une chute est venue désorganiser les plans de l’équipe le premier jour, et je me suis retrouvé seul en sa compagnie à 4 kilomètres de l’arrivée.

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La première victoire de Matteo Pelucchi à Mallorca

 

J’ai pu le replacer jusqu’aux 2 kilomètres où il a pu retrouver la roue de son dernier lanceur : Alexey Saramontins. Ce dernier a par ailleurs été malchanceux sur la deuxième épreuve. Il a été victime d’une crevaison à 10 kilomètres de l’arrivée. Je me suis donc à nouveau retrouvé seul aux côté de Matteo jusqu’au retour de Sara à 5 kilomètres de l’arrivée. Ces deux expériences furent vraiment géniales ! Il est tellement gratifiant de travailler pour un leader qui… gagne comme Matteo. Ma saison a donc été lancée de la plus belle des manières.

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Prêt au départ

 

Stage Alicante + Classica Almeria :

Afin d’esquiver le retour de l’hiver en Suisse, j’ai pris la direction d’Alicante avec mon collègue Jonathan Fumeaux dans le but d’effectuer une nouvelle semaine d’entraînement au soleil avant de prendre le départ de la Classica Almeria qui s’est déroulée à envion 200 kilomètres d’Alicante dimanche dernier. Au programme de ce stage, 4 belles journées d’entraînement avec son lot d’heures de selle et d’intensités !

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Passage dans le désert d’Almeria

 

Ce mini-stage, n’était pas de la meilleure préparation possible pour la Classica Almeria, mais ce nouveau bloc d’entraînement était très important pour la suite de la saison. C’est donc un petit peu fatigué que j’ai pris le départ de cette épreuve courue sous un soleil généreux. Un vent tempétueux soufflait en début de journée et les routes exposées du désert d’Alicante laissaient présager une journée stressante et des bordures dans le final. Mes sensations furent contraire à ce que j’ai pu ressentir au cours de ces derniers jours, c’est à dire plutôt mauvaises. Plusieurs facteurs ont perturbés ma performance ce dimanche en plus de la charge d’entraînement de la semaine: une très mauvaise digestion du petit déjeuner et un mal de crâne persistant. La journée fut donc assez longue pour moi et je termine dans le « grupetto » à 9′ environ du sprinteur anglais Mark Cavendish.

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Sur la ligne de départ en compagnie de Jérôme Pineau

Ma prochaine course sera le Tour du Haut Var samedi et dimanche prochain, avant de prendre la direction de la Belgique pour y disputer 2 épreuves : Kuurne Bruxelles Kuurne et le Gp Samyn.

Stage de Cohésion + Teampresentation

C’est à Gstaad que s’est déroulé le traditionnel stage de cohésion de l’équipe. Tests médicaux, réunions, moments de détente et premier contacts avec les nouveaux arrivants étaient au programme de ces 3 jours qui se sont terminés par la présentation officielle de l’équipe.

 

 

 

 

Voici quelques clichés de ce premier stage :

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Après-midi curling chez IAM Cycling

 

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IAM Cycling 2015 au complet lors de la présentation d’équipe à Gstaad

 

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Les 3 Valaisans de l’équipe

Voyage 2014, part. 2

Voilà déjà plus de deux semaines que j’ai posté la 1ère partie de mon récit de voyage,  depuis les Blue Mountains, en Australie. Voici la deuxième partie :

Le matin de mon retour à Sydney, je me suis réveillé un peu refroidi.  Heureusement, ça n’a pas duré et j’ai vite pu me remettre d’aplomb pour rencontrer mon cousin Gilles D’Andrés et passer une sympathique soirée avec lui ! Le lendemain, je me suis envolé pour Cairns et les tropiques australiennes! J’y ai passé 5 jours fantastiques, avec visite de la Rainforest et plongée dans la grande barrière de corail. Je ne suis pas prêt d’oublier cette première expérience sois-marine, dans des eaux translucides, à plus d’une heure et demi de bateau de la côte.

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The Reef

Après Cairns, je suis rentré à Gold Coast chez Josh pour me préparer au Tour of Southland. Ayant confondu 8.30 am et 8.30 am, j’ai quitté un peu précipitamment Gold Coast pour m’envoler direction la Nouvelle Zélande !

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The Catlins

L’organisateur du Tour of Southland, Bruce Ross m’attendait au minuscule aéroport d’Invercargill à mon arrivée. Il m’a fait visité la ville, une des plus australes de la planète et c’est chez lui que j’ai été logé en attendant l’arrivée de mes coéquipiers. J’ai profité de mes 5 jours de libre avant le début de la course pour visiter la région, en particulier les « Catlins » magnifique réserve naturelle proche d’Invercargill. Avec mes 5 coéquipiers : Alex, Dan, Anton, Tom et Ben plus deux accompagnants : Lazz et Blair nous avons ensuite pris nos quartier dans une grande maison-motel pour 10 jours de vie en communauté ! Notre collaboration fut optimale et l’ambiance au beau fixe.

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McCallums Group Team

Place à la course : 7 jours, un prologue et 7 étapes à travers le Southland et sa météo des plus capricieuses (pluie, vent et températures plus qu’automnales) ! Un peloton de bon niveau a pris le départ de ce qu’est « la plus grande et prestigieuse » course à étape organisée en Nouvelle Zélande. Les sensations étant au rendez-vous, j’ai pu prendre un maximum de plaisir tout au long des 1’000 kilomètres parcourus pendant la semaine ! En particulier, lors de l’étape reine du 6 novembre, où j’ai pris part à l’échappée matinale pendant plus de 180 kilomètres, et lors de la dernière étape où j’ai pris la 6ème place.

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Le lac de Queenstown

Les 3 victoires d’étape de mon coéquipier australien Ben Hill ont clairement contribuées à la réussite générale de ma semaine ici ! Je termine donc ma saison 2014 sur une bonne note et je suis, dès ce soir en vacances pour les deux prochaines semaines. Je vais laisser mon vélo de côté pour partir à l’aventure entre Singapore, Malaisie et peut être Thaïlande avec Florence Coquoz. Avant de rentrer en Valais dimanche 23 novembre pour attaquer la préparation de ma saison 2015 !

À bientôt

Voyage 2014 part.1

Pour ceux qui ne le savent pas encore, je suis parti le 29 septembre pour un voyage de deux mois environ entre Australie, Nouvelle Zélande et Malaisie. Voici en quelques lignes le résumé de la première partie de mon périple !

Après un atterrissage de nuit à Brisbane, j’ai passé ma 1ère nuit australienne dans un bagpakers proche de l’aéroport. Dès le lendemain, après avoir remonté mon vélo (Hé oui, je ne pouvais pas partir 2 mois sans lui! ), j’ai pris la route sac à dos pendant plus de 4h30 pour rejoindre Gold Coast et Surfer Paradise où m’attendait Josh Hamilton chez qui j’ai séjourné pendant une semaine environ. J’ai profité de ces quelques jours pour me défaire du jetlag ainsi que pour découvrir la région et le mode de vie des gens ici.

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les routes australiennes… un pur plaisir !

 

Le weekend suivant mon arrivée, Robbie McEwen m’a offert la possibilité de participer au Gold Coast Cycle Fest qu’il organise (un Critérium et un Gran Fondo). Ce fut une belle expérience et l’occasion pour moi de rencontrer d’autres cyclistes de la région.

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Brisbane => Surfers Paradise
Sac au dos !

J’ai ensuite quitté Gold Coast pour découvrir Sydney et ses environs. Après 3 jours passés dans cette ville gigantesque, je me suis rendu dans les Blue Mountains, où je me trouve actuellement, pour 4 jours de trekking. Le contraste entre la ville de Sydney surpeuplée et les vastes étendues de forêts désertes autour de Katoomba est saisissant ! J’ai malgré tout beaucoup de plaisir à arpenter de long en large cette région tellement différente de ce que l’on a chez nous !

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Les magnifiques Blue Mountains

Après les températures plutôt fraîches des Blue Mountains, je vais me rendre dans le nord de l’Australie, à Cairns où je devrais aisément pouvoir ressortir mes shorts ! Mon emploi du temps sera partagé entre plongée dans la grande barrière de corail, sorties à VTT, et bien sûr un peu de repos ! Le retour à Gold Coast pour ma dernière semaine en Australie, sera principalement axé cyclisme afin de préparer le Tour of Southland que je disputerai début novembre en Nouvelle Zélande.

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Sydney

À bientôt

Pro chez IAM Cycling en 2015

Je suis heureux et fier de vous annoncer que je serai professionnel chez IAM Cycling la saison prochaine ! Mes performances ainsi que mon état d’esprit lors de mon stage ont convaincus les dirigeants de l’équipe à me faire confiance ! Je vais donc rejoindre mes coéquipiers et amis valaisans Jonathan Fumeaux, Sébastien Reichenbach et Johan Tschopp au sein de la seule équipe professionnelle helvétique.

Passer professionnel, côtoyer les plus grands coureurs et courir les plus grandes courses a toujours été un rêve! Mais ça n’a jamais été un objectif à part entière, je n’ai jamais pédalé dans le seul but de passer un jour professionnel. Mais tout simplement car ce sport est ma passion et que j’ai un plaisir énorme à enfourcher ma bicyclette. Je me suis malgré tout toujours dit que si l’occasion se présentait je ne la laisserais évidemment pas passer… et c’est ce que j’ai fait ! Je peine encore à me rendre compte de ce qui m’arrive.

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Mon nom sera imprimé au dos du maillot IAM CYCLING en 2015

Ce contrat est loin d’être un aboutissement. C’est surtout une récompense du travail accompli et le début de quelque chose de nouveau. Mon passage chez les professionnels demandera de nouveaux sacrifices, beaucoup de travail et de kilomètres afin d’atteindre le meilleur niveau possible et d’exploiter mon potentiel au maximum.

Voici le sujet paru dimanche dernier à sport dimanche qui officialise mon passage chez IAM CYCLING.

http://www.rts.ch/video/sport/sport-dimanche/6180125-le-mag-le-quotidien-d-un-stagiaire-cycliste.html

Merci à tous ! Sans votre soutien je ne serais jamais arrivé à obtenir ce sésame ! Depuis mes débuts vous êtes là pour me soutenir et c’est vraiment fondamental dans le suivi de ma carrière ! Un tout grand merci à mon entraîneur Raphael Faiss qui a toujours été là pour m’aider à progresser et pour me soutenir dans les moments plus difficiles, ainsi qu’à mon amie Florence sans qui rien de tout ça n’aurait été possible! Je tiens aussi à remercier mon équipe Roth Felt pour les bons moments vécus durant ces deux saisons !

Championnat du Monde U23

Ponferra, ville située au nord ouest de l’Espagne, entre St Jacques de Compostel et Madrid était cette semaine le théatre des championnats du monde de cyclisme sur route et contre-la-montre. Après la médaille de bronze de Stefan Küng dans sur le chrono, l’équipe Suisse espoir forte de 6 représentants (Stefan Küng, Thery Shir, Fabian Lienhard, Lukas Spengler, Tom Bohli et moi-même) faisait figure d’outsider. Le circuit de ce championnat ressemblait plus ou moins à celui de l’année dernière à Florence. 10 répétitions d’un circuit de 18.2km comprenant 2 difficultés, une de 4 kilomètres à 5% de pente moyenne et une autre moins longue mais plus raide.

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Au sein du peloton du Championnat du monde de Ponferrada

Je me suis élancé sur ce parcours qui me convenait plutôt bien, avec une grande motivation et surtout l’envie de « terminer ma carrière d’espoir » de la meilleure des manières.

Les premiers tours de circuit s’annonçaient particulièrement nerveux et dangereux. Il était donc capital de rester le mieux placé possible en tête de peloton afin d’éviter les chutes ou autres pièges. Tout se passa bien pour moi pendant cette épreuve, bien en jambes et très concentré, j’ai pu aborder les derniers tours avec le maximum de fraîcheur physique. En effet, il est vite devenu clair que la décision n’allait pas intervenir avant la dernière répétition du circuit. Nous nous sommes présentés à environ 60 à l’entame du dernier tour. Après une courte discussion avec mes coéquipiers nous nous sommes dit que la meilleure chance pour l’équipe de faire un résultat était Fabian Lienhard et que si l’occasion se présentait, il faudrait tenter de l’aider. Finalement à l’entame de la dernière bosse, je me suis retrouvé en 4ème position et poussé par la motivation de ne pas avoir de regrets, j’ai décidé de tenter ma chance et d’attaquer. Ce fut finalement une petite erreur de ma part de partir si tôt car à mi-bosse, les forces commencèrent à me manquer et j’ai été repris avant d’être légèrement distancé par le groupe des favoris. C’est dommage car sur le contre c’est le norvégien Bystrom qui s’échappe pour aller remporter le titre ! Je prends pour ma part la 43ème place. Bravo à Fabian qui termine 12ème.

Ainsi se terminent mes 4 années dans la catégorie espoir U23 ! Malgré la déception de ne pas terminer dans le premier groupe, je peux tout de même me montrer satisfait de ma course et profiter pleinement de la coupure annuelle ainsi que de mon voyage du côté de l’Australie !

Gp d’Isbergues

J’ai eu la chance de participer dimanche 22.09 au GP d’Isbergues, manche de coupe de France professionnelle courue dans le Pas-de-Calais. Tout d’abord remplaçant, j’ai finalement été appelé pour venir participer à cette épreuve pour « sprinteurs », très souvent indécise à cause du fort vent qui souffle dans cette région découverte. Pas moins de 200 kilomètres étaient donc au programme ce weekend. Le parcours, plutôt plat dans sa partie initiale était ensuite un peu plus vallonné dans sa partie médiane avant de se terminer par 5 répétitions d’un circuit urbain long de 6 kilomètres. Les conditions météo étaient vraiment difficiles le matin à notre départ de l’hôtel : pluie et vent violent promettaient une course  des plus nerveuses ! Par chance, la pluie cessa, mais le vent s’intensifia encore à l’approche du départ.

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À la planche pour Heinrich Haussler

Ma consigne était de me glisser dans l’échappée matinale si plus de 4-5 coureurs parvenaient à prendre le large. Malheureusement, malgré plusieurs tentatives, un groupe de 8 coureurs parvint à s’échapper sans que personne de chez nous ne puisse les accompagner. Avec ce vent, la nervosité était à son comble. Plusieurs tentatives de bordures (notamment de l’équipe BMC), donnèrent du fil à retordre aux coureurs du peloton et plus particulièrement à l’équipe FDJ qui contrôla tout de même la course tout au long de la journée. J’ai fais de mon mieux pour rester placé à l’avant du peloton et protéger mes leaders du vent. Peu avant de rentrer sur le circuit final, mon capitaine de route Vicente Reynes me demanda d’aller aider l’équipe de la Française des Jeux afin de reprendre au plus vite l’échappée. je me suis donc mis au travail pendant environ 25 kilomètres en compagnie notamment de Pirmin Lang, et une fois le groupe de tête repris à l’entame du dernier tour, je me suis écarté et fini tranquillement à 3 minutes environ du groupe principal. Heinrich Haussler a bien conclu le travail de l’équipe en prenant la 3ème place au sprint, derrière Arnaud Demare et Yauheni Hutarovich ! 

Voici une vidéo du final où l’on voit bien le travail effectué pour reprendre l’échappée :

Le Grand Prix d’Isbergues était ma dernière course avant le Championnat du Monde de vendredi. Je suis vraiment satisfait de son déroulement. En effet, j’en ai profité afin peaufiner au mieux ma forme pour cette dernière échéance de ma saison 2014. Je vais rejoindre Ponferrada mardi dans la journée. Mon objectif sur ce championnat sera de vraiment faire mieux que l’an dernier à Florence où j’ai subi la course de bout en bout. Avec mes collègues de l’équipe nationale, nous abordons cette épreuve dans un état d’esprit positif et le Team Spirit mis en place depuis le début de la saison ne pourra que nous aider à porter haut les couleurs de Swiss Cycling.

Tour du Poitou Charentes (2.1)

Le tour du Poitou Charentes est une épreuve par étape longue de 4 jours et 5 étapes. Le classement général est généralement dominé par des spécialistes du contre-la-montre. En effet, la demi-étape du jeudi après-midi y est souvent décisive. L’ambiance au départ de ma 2ème épreuve sous le maillot IAM cycling était totalement différente de la Classique de l’Indre. Avec 3 coureurs capables de jouer les premiers rôles au classement général, dont le local de l’épreuve et multiple champion de France du contre-la-montre Sylvain Chavanel, l’équipe IAM Cycling faisait figure de favorite. Mais le plateau était vraiment relevé avec notamment Mark Cavendish, Thor Hushovd, Jean-Christophe Péreau ou encore Arthur Vichot. Mon rôle était clairement d’aider au maximum l’équipe. C’est donc sans autre ambition personnelle que celle d’être à la hauteur pour d’aider au mieux l’équipe que j’ai pris le départ de cette fameuse course à étape.

L’équipe présente sur le Tour du Poitou Charentes : Sylvain Chavanel, Martin Elmiger, Jérôme Pineau, Sébastien Reichenbach, Matthias Brändle, Kevyn Ista, Thomas Lövkvist et moi-même.

1ère étape :
La première étape était plutôt plate, mais un vent violent a rendu le peloton nerveux toute la journée. Les consignes au breafing étaient claires : rester proche de nos trois leaders, les protéger du vent et surtout ne pas se faire piéger. Je me suis donc attelé à cette tâche tout au long des 200 kilomètres de l’étape. La présence d’un sprint bonification après moins de 15 kilomètre a rendu le départ rapide, mais une échappée de 5 coureurs à très vite pris les devants et le peloton s’est donc calmé. Il fallait malgré tout toujours rester placé afin d’éviter tout risque de bordure. L’équipe Oméga Pharma a contrôlé la course toute la journée pour une arrivée au sprint et un succès de Mark Cavendish. A l’approche du circuit final, des routes soudainement plus dégagées ont étiré le peloton, mais sans que celui-ci ne casse vraiment. L’étape était donc promise à un sprint massif. Je n’ai malheureusement pas pu y prendre part, car j’ai été pris dans une chute à moins de 10 kilomètres de l’arrivée. L’étape a été remportée par Cavendish.

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Protéger Martin Elmiger (en rouge caché) du vent de côté

2ème étape :
Même scénario que la veille sur cette deuxième étape, mis à part une petite bosse dont le sommet placé à 6 kilomètres de l’arrivée pouvait servir de rampe de lancement pour nous afin de tenter de remporter l’étape. Nous avons donc prévu au breafing d’étirer le peloton à l’approche de cette difficulté afin de préparer une attaque de Sylvain. Malgré tous nos efforts, la bosse était en réalité un faux-plat montant et il fut donc impossible de vraiment créer de différence. Une fois mon travail effectué, je me suis relevé pour terminer tranquillement. Petite anecdote de la journée : une pause pipi qui a risqué mal tourner ! En effet peu de temps après m’être arrêté en compagnie de plusieurs autres coureurs, l’équipe Cofidis tenta un coup de bordure. Et c’est après une bataille de presque 10 kilomètre que nous avons pu enfin réintégrer le peloton.

3ème étape :
Le départ de cette 3ème étape, plus accidentée que les autres dans le final, était donné à 9h30. En effet, nous avions 2 étape à parcourir ce jeudi : 110 kilomètres en ligne le matin et 24 kilomètres de contre la montre l’après-midi. Souvent piégeuses les étapes du matin de ce genre sont bien généralement très rapides. Et celle-ci ne dérogea pas à la règle avec plus de 45km/h de moyenne. L’échappée a une nouvelle fois été parfaitement contrôlée par Omega Pharma et c’est au sprint que s’est jouée la victoire. Je termine dans le gros du peloton. Voici une vidéo postée sous la selle de Jérémy Roy où l’on me voit dans le final de cette étape (@ 2’10 ») :

4ème étape :
Loin d’être un spécialiste du chrono, je m’attendais à vivre une journée difficile. En effet, je n’étais monté qu’une seule fois sur le vélo de contre la montre avant cette épreuve. À ma grande surprise, tout se passa pour le mieux et j’ai réalisé un bon chrono… jusqu’à 5 kilomètres de l’arrivée ! Dans un virage sur la gauche, mon boyau a éclaté. Je me suis donc retrouvé une nouvelle fois au sol ! Et cette fois-ci bien râpé. Malgré tout cette journée fut une réussite, en effet Sylvain Chavanel s’est emparé du maillot de leader au terme du chrono et c’est avec pas moins de 3 représentants dans le top 10 que l’équipe se présenta au départ de la dernière étape.

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bien râpé après ma chute sur le contre la montre

5ème étape :
La dernière étape, une nouvelle fois proche des 200 kilomètres était plutôt plane dans sa partie « en ligne » avant d’arriver sur un circuit final casse-pattes a effectuer à 3 reprises. Chavanel en jaune, c’est tout logiquement que la responsabilité de contrôler la course nous incombait. Ma consigne était de rouler en compagnie de Thomas Lövkvist jusqu’à l’entrée du circuit. Il a fallu tout d’abord laisser sortir une échappée pas trop dangereuse et pas trop difficile à contrôler. Nous avons donc laissé sortir 6 coureurs dont le meilleur représentant au classement général était à plus de 4 minutes. Et pendant 150 kilomètres nous les avons gardés à 2 minutes environ. Une fois après avoir terminé mon boulot, mes autres coéquipiers on pris le relais ! Et c’est ainsi que nous avons pu remporter le Tour international Poitou Charentes !!

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au travail !

Cette semaine fut certainement une des plus extraordinaires expériences de ma carrière cycliste. Pouvoir profiter de l’encadrement de pointe de l’équipe IAM et aussi côtoyer des coureurs tel que Pineau, Chavanel, Elmiger ou Ista était vraiment génial. J’en ai vraiment profité pour emmagasiner un maximum d’expérience. Tous mes collègues étaient content du travail que j’ai pu fournir ( ITW de notre directeur sportif Eddy Seigneur http://www.directvelo.com/actualite/37039-tour-du-poitou-charentes-et-5-les-reactions.html ) et c’est avec joie que je me suis mis à la planche pour eux ! Cette semaine a été pour moi un bel exemple de ce qu’est le métier de coureur cycliste professionnel. Et le moins qu’on puisse dire est que cela m’a plu !

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porteur de bidons