Brindisi => Firenze

Voilà déjà quelques années que l’envie de voyager à vélo me démangeait. L’annulation de dernière minute du voyage pour la Vuelta Guatemala m’a laissé un beau 1o jours de libres pour tenter l’aventure!! C’est avec Yves Mercier, mon ex-collègue chez Maca Loca et ami jurassien que nous avons pris l’avion pour Brindisi, dans les Pouilles au sud de l’Italie. Au programme environ 1500km de vélo parsemés de belles montagnes et paysages magnifiques pour remonter la botte direction Firenze.

23227181_10215136428503323_787726285_nItinéraire et profil total de notre aventure : Lien Strava Brindisi-Firenze

Matériel :
L’idée est d’avoir un vélo qui roule, sur lequel je me sens bien. C’est pourquoi j’ai décidé de carrément emmener mon vélo de course. Un grand merci à Ciclissimo Valais pour le prêt des sacoches Specialized. Elles correspondaient exactement à ce que j’avais en tête: porter le minium, pour garder un maximum de confort sur la route.

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Voici une petite liste du matériel que j’ai emmené : casque, 1 cuissard, 2 maillots courts, 1 long, manchettes, jambières, bonnet, veste de pluie. 2 slips, 1 jeans, 1 training, 2 paires de chaussettes, 1 veste, 2 t-shirts, adenas, petit snack en cas de coup dur, cadenas, phares, sacs plastiques (=> pour garder le tout au sec si nécessaire), matériel en cas de crevaison, mini trousse de toilette.

Petit journal de bord des 10 étapes :

Etapa 1: Tempête « Pugliesque »
Bien arrivés dans le Sud après un magnifique vol au dessus des Alpes et le long de la botte, qui nous a fait prendre conscience de la distance à parcourir à vélo ces prochains jours. Malgré le soleil des Alpes, le capitaine de bord nous promet un vent violent et de la pluie dans le sud. Et il avait raison! Rarement vu une tempête pareille. Nous sommes restés au café pendant plus de deux heures espérant trouver une accalmie pour parcourir les quelques 50 km prévus pour cette première étape. Après avoir remonté nos vélos et nous être débarrassés des cartons utilisés pour le transport (et une dizaine de cafés!) départ dans le vent (la pluie s’était finalement calmée) tellement violent en bord de mer qu’il était dangereux avec nos valises. Nuit dans un Airbnb à Ostuni, magnifique ville toute blanche surplombant la mer.
50km – 2h00 – 355m D

Etapa 2: E tu dove vai a ballar? Vado a ballar in Puglia, Puglia… Puglia!

LA journée parfaite au niveau de la météo. Un ciel limpide, pur et lavé par les précipitations de la veille. Départ le ventre vide pour deux heures à travers les Pouilles. Pas de stress, comment en avoir au milieu des Trulli et Oliviers centenaires!?!? Le bord de mer (Monopoli et Polignano) est féérique, et l’eau cristalline. Quelques degrés de plus et on y aurait sauté sans réfléchir! Mais, après un petit déjeuner en bord de mer il est déjà temps de quitter la mer pour rentrer dans les terres, direction notre prochaine escale à Matera. Le final venteux et ouvert à souhait pourrait clairement être le théâtre d’une classique à bordure belge! Matera est une ville étrange, construite plus ou moins au milieu de nulle part, une ville de « montagnards » comme les spécialités culinaires locales à base d’agneau.
150km – 5h30 – 1600m D+

Etapa 3: La Grande Traversée
Départ matinal pour la plus longue étape du voyage. A travers la botte, dans les no man’s land du centre. Mais cette journée se passa mieux que prévu. Je craignais en effet un peu la montagne avec nos bagages! La région, en pleine explosion de couleurs automnale, même désertique est magnifique! Avec en happy end la descente sur Salerno au soleil couchant. Arrivés au crépuscule à Salerno, il nous fallait encore trouver un hôtel pour la nuit! Chose faite sans trop de souci et toujours dans la même gamme de prix fixée au départ.(50-60 Euros la nuit avec petit déjeuner). Direction la pizzeria!!
220km – 8h15 – 3200m D+

Etapa 4 : Costiera Amalfitana e Vesuvio
Réveillé un peu fatigué de la longue journée de la veille, après une nuit un peu difficile (pizza au ventre!) direction la Côte Amalfitaine. Très content d’y arriver sous un soleil à nouveau radieux et surtout un vendredi et hors période de vacances. En effet cette route étroite et escarpée sur cette côte décharnée est trop fréquentée en saison! Mais aujourd’hui la route est calme et nous pouvons savourer ces paysages à couper le souffle. Après avoir traversé la côte (70km environ) direction Napoli pour rejoindre notre Airbnb réservé sous le Vesuvio. Tentés par l’escalade du volcan malgré la fatigue présente, nous n’hésitons pas à deux fois. Et la petite heure d’ascension vaut clairement le détour. La vue sur Naples est splendide et les décors décharnés du volcan tout autant.
115km – 5h00 – 2200m D+

Etapa 5 : De la jungle urbaine napolitaine au calme des Abruzzes
Le départ en pleine ville me faisait un peu souci, mais on s’en sort sans encombre. La traversée de Napoli (plus de 50km) avec seulement 2 arrêts à un feu rouge… Qui l’eu crû !? Malgré tout une bonne poussée d’adrénaline, et 2 bons Expresso pour se relancer une fois le coup de feu passé. Direction plein nord… vent de face pour une étape un peu pénible le long des vallées menant aux Abruzzes. Mais le final de l’étape est magnifique, et vaut le détour. Quel plaisir d’être de retour dans les montagnes, territoire de l’ours et du loup! Une fois de plus à l’approche de la nuit, il nous a fallu trouver un hôtel. Nous dormons à Villetta Barea dans un petit hôtel de montagne, accueil chaleureux et repas « della Nonna » au top.
162km – 6h20 – 2100m D+

Etapa 6 : Tous les chemins mènent à Rome
Sortie des Abruzzes par la grande porte et toit de notre périple à 1500m d’altitude. Toujours du vent de face… Pour se remonter le moral, on s’octroie une belle boulangerie de classe en guise de lunch! Le sucre (et le gras) aidant nous atteignons Rome sans encombre, où nous sommes accueillis par LA SEULE goutte de pluie du voyage! Même pas de quoi sortir le K-Way. Belle soirée à Rome dans un petit hôtel du centre : Spritz, Gelateria et Amaro!
190km – 6h10 – 1600m D+

Etapa 7 : Riposo et sortie de Rome
Visite à pied du centre de Rome, que je ne connaissais pas. Vatican, Fontaine de Trevi, Panteon, vestiges romains et  Colosseo… Le grand classique! Mais en douceur avec la jambe un peu lourde de la veille. Pas évident (mais nécessaire!!) d’enfiler le cuissard en milieu d’après-midi, nous sortons de Roma via la fameuse SS1 Via Aurelia direction la mer. Mais arrivés à Ladispoli une mauvaise nouvelle nous attend. L’appartement loué via Airbnb a déjà été loué via un autre site internet. C’est « Magic Johnson » (manager du Team Illuminate) derrière son ordinateur de l’autre côté de l’Atlantique qui nous sauva la mise ce jour-là en nous réservant un superbe hôtel en bord de mer. Merci à lui!!
45km – 1h45 – 350m D+

Etapa 8 : Entrée en Toscana et arrivée de nuit
Enfin des conditions favorables pour remonter la mer direction Grosseto, le vent de dos nous pousse à une belle vitesse… si vite que pour la 1ère fois du voyage, nous nous trompons de chemin et perdons une vingtaine de minutes (qui auront leur importance en fin de journée). L’entrée en Toscane via Pitigliano est sublime!! Tellement longtemps que je ne m’étais pas rendu dans cette région où j’ai appris à aimer le cyclisme. Tellement beau de pouvoir perdre la notion du temps, sans avoir de but précis, d’endroit réservé pour la nuit ou de chose à faire. Simplement savourant le moment présent. Nous nous retrouvons pourtant dans une vilaine situation en fin de journée. Là où dans la région de Pitigliano, les Agriturismo étaient nombreux, nous nous retrouvons dans une sorte de désert avec des collines à perte de vue à la tombée de la nuit. Les fameux villages toscans perchés au sommet des montagnes ne nous inspirent guère. On se résout finalement à escalader la montagne pour rejoindre Contignano. Mais une fois arrivé là, tout est fermé en ce soir d’Halloween. Sauvé à la dernière seconde par Airbnb (qui nous couta 2 fois le prix payé jusque là) nous trouvons enfin un logement pour la nuit! Et l’unique pizzeria miteuse du village sera une superbe surprise : et de loin la meilleure pizza du voyage et tout ça sous fond de musique colombienne.
200km – 6h45 – 2225m D+

Etapa 9 : Strade Bianche e Vino Rosso
Cette fameuse sensation de se réveiller devant un superbe panorama inconnu après être arrivé de nuit la veille… Terminé le stress des longues journées de selle, il nous reste un peu de plus de 200km pour rejoindre Firenze, où se terminera notre bike trip. Début d’étape à la découverte des Gravel Roads les plus fameuses du monde : Les Strade Bianche toscane. Le contraste de ces routes blanches entourées d’oliviers et de ciel bleu limpide est magique. Visite de la ville de Montepulciano, cité viticole où nous avons pris le petit déjeuner. 2 heures plus tard, c’est à Montalcino, pays du Brunello, que nous avons savouré un apéro-dégustation! Un immanquable dans la région! Les vignobles, « en feux » et le soleil couchant sur les champs nus et desséchés décuple encore mon amour pour la Toscane. Arrivée dans le centre ville de Siena dans un petit hôtel au service irréprochable. Les meilleures pasta du voyage!
115km – 4h30 – 2000m D+

Etapa 10 : À travers les Collines direction Firenze
Dernier petit déjeuner à l’italienne, nous sommes allés visiter Siena avant de prendre la direction de San Gimignano via une forêt de chêne grouillante de sangliers. Le paysage est une nouvelle fois totalement différent. Journée un peu maussade, la température a bien chuté. La vieille ville de San Gimignano et ses tours est classée au patrimoine de l’UNESCO, mais un peu trop prise d’assaut par les visiteurs et ses rues étroites sont un peu trop fréquentées. La route choisie pour ensuite rejoindre Florence nous aura bien surpris avec ses nombreux « murs » à plus de 20%! Notre voyage se termine sous le Duomo de Firenze.
110m – 4h20 – 1800m D+

Petit Bilan :

1h30 de vol (Genève-Brindisi) – 10 jours de vélo – 51h de vélo – 1’350 kilomètres – 18’ooo mètres de dénivelé – 0 crevaison – 55 € de budget nuitée moyen – 10 bouteilles de rouge (au moins) – 2 goutes de pluie – 2 heures de lessive à la main – nombreuses déconades – 6 grandes villes italiennes visitées – 5 heures 30 de train (Firenze/Martigny)

Pour une première expérience du genre, on peut dire qu’on aura pas fait les choses à moitié. Pas le moindre souci matériel à déplorer, la météo est restée au beau fixe durant dix jours (l’automne, plus belle des saisons), les routes choisies correspondaient exactement à ce qu’on avait planifié, l’entente avec Yves au top… Et malgré si pour beaucoup il pourrait s’agir d’une folle idée de pédaler pendant plus de 51 heures en 10 jours pendant…. les vacances, la vision des choses est totalement différente que lors d’un camps d’entrainement ou d’une course!! Rouler tous les jours d’un point A à un point B est super encourageant, et les journées passent à une vitesse folle!

À refaire! N’hésitez pas à vous lancer.

Simon

Forme et Plaisir de retour!

Ces dernières semaines j’ai eu la chance de pouvoir profiter d’un bon programme de course. En effet, après deux Kermesses courues en Belgique, j’ai enchaîné avec le Tour du Luxembourg et ma course préférée : Le Gp d’Argovie à Gippingen. Je vais ensuite courir le ZLM Toer sur 5 jours avant le championnat de Suisse, haut lieu de ma saison!

– Deux Kermesses Pro (courses typiques non UCI) m’ont servi de préparation afin de retrouver le rythme de la compétition. Logé au petits soins chez un ami belge pendant une semaine, j’ai eu la chance de vivre une nouvelle expérience intéressante, dans le pays du vélo!

 

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Full Gaz à Puivelde

– Tour du Luxembourg 2.HC.
5 jours de course vallonnés à travers le Grand Duché : le top pour retrouver la condition! Un plaisir de me mettre au service de l’équipe et surtout à la planche pour notre leader Mathias Frank qui a terminé 3ème de l’étape reine.

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Final de la 5ème étape du Tour du Luxembourg

– Gp d’Argovie Gippingen 1.HC
La plus fameuse épreuve cycliste d’un jour courue en suisse a toujours lieu 3 jours avant le début du Tour de Suisse dont le prologue aura lieu samedi à Baar. Cette épreuve tient une place particulière dans mon coeur. C’est en effet sur ce parcours que je suis devenu Champion Suisse Espoir il y a 3 ans!

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décontraction avant le départ avec Jarlinson Pantano

C’est donc avec une grosse motivation que je me suis présenté sur la ligne de départ à Leuggern. J’ai tout tenté pour prendre l’échappée matinale, malheureusement cela n’a pas souri, je me suis alors mis au service nos deux leaders Martin Elmiger et David Tanner. Après qu’Elmiger ai tenté son va-tout dans la dernière bosse, il était clair que le sprint allait être pour Tanner. Parfaitement emmené, il a pu prendre la 3ème place de l’épreuve. J’ai pour ma part participé au train IAM Cycling en l’emmenant jusqu’au pied du dernier faux-plat, à 600m de l’arrivée.

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À l’attaque au sommet de la bosse

Satisfait de ma condition actuelle, je vais prendre un peu de repos avant de m’envoler mardi pour la Hollande!

 

 

 

Stage Lago di Garda et Tour de Picardie

Mes soucis de santé enfin derrière moi, j’ai pu reprendre sérieusement l’entraînement. Afin de me préparer au mieux pour revenir rapidement à un niveau de performance intéressant, je suis allé en camps d’entraînement en Italie, aux alentours du Lac de Garde : au programme intensités et séances de derrière voiture.

Une fois mon stage terminé, je me suis directement envolé pour Paris et le Tour de Picardie. Une épreuve de trois jours idéale pour retrouver le rythme de la compétition. Quel plaisir de retrouver des sensations et d’évoluer avec une équipe efficace et dynamique. Après avoir traversé des moments difficiles ces dernières semaines, j’ai vraiment su apprécier chaque instant de ce tour. J’ai réussi à m’échapper lors de la 2ème étape et donc à passer la journée aux avants-postes. Les deux autres étapes se sont terminées au sprint massif et Sondre Holst Enger a de nouveau fait parlé sa pointe de vitesse puisqu’il termine à la 2ème place de la dernière étape et du général.

Résultats : http://www.tourdepicardie.com/?page_id=3581

Tour of Croatia

Superbe course de reprise en Croatie, couronnée par le succès de mon collègue Norvégien Sondre Holst Enger lors de la dernière étape à Zagreb! Pour ma part, j’ai profité de cette semaine de compétition pour commencer à me reconstruire. L’ambiance au sein de l’équipe, la beauté des paysages ont contribué à la réussite de cette épreuve !

Pause forcée

Perturbé dans ma préparation depuis de nombreuses semaines par un virus, j’ai finalement dû prendre la décision qui s’imposait : poser mon vélo pour au moins une semaine en attendant les résultats des tests sanguins effectués. Cela entraine donc malheureusement mon forfait pour le Tour du Pays Basque qui commence lundi.
Des sensations souvent inexistantes et des performances en dent de scie me poussent donc au repos forcé. Heureusement j’ai malgré tout pu me rassurer et trouver un peu de confiance sur certaines épreuves comme par exemple dimanche passé sur Gent Wevelgem.
Quoi qu’il en soit, je serai bientôt de retour sur les routes frais et focus sur mes prochains objectifs à venir!
À bientôt

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Se remémorer les bons moments pour oublier au plus vite les mauvais.

 

Championnat Suisse U23

C’est ce samedi 2 août que je remettais en jeu le titre de champion suisse u23 que j’avais remporté l’an dernier. Le parcours, complètement différent de celui de l’année dernière, ne comportait pas de réelle difficulté mais était très usant. La course promettait donc d’être très animée, la décision pouvant se faire dans n’importe laquelle de ces petites bosses présente sur ce circuit de Kriegstetten (21.3 kilomètres à effectuer 8 fois).

Placé en première ligne au départ, j’ai tout de suite tenté d’instaurer un climat d’offensive en partant directement très fort. Chose réussie puisque après environ 10 kilomètres, j’ai pu accompagner un groupe de quinze coureurs à l’avant de la course. La collaboration était bonne et nous avons vite pris une avance confortable. Toutes les équipes étant représentées à l’avant, il est vite devenu clair que nous ne serions plus revus par le peloton. À partir de ce moment, j’ai tenté de m’économiser un maximum, tout en passant correctement mes relais, afin de conserver un maximum d’énergie pour le final. Notre groupe perdait élément après élément. Et c’est à 5 seulement que nous avons entamé le dernier tour de 21.3 kilomètres.

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Petite discussion d’avant course entre les coureurs romands

L’équipe EKZ était à ce moment en surnombre avec 2 représentants. Ils ont donc tenté à plusieurs reprises de dynamiter le groupe, mais sans succès. Pour ma part, sentant les crampes arriver, je me contentais de suivre en espérant un final avec le minimum de coureurs possible. Mais j’ai finalement été victime de la dernière difficulté du jour où j’ai été victime de crampes violentes ! Il ne m’a donc pas été possible de suivre Lienhard, Spengler et Müller et j’ai donc abandonné mes espoirs de doublé. Je termine à la 4ème place.

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4ème place sur le championnat suisse U23

Ce résultat est loin de me satisfaire. Mais je peux malgré tout me montrer heureux de terminer à l’avant sur cette épreuve et d’avoir lutté pour le titre jusque dans les 5 derniers kilomètres. Je n’ai pas de réelle explication quant aux crampes. La faible quantité de longues sorties effectuées à l’entraînement ces dernières semaines en est peut-être une. En effet depuis les championnat d’Europe de Nyon, l’accent était clairement mis sur la récupération afin de retrouver de la fraîcheur pour la dernière partie de la saison.

La suite du programme est un camps d’entraînement en altitude avec l’équipe nationale à St Moritz. Pendant ce stage de 10 jours, j’aurai l’occasion d’accumuler les longues sorties d’endurance, puis quelques intensités.

OberÖsterreich Rundfahrt 20-22-.06

À la suite de mon camps d’entraînement de Macolin, j’ai participé ce weekend à ma première course à étape internationale de la saison : le tour de Haute Autriche. Cette course UCI 2.2 courue sur 3 jours au nord de l’Autriche, dans la région de Linz était ma dernière préparation avant les championnats suisses du weekend prochain.

1ère étape :
Rien de spécial à signaler sur cette étape longue de 185 kilomètres qui s’est terminée par un sprint massif. Après avoir tenté à quelques reprises de prendre part à l’échappée matinale, je suis resté sagement au sein du peloton. La tension présente lors des derniers kilomètres m’a retenu de disputer le sprint. Je termine dans le gros du peloton.

 2ème étape :
Cette 2ème étape bien plus montagneuse que la première correspondait bien à mes caractéristiques avec un circuit final en « montagne russe ». L’année dernière le vainqueur final du tour s’était échappé dans la descente précédent l’entrée sur le circuit final. J’ai décidé de tenter le même coup de poker en attaquant à environ 50 kilomètres de l’arrivée. Le calme au sein du peloton emmené par l’équipe Giant du Hollandais Lars Van der Haar m’a permis de rejoindre l’échappée du jour en solitaire et de prendre plus d’une minute et demi au groupe principal. Cet effort me coûta un peu trop d’énergie et j’ai été repris à 15 kilomètres de l’arrivée par un groupe encore conséquent. Une fois repris, j’ai terminé l’étape au sein d’un peti gruppetto.

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Paysage typique de la Haute Autriche, à la frontière avec la République Tchèque

 3ème étape :
La dernière étape était plutôt plate dans sa partie initiale, se terminait sur un circuit final à effectuer à trois reprises. Cette boucle comprenait, le Porscheberg, un mur de 1.5 kilomètres comprenant des passages à 20%. Me retrouvant loin au classement général, j’avais décidé de tenter ma chance en début d’étape, mais l’équipe du leader Pawel Cieslik a véritablement cadenassé la course et n’a pas laissé le moindre groupe s’en aller. J’ai donc attendu le circuit final où je me suis mis au service de mon coéquipier Lukas Jaun, 6ème de la 1ère étape et bien en jambes ce weekend. Après l’avoir replacé dans les premières positions au pied du mur final, je termine dans un groupe pour la 35ème place environ.

Malgré le manque évident de résultat, cette épreuve autrichienne a été une belle préparation pour les championnats de Suisse et d’Europe de ces prochaines semaines. Je pense avoir souffert ce weekend d’un petit manque de fraîcheur au sortir d’un mois où j’ai enchaîné les compétitions et longues séances d’entraînement. Mais c’était plus ou moins prévu ainsi, et il me reste maintenant à bien récupérer de ces efforts pour espérer faire un beau championnat dimanche prochain à Pfaffnau !

Tour de Franche Comté

Le tour de Franche Comté, long de 4 jours est ma première course à étape de la saison. Le profil extrêmement escarpé ne correspond pas vraiment à mes caractéristiques. C’est pourquoi je vais profiter des 5 étapes au programme afin de peaufiner ma condition pour les objectifs des prochaines semaines. Malgré tout il va sans dire que je vais tenter de me mettre en évidence sur les étapes les plus accessibles et pourquoi pas tenter de prendre une échappée un jour. Voici le site de l’organisateur :
http://www.tourdefranche-comte.fr

 

 

1ère étape :

étape 1Comme souvent sur  une course à étape, le premier jour fut très nerveux et les attaques incessantes car aucune équipe n’a pris la responsabilité de la contrôler. Longue de 130 kilomètres, cette étape était, sur le papier, la moins difficile de la semaine. La pluie a fait son apparition après 40 kilomètres environ et ne nous a plus quitté jusqu’à l’arrivée. J’ai décidé d’essayer de profiter des conditions difficiles pour m’échapper. Très actif pendant toute la course, la réussite ne m’a pas accompagné et la bonne échappée de 8 coureurs est sortie sans moi à 35 kilomètres de l’arrivée. Je termine dans le peloton à la 25ème place à 1 minute du vainqueur du jour. Malgré la déception de ne pas avoir pu prendre le bon coup, je me suis rassuré un peu quant à ma forme après ma coupure. En effet, ces dernières semaines les sensations n’étaient pas au top. La quantité impressionnante de pollen présente dans l’air n’y était certainement pas pour rien !

2ème étape : étape 2

Le profil de la 2ème étape faisait penser à une course de côte, avec comme seule réelle difficulté du jour la terrible ascension finale du Mont d’or, plus haut sommet de Franche Comté. C’est dans tout naturellement que je me suis mis au service de mon collègue-grimpeur Temesgen Teklehaimanot (qui a pris la 8ème place de l’étape). Après l’avoir replacé au pied du dernier mur, je termine à mon rythme dans les forts pourcentages du Mont d’Or.

3ème étape :

étape 3

Le profil de cette étape était peut-être celui qui me parlait le mieux. Mon objectif était de m’accrocher dans les 2 premières difficultés de la journée et de tenter quelque chose dans le final, ou même d’attendre le sprint. Mis en difficulté par le rythme élevé imprimé dans les deux premières côtes, j’ai tout de même pu m’accrocher pour rester au contact du peloton. Mal placé, il m’a par contre été impossible de lutter pour prendre l’échappée qui est sortie à 50 kilomètres de l’arrivée. J’ai donc tout misé sur une arrivée groupée. Mais l’équipe de l’Armée de Terre, du leader Romain Combaud n’a pas pu reprendre le groupe de 8 coureurs présent à l’avant. C’est dommage car l’arrivée en faux plat montant me convenait bien. Je prends malgré tout la 15ème place de l’étape.

4ème étape :

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C’est les jambes lourdes après l’étape du matin que je prends le départ de ce contre la montre en côte. Peu habitué à ce genre d’effort, j’effectue la montée à mon rythme et termine à environ 2 minutes des meilleurs grimpeurs.

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L’étape reine de ce Tour de Franche Comté regroupait quelques-uns des fameux cols des Vosges : le Ballon d’Alsace ou encore la Planche des Belles Filles. Mon objectif sur cette étape était de rester aux côtés de notre grimpeur Temi, 10ème du classement général avant le départ de l’étape. C’est chose faite jusqu’au pied de l’avant dernière difficulté de la journée. Je termine ensuite tranquillement l’étape au sein d’un petit gruppetto.

Bilan : 

Je tire un bilan mitigé de ce tour. J’y suis en effet venu après une coupure afin de reprendre la compétition et de me préparer pour la suite de la saison. Cet objectif est plus qu’atteint à la vue des nombreuses heures de selle effectuées. Je suis par contre un peu déçu de ne pas avoir pu saisir ma chance sur les deux étapes qui me convenaient. Ma 15ème place le 3ème jour est loin de me satisfaire. Cette première course à étape de la saison était malgré tout à mes yeux une bonne préparation pour Paris Roubaix U23 qui se tiendra dimanche 1er juin.

Gp St Étienne, Annemasse Belgarde et retour 29-30.03

2 courses importantes pour moi étaient au programme ce weekend. Tout d’abord le GP Saint Étienne Loire samedi, puis Annemasse Belgarde et retour dimanche. Ces deux courses au profil très difficile furent l’occasion de me tester réellement sur des parcours difficiles comprenant plusieurs ascensions et surtout de voir si les derniers symptômes de ma maladie avaient enfin disparus.

GP Saint Étienne Loire :

Profil St Étienne

Profil St Étienne

Sur ce parcours plutôt casse-pattes (2200m de dénivelé), il était important d’être placé en tête du peloton durant toute la course. Je me suis donc appliqué à rester dans les 20 premières positions tout au long du parcours, en particulier sur le sommet du grand prix de la montagne, car le vent pouvait y être dangereux. Finalement, cette course se joua plus dans la descente que dans les bosses, car sur ces routes plutôt étroites les équipes sur-représentées comme Roanne, Chambéry ou St Étienne créaient des « barrages » ce qui permettait aux groupes de prendre le large. Je profitais donc de cette situation à tous les tours pour tenter de m’extirper du peloton. La 3ème tentative fut la bonne et un groupe de 40 coureurs environ s’est détaché durant le troisième des cinq tours. La course s’est ensuite décantée dans la principale et dernière difficulté de la journée. Il ne m’a presque rien manqué pour suivre le groupe de contre qui arrive pour la 5ème place, et je termine à la 15ème place finale.

Je tire un bilan très satisfaisant de cette course, la première de la saison où j’ai trouvé le niveau qui est mien, et où j’ai pris du plaisir à pouvoir peser sur la course. De plus il ne m’a pas manqué grand chose pour finir tout devant !

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Annemasse Belgarde et retour :

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Profil Annemasse Belgarde et retour

Cette course fut pour moi en revanche un peu plus difficile. En effet, il m’a été impossible de pouvoir lutter avec les hommes en forme et les purs grimpeurs après les nombreux efforts consentis la veille.  Une échappée importante est partie dans les premiers kilomètres de course, heureusement nous étions représenté grâce à mon jeune coéquipier Manuel Rudaz. J’ai donc passé un début de course plutôt tranquille. Ensuite, l’enchaînement des difficulté m’a confirmé que je ne pourrai pas peser sur la course aujourd’hui. J’ai donc décidé de me mettre au service de mon collègue Roland Thalmann très en forme ces derniers weekend, que j’ai replacé au pied de la dernière difficulté, avant de me relever et de terminer dans un gruppetto.

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Ce weekend de compétition était le dernier avant d’atteindre mes premiers objectifs de la saison. Je vais en effet participer ces prochains weekend au Prix des Vins Henry Valloton à Fully, course organisée par mon club, ensuite au Tour des Flandres espoir ainsi qu’à la Côte Picarde manche de coupe des nations, avant d’enchaîner avec Liège Bastone Liège et le Giro del Belvedere, course internationale en Italie.

À très vite

Simon

Maladie et team présentation

Bonjour,

Cela fait déjà quelques jours que je n’ai plus publié d’article! Alors voici les dernières nouvelles sur l’avancée de ma saison, qui ne commence, malheureusement, pas vraiment comme prévu.

Le retour de mon voyage au Maroc s’est avéré compliqué. Il est fort probable que j’y ai attrapé un virus car 2 jours après être rentré, j’ai souffert de gastro-entérite. J’ai malgré tout pu prendre part au Circuit des 4 Cantons le samedi suivant. Les sensations n’étaient pas excellentes, mais j’ai pu tenir mon rang et je termine à la 36ème position, bien au chaud dans le peloton. La victoire s’est une fois de plus jouée au sprint massif, sur un circuit final très sinueux et face à des équipes sur-représentées. Il était donc difficile de pouvoir espérer un résultat.

Mon entraîneur avait planifié 3 jours de pause après cette course. Malheureusement, je n’ai pas pu les apprécier pleinement car la maladie ne m’a pas lâchée et j’ai été contraint de consulter mon médecin jeudi soir. Ce dernier m’a prescrit des antibiotiques, car tout le bas de mon ventre était enflammé. J’ai également essayé de nombreuses techniques « naturelles » (riz, thé noir, bananes,…) pour me réguler mais rien n’y a fait.

Team Présentation

Traditionnelle photo d’équipe !

Vendredi 14.03 (le lendemain de ma visite chez le médecin) a eu lieu à Kriegstetten, la présentation de mon équipe la « Team Roth Felt ». Séances photos et visites des principaux sponsors ont rythmés cette magnifique journée ensoleillée. Voici un petit article s’y référant : http://sport-heute.ch/cs20141/cycling/264-roth-felt-das-neue-team-im-elite-rennsport

Le lendemain, l’équipe était alignée sur le difficile Gp des Carreleurs, en Alsace. Pour ma part, il était clair que je doivent déclarer forfait afin d’optimiser ma récupération et mon retour à la compétition.

La prise d’antibiotiques ayant eu un effet radical sur mon état de santé, j’ai décidé de prendre le départ du Tour du Canton de Wittenheim, épreuve toute catégorie, totalement plate qui s’est tenu près de Mulhouse. Motivé après une semaine sans le moindre entraînement, j’ai fais partie d’une échappée de 8 coureurs en début de course. L’équipe nationale d’Allemagne n’ayant pas de représentant dans le groupe, a été obligée de rouler et après plus de 30 minutes d’efforts nous nous sommes fais reprendre par le peloton. Dans le final, un groupe d’une vingtaine de coureurs a pu ressortir et se disputer la victoire. J’ai pour ma part finit à la 21ème place, prenant la 3ème position du sprint du peloton. Sur cette course toute plate, où il était impossible de faire la différence physiquement, et où aucune équipe n’est parvenue à contrôler la course, le bon groupe est sorti un peu chanceusement. Malgré la déception de ne pas avoir pu terminer à l’avant, je me montre tout de même plutôt satisfait d’avoir pu participer à cette compétition après la semaine difficile que j’ai vécue.

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1ère échappée de la saison