La Vuelta en chiffres et en images

Résumé de ma Vuelta a España 2016 en quelques chiffres et images :

– 21 étapes
– 3’713 kilomètres à travers l’Espagne (dont quelques un en France)
– 0 crevaisons
– 0 chute
– 102 heures de selle
– 52’200 mètres de dénivelé
– 86’538 Calories dépensées (=13kg de chocolat noir)
– 2 victoires d’étapes pour IAM Cycling
– 3h 34min de plus que Nairo Quintana pour rejoindre Madrid
– 1/2 journée de pluie sur l’ensemble de la Vuelta
– Plus de 30°C de température moyenne
– 16 hôtels visités
– 2’500 kilomètres de transfert en bus
– 450 kilomètres de transfert en train
– Plus 30 personnes de 10 nationalités différentes cohabitant jour et nuit (coureurs et staff)
– Quelques larmes de nostalgie en franchissant la ligne d’arrivée à Madrid

Mais surtout d’innombrables souvenirs et une expérience inoubliable! #VivaEspaña #TeamIAM #LV16

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Elu coureur le plus agressif de lors de la 3ème étape

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Avec le maillot de la montagne sur les épaules

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Mon collègue de Chambre Stake Laegen et moi au départ d’une de l’étape des Lagos de Covadonga

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Les Valaisans … à Calpe !!

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Photo prise lors du dernier Chrono de la Vuelta

Llucena. Camins del Penyagolosa - Spain

Mathias Frank (Suisse / IAM Cycling) pictured during stage 17 from Castellon to Llucena. Camins del Penyagolosa – Vuelta Espana 2016 – photo Sabine Jacob/Cor Vos © 2016

Jonas Van Genechten, grand vainqueur de la 7ème étape de la Vuelta

Tour of Croatia

Superbe course de reprise en Croatie, couronnée par le succès de mon collègue Norvégien Sondre Holst Enger lors de la dernière étape à Zagreb! Pour ma part, j’ai profité de cette semaine de compétition pour commencer à me reconstruire. L’ambiance au sein de l’équipe, la beauté des paysages ont contribué à la réussite de cette épreuve !

Tour d’Espagne, images

Voici quelques images de mon tout premier grand Tour, La Vuelta a Espagna! 3 semaines d’efforts, qui deviendront petit à petit, la plus formidable expérience de ma carrière cycliste!

Présentation d'équipe

Présentation d’équipe

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Prologue par équipe Marbella

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Le bus IAM Cycling, ma maison pour les 3 semaines de l’épreuve

Paysages espagnols

Paysages espagnols

Mario Chiesa, Directeur Sportif aux petits soins des coureurs

Mario Chiesa, Directeur Sportif aux petits soins des coureurs

échappé en compagnie de Vicente Reynes lors de la 18ème étape

échappé en compagnie de Vicente Reynes lors de la 18ème étape

Récupération glacée après les premières étapes canicules du Sud

Récupération glacée après les premières étapes canicules du Sud

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1ère arrivée en altitude

1ère arrivée en altitude

Madrid

Madrid

Gp d’Isbergues

J’ai eu la chance de participer dimanche 22.09 au GP d’Isbergues, manche de coupe de France professionnelle courue dans le Pas-de-Calais. Tout d’abord remplaçant, j’ai finalement été appelé pour venir participer à cette épreuve pour « sprinteurs », très souvent indécise à cause du fort vent qui souffle dans cette région découverte. Pas moins de 200 kilomètres étaient donc au programme ce weekend. Le parcours, plutôt plat dans sa partie initiale était ensuite un peu plus vallonné dans sa partie médiane avant de se terminer par 5 répétitions d’un circuit urbain long de 6 kilomètres. Les conditions météo étaient vraiment difficiles le matin à notre départ de l’hôtel : pluie et vent violent promettaient une course  des plus nerveuses ! Par chance, la pluie cessa, mais le vent s’intensifia encore à l’approche du départ.

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À la planche pour Heinrich Haussler

Ma consigne était de me glisser dans l’échappée matinale si plus de 4-5 coureurs parvenaient à prendre le large. Malheureusement, malgré plusieurs tentatives, un groupe de 8 coureurs parvint à s’échapper sans que personne de chez nous ne puisse les accompagner. Avec ce vent, la nervosité était à son comble. Plusieurs tentatives de bordures (notamment de l’équipe BMC), donnèrent du fil à retordre aux coureurs du peloton et plus particulièrement à l’équipe FDJ qui contrôla tout de même la course tout au long de la journée. J’ai fais de mon mieux pour rester placé à l’avant du peloton et protéger mes leaders du vent. Peu avant de rentrer sur le circuit final, mon capitaine de route Vicente Reynes me demanda d’aller aider l’équipe de la Française des Jeux afin de reprendre au plus vite l’échappée. je me suis donc mis au travail pendant environ 25 kilomètres en compagnie notamment de Pirmin Lang, et une fois le groupe de tête repris à l’entame du dernier tour, je me suis écarté et fini tranquillement à 3 minutes environ du groupe principal. Heinrich Haussler a bien conclu le travail de l’équipe en prenant la 3ème place au sprint, derrière Arnaud Demare et Yauheni Hutarovich ! 

Voici une vidéo du final où l’on voit bien le travail effectué pour reprendre l’échappée :

Le Grand Prix d’Isbergues était ma dernière course avant le Championnat du Monde de vendredi. Je suis vraiment satisfait de son déroulement. En effet, j’en ai profité afin peaufiner au mieux ma forme pour cette dernière échéance de ma saison 2014. Je vais rejoindre Ponferrada mardi dans la journée. Mon objectif sur ce championnat sera de vraiment faire mieux que l’an dernier à Florence où j’ai subi la course de bout en bout. Avec mes collègues de l’équipe nationale, nous abordons cette épreuve dans un état d’esprit positif et le Team Spirit mis en place depuis le début de la saison ne pourra que nous aider à porter haut les couleurs de Swiss Cycling.

Tour du Poitou Charentes (2.1)

Le tour du Poitou Charentes est une épreuve par étape longue de 4 jours et 5 étapes. Le classement général est généralement dominé par des spécialistes du contre-la-montre. En effet, la demi-étape du jeudi après-midi y est souvent décisive. L’ambiance au départ de ma 2ème épreuve sous le maillot IAM cycling était totalement différente de la Classique de l’Indre. Avec 3 coureurs capables de jouer les premiers rôles au classement général, dont le local de l’épreuve et multiple champion de France du contre-la-montre Sylvain Chavanel, l’équipe IAM Cycling faisait figure de favorite. Mais le plateau était vraiment relevé avec notamment Mark Cavendish, Thor Hushovd, Jean-Christophe Péreau ou encore Arthur Vichot. Mon rôle était clairement d’aider au maximum l’équipe. C’est donc sans autre ambition personnelle que celle d’être à la hauteur pour d’aider au mieux l’équipe que j’ai pris le départ de cette fameuse course à étape.

L’équipe présente sur le Tour du Poitou Charentes : Sylvain Chavanel, Martin Elmiger, Jérôme Pineau, Sébastien Reichenbach, Matthias Brändle, Kevyn Ista, Thomas Lövkvist et moi-même.

1ère étape :
La première étape était plutôt plate, mais un vent violent a rendu le peloton nerveux toute la journée. Les consignes au breafing étaient claires : rester proche de nos trois leaders, les protéger du vent et surtout ne pas se faire piéger. Je me suis donc attelé à cette tâche tout au long des 200 kilomètres de l’étape. La présence d’un sprint bonification après moins de 15 kilomètre a rendu le départ rapide, mais une échappée de 5 coureurs à très vite pris les devants et le peloton s’est donc calmé. Il fallait malgré tout toujours rester placé afin d’éviter tout risque de bordure. L’équipe Oméga Pharma a contrôlé la course toute la journée pour une arrivée au sprint et un succès de Mark Cavendish. A l’approche du circuit final, des routes soudainement plus dégagées ont étiré le peloton, mais sans que celui-ci ne casse vraiment. L’étape était donc promise à un sprint massif. Je n’ai malheureusement pas pu y prendre part, car j’ai été pris dans une chute à moins de 10 kilomètres de l’arrivée. L’étape a été remportée par Cavendish.

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Protéger Martin Elmiger (en rouge caché) du vent de côté

2ème étape :
Même scénario que la veille sur cette deuxième étape, mis à part une petite bosse dont le sommet placé à 6 kilomètres de l’arrivée pouvait servir de rampe de lancement pour nous afin de tenter de remporter l’étape. Nous avons donc prévu au breafing d’étirer le peloton à l’approche de cette difficulté afin de préparer une attaque de Sylvain. Malgré tous nos efforts, la bosse était en réalité un faux-plat montant et il fut donc impossible de vraiment créer de différence. Une fois mon travail effectué, je me suis relevé pour terminer tranquillement. Petite anecdote de la journée : une pause pipi qui a risqué mal tourner ! En effet peu de temps après m’être arrêté en compagnie de plusieurs autres coureurs, l’équipe Cofidis tenta un coup de bordure. Et c’est après une bataille de presque 10 kilomètre que nous avons pu enfin réintégrer le peloton.

3ème étape :
Le départ de cette 3ème étape, plus accidentée que les autres dans le final, était donné à 9h30. En effet, nous avions 2 étape à parcourir ce jeudi : 110 kilomètres en ligne le matin et 24 kilomètres de contre la montre l’après-midi. Souvent piégeuses les étapes du matin de ce genre sont bien généralement très rapides. Et celle-ci ne dérogea pas à la règle avec plus de 45km/h de moyenne. L’échappée a une nouvelle fois été parfaitement contrôlée par Omega Pharma et c’est au sprint que s’est jouée la victoire. Je termine dans le gros du peloton. Voici une vidéo postée sous la selle de Jérémy Roy où l’on me voit dans le final de cette étape (@ 2’10 ») :

4ème étape :
Loin d’être un spécialiste du chrono, je m’attendais à vivre une journée difficile. En effet, je n’étais monté qu’une seule fois sur le vélo de contre la montre avant cette épreuve. À ma grande surprise, tout se passa pour le mieux et j’ai réalisé un bon chrono… jusqu’à 5 kilomètres de l’arrivée ! Dans un virage sur la gauche, mon boyau a éclaté. Je me suis donc retrouvé une nouvelle fois au sol ! Et cette fois-ci bien râpé. Malgré tout cette journée fut une réussite, en effet Sylvain Chavanel s’est emparé du maillot de leader au terme du chrono et c’est avec pas moins de 3 représentants dans le top 10 que l’équipe se présenta au départ de la dernière étape.

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bien râpé après ma chute sur le contre la montre

5ème étape :
La dernière étape, une nouvelle fois proche des 200 kilomètres était plutôt plane dans sa partie « en ligne » avant d’arriver sur un circuit final casse-pattes a effectuer à 3 reprises. Chavanel en jaune, c’est tout logiquement que la responsabilité de contrôler la course nous incombait. Ma consigne était de rouler en compagnie de Thomas Lövkvist jusqu’à l’entrée du circuit. Il a fallu tout d’abord laisser sortir une échappée pas trop dangereuse et pas trop difficile à contrôler. Nous avons donc laissé sortir 6 coureurs dont le meilleur représentant au classement général était à plus de 4 minutes. Et pendant 150 kilomètres nous les avons gardés à 2 minutes environ. Une fois après avoir terminé mon boulot, mes autres coéquipiers on pris le relais ! Et c’est ainsi que nous avons pu remporter le Tour international Poitou Charentes !!

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au travail !

Cette semaine fut certainement une des plus extraordinaires expériences de ma carrière cycliste. Pouvoir profiter de l’encadrement de pointe de l’équipe IAM et aussi côtoyer des coureurs tel que Pineau, Chavanel, Elmiger ou Ista était vraiment génial. J’en ai vraiment profité pour emmagasiner un maximum d’expérience. Tous mes collègues étaient content du travail que j’ai pu fournir ( ITW de notre directeur sportif Eddy Seigneur http://www.directvelo.com/actualite/37039-tour-du-poitou-charentes-et-5-les-reactions.html ) et c’est avec joie que je me suis mis à la planche pour eux ! Cette semaine a été pour moi un bel exemple de ce qu’est le métier de coureur cycliste professionnel. Et le moins qu’on puisse dire est que cela m’a plu !

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porteur de bidons

Suite et fin de mon voyage au Maroc

Voici la deuxième partie du récit de mon voyage au Maroc ! Pendant lequel j’ai pris part à 2 autres compétitions. Veuillez-m’excuser pour le retard de parution de ce dernier, mais le retour en Suisse a été extrêmement compliqué et le temps m’a manqué !

Jour 5 : 2ème manche

Au programme de ce jour, un circuit de 55 km à effectuer 2 fois et demi (arrivée à l’opposé du départ), comprenant à chaque tour 2 passages de 10 km environ avec un très fort vent de côté.

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Bordures entre les dunes !

La course, rendue nerveuse par le vent, fut très rapide. En effet dès que l’occasion se présentait, l’équipe nationale marocaine tentait une bordure afin de faire exploser le peloton. Les premières tentatives échouèrent, car le deuxième groupe (dans lequel je me trouvais) a toujours réussi à profiter d’une portion vent de face pour réintégrer la tête de course. La troisième tentative fut la bonne, un groupe d’une quinzaine de coureurs (avec 10 marocains) ont réussi à prendre le large. J’ai réussi à en faire partie l’espace de 5 minutes, mais nous étions trop nombreux et il m’a été impossible de me cacher du vent. J’ai donc été repris par la deuxième bordure, le moral au fond des chaussettes après avoir manqué cette occasion.
Ensuite, kilomètre après kilomètre, nous avons commencé à reprendre un à un les coureurs présents dans le groupe de tête. En effet, l’équipe marocaine a continué le forcing dans le premier groupe jusqu’à se retrouver à 4 seulement.

Le forcing marocain en action

Le forcing marocain en action

Nous nous sommes donc disputé la 5ème place au sprint. Mon collègue Alexandre Mercier a pris la 8ème place et moi la 16ème après une tentative d’échappée manquée dans les 3 derniers kilomètres.
Rentrés à l’hôtel, avec des vélos dans un triste état, plein de sable et de saleté, nous avons proposé 300 dirhames (environ 30 francs suisses) au mécanicien de l’équipe du Maroc pour qu’il nous les nettoye. C’est avec joie qu’il accepta ! Et nous avons retrouvé le lendemain nos vélo dans un état impeccable !!

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Jour 6 et 7 : Étape express et voyage de retour compliqué !

Le départ de la dernière épreuve a été avancé à 8h du matin afin d’avoir assez de temps pour prendre notre avion prévu à 18h à Laayoune. Cette étape longue de 140 kilomètre et courue entièrement vent de dos fut avalée en moins de 2h35 (à plus de 54 km/h  de moyenne !!). Un groupe conséquent parvint à prendre le large en début de course grâce au vent des plus capricieux ! Mais la bonne entente présente dans le peloton, nous a permis de le reprendre à la mi course environ. C’est à ce moment des bordures se sont à nouveau formées. Mais au contraire des autres jours, nous avons laissé les coureurs marocains partir et grâce à une coalition entre les autres équipes nous avons pu les contrôler en restant à 50-100 mètres d’eux environ. La victoire s’est donc finalement jouée au sprint massif et c’est un coureur Bulgare qui s’est imposé devant 3 Italiens. Je termine à la 14ème place, n’ayant pas pu vraiment lutter dans le final faces aux autres équipes sur-représentées.
Une fois la ligne d’arrivée franchie, il a fallu parcourir les quelques 200 km qui nous séparaient de Laayoune (en voiture cette fois)  afin d’y prendre notre avion pour Casablanca. Malheureusement ce dernier a eu plus de 6h de retard, ce qui nous fit arriver  aux alentours de 3h du  matin à l’hôtel. Après cette courte nuit, nous avons à nouveau pris l’avion pour rentrer à Genève, puis le train pour rentrer en Valais.

Sympathique rencontre

Sympathique rencontre

Conclusion :

Ces 3 jours de courses au Maroc ont vraiment été une expérience formidable pour moi. J’ai pu y découvrir un nouveau pays, des gens fort sympathiques et surtout une manière de courir totalement différente de ce que l’on a l’habitude en Europe. Je pense que ces quelques jours ici m’ont permis d’acquérir du rythme et de me mettre en bonne conditions pour la suite de la saison. Le tout sera de récupérer efficacement des très (trop) nombreux voyages et transferts. Vous trouverez ci-dessous les résultats de ces trois courses ainsi qu’un interview du vainqueur de la première manche !

Résultats : http://www.votrecourse.com/resultat-challenge-de-la-marche-verte-648.html

Interwiew coureur marocain : http://www.directvelo.com/actualite/32173-maroc-toujours-le-couteau-entre-les-dents.html#.Uxd0I_mwba4

A bientôt

Simon

Championnats suisse 8.06

Ce samedi se sont déroulés les championnats suisses espoirs à Gippingen dans le canton d’Argovie. Le parcours long de 150 km, comprenait 2 boucles. Une première de 8 km plutôt plate, à effectuer 10 fois, et une 2ème bien plus difficile empruntant la bosse du Gp Gippingen. Le début de course à été très lent. Deux coureurs se sont échappés directement mais ils ne représentaient pas de réel danger. Malgré tout, derrière eux, personne ne voulait prendre en charge la poursuite. Ce fut donc à mon équipe de rouler pour maintenir l’écart. Après quelques tours, personne n’était venu nous aider, alors j’ai demandé à l’un de mes coéquipiers ( Gianluca Ocanha) d’attaquer afin de ne plus avoir à contrôler. Une fois qu’il est sorti, le peloton a recommencé à dormir. Deux tours avant d’attaquer le circuit final, j’ai décidé d’attaquer pour relancer l’allure. Étonnement, le peloton était tellement endormi que l’on m’a laissé sortir, nous étions 5. Je suis resté très calme et j’en ai fait le moins possible car je savais très bien que ce groupe n’irait pas au bout. Dans le dernier tour du circuit initial, nous avons repris mon coéquipier qui s’est mis à la planche pour moi.

Passage au sommet de la bosse

Passage au sommet de la bosse

Malgré tous ces efforts, je me suis fait reprendre au sommet du premier des sept passages sur la bosse. J’avais calculé de me faire reprendre à cet endroit, qui n’est pas le plus dur de la bosse afin d’économiser mes forces. Dès lors, je suis resté caché dans le groupe.  Dans toutes les bosses, sous l’impulsions de Stefan Kung, le groupe perdait des unités. Je me sentais vraiment bien mais j’évitais de le montrer et d’en faire trop. Finalement nous nous sommes retrouver à 4 devant avant d’attaquer le dernier grand prix de la montagne (Pellaud, Küng, Chavanne, Stüssi). Comme je me sentais encore très frais, j’ai décidé d’attaquer sur la partie la plus pentue de la bosse peu avant le sommet. J’ai réussi à sortir seul, personne n’a pu m’accompagner et j’ai parcouru en solitaire les 8 derniers km pour rallier l’arrivée. Mon coéquipier Colin Stüssi est venu parachever la belle performance de l’équipe en prenant la 2ème place. Bravo à lui, et surtout un grand merci à l’équipe qui a travaillé dès les premiers kilomètres du parcours et qui m’a surtout fait confiance !

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Photo: Werner Jacobs – radsport.ch

Cette victoire est la plus belle de ma carrière jusqu’à présent. C’est une réelle satisfaction après un début de saison compliqué, perturbé par la maladie et la mauvaise fortune. Depuis que j’ai réussi à me débarrasser de ma maladie, début mai, je ne pensais plus qu’à ce championnat. Jamais encore je n’avais préparé ainsi un objectif, cette course me prenait tellement la tête que déjà deux semaines avant la compétition j’avais parfois de la peine à m’endormir tellement j’y pensais. De plus, les bons résultats des derniers weekends m’ont aussi mis en confiance. Malgré toute cette pression que je me suis mise et l’envie de bien faire, j’ai réussi à rester calme et à ne pas trop en faire le jour J. C’est un immense pas en avant  pour moi qui ai souvent l’habitude de trop en faire durant les courses.

Podium du championnat suisse

Podium du championnat suisse

Mon programme pour ces prochaines semaines sera chargé. Je vais courir l’OberÖsterreich Rundfahrt en Autriche du 14 au 16 juin. Puis je participerai au championnat suisse de chrono espoir le mercredi 19 ainsi qu’au championnat suisse élite sur route le 23 juin. J’espère pouvoir profiter encore de ma bonne forme du moment et ainsi continuer ma série de bons résultats.