Championnat du Monde U23

Ponferra, ville située au nord ouest de l’Espagne, entre St Jacques de Compostel et Madrid était cette semaine le théatre des championnats du monde de cyclisme sur route et contre-la-montre. Après la médaille de bronze de Stefan Küng dans sur le chrono, l’équipe Suisse espoir forte de 6 représentants (Stefan Küng, Thery Shir, Fabian Lienhard, Lukas Spengler, Tom Bohli et moi-même) faisait figure d’outsider. Le circuit de ce championnat ressemblait plus ou moins à celui de l’année dernière à Florence. 10 répétitions d’un circuit de 18.2km comprenant 2 difficultés, une de 4 kilomètres à 5% de pente moyenne et une autre moins longue mais plus raide.

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Au sein du peloton du Championnat du monde de Ponferrada

Je me suis élancé sur ce parcours qui me convenait plutôt bien, avec une grande motivation et surtout l’envie de « terminer ma carrière d’espoir » de la meilleure des manières.

Les premiers tours de circuit s’annonçaient particulièrement nerveux et dangereux. Il était donc capital de rester le mieux placé possible en tête de peloton afin d’éviter les chutes ou autres pièges. Tout se passa bien pour moi pendant cette épreuve, bien en jambes et très concentré, j’ai pu aborder les derniers tours avec le maximum de fraîcheur physique. En effet, il est vite devenu clair que la décision n’allait pas intervenir avant la dernière répétition du circuit. Nous nous sommes présentés à environ 60 à l’entame du dernier tour. Après une courte discussion avec mes coéquipiers nous nous sommes dit que la meilleure chance pour l’équipe de faire un résultat était Fabian Lienhard et que si l’occasion se présentait, il faudrait tenter de l’aider. Finalement à l’entame de la dernière bosse, je me suis retrouvé en 4ème position et poussé par la motivation de ne pas avoir de regrets, j’ai décidé de tenter ma chance et d’attaquer. Ce fut finalement une petite erreur de ma part de partir si tôt car à mi-bosse, les forces commencèrent à me manquer et j’ai été repris avant d’être légèrement distancé par le groupe des favoris. C’est dommage car sur le contre c’est le norvégien Bystrom qui s’échappe pour aller remporter le titre ! Je prends pour ma part la 43ème place. Bravo à Fabian qui termine 12ème.

Ainsi se terminent mes 4 années dans la catégorie espoir U23 ! Malgré la déception de ne pas terminer dans le premier groupe, je peux tout de même me montrer satisfait de ma course et profiter pleinement de la coupure annuelle ainsi que de mon voyage du côté de l’Australie !

Chute à l’entraînement

Victime d’une vilaine chute hier à l’entraînement en montant (!) Le col du Julier dans les Grisons, je vais devoir observer quelques jours de repos forcé. Diagnostic : rupture partielle du tendon subscapulaire, muscle déchiré et fissure latérale soupçonnée de la clavicule. La préparation de ma fin de saison et donc de mon stage chez Team IAM Cycling sont donc fortement perturbés. J’espère malgré tout pouvoir remonter sur mon home-trainer d’ici 2-3 jours et sur la route d’ici une semaine.

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De 53km/h à 0 en … 1 seconde

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Stagiaire chez IAM Cycling !

Je suis très fier de vous annoncer que je serai stagiaire pour l’équipe continentale professionnelle IAM Cycling Team et cela à partir du 1er août et jusqu’au terme de la saison ! En d’autres mots, IAM m’ont engagé « à l’essai » jusqu’en octobre. Ce stage sera pour moi l’occasion de découvrir le monde du cyclisme professionnel et restera à coup sur une expérience inoubliable ! En effet, prendre part à quelques courses avec l’une des plus grandes équipes du peloton professionnel est un cap important de ma carrière. Il me permettra de continuer ma progression même si cela ne s’annonce pas de tout repos !

Mon programme de course n’est pas encore totalement défini, mais je devrais normalement prendre part au Tour du Limousin (2.1), à la Classique de l’Indre (1.1), ainsi qu’au Tour du Jura (1.2) et au Tour du Doubs (1.1).

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Photo IAM Cycling

Un grand merci à IAM cycling et en particulier à son fondateur Michel Thetaz de me faire confiance pour ce stage ! Je suis très fier d’avoir la possibilité de porter les couleurs d’une équipe du calibre de IAM. Afin de les porter le plus haut possible, je suis actuellement entrain de me préparer en altitude. Une partie en solitaire sur les hauteurs de Thyon 2000, puis en participant à un camps d’entraînement de 10 jours avec l’équipe nationale U23 à St Moritz, dans les Grisons.

Voici un petit article paru dans le Nouvelliste : http://www.lenouvelliste.ch/fr/sports/cyclisme/simon-pellaud-engage-par-iam-des-le-1er-aout-487-1323992

Championnats d’Europe U23, Nyon

Avec un peu de retard, voici un court résumé de ma course ! C’est avec une équipe forte que la Suisse a pris le départ du championnat d’Europe couru à domicile, à Nyon. En effet, Stefan Küng a remporté la course contre-la-montre le vendredi précédent la course en ligne. Le parcours convenait bien à une course de mouvement. En effet, le circuit long de 14.4 km a effectuer à 12 reprise était très nerveux avec une descente sinueuse précédent la principale difficulté du parcours : un « mur » d’un plus de 500m situé à 2 km de l’arrivée.

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L’épreuve a bien commencé pour l’équipe nationale, en effet Thery Schir a pu prendre l’échappée matinale composée de 7 coureurs. Ainsi nous étions tranquille dans le peloton et nous avons pu laissé la responsabilité de la poursuite à d’autres équipes. La difficulté principale sur ce parcours était de pouvoir rester placé avant la descente précédent la bosse. Grâce à une équipe très soudée, nous avons pu bien nous imposer dans le peloton et rester bien compact à l’avant. Au fil des tours et à cause d’un violent orage, le peloton s’est écrémé peu à peu. Malgré la présence de l’échappée à l’avant, les attaques étaient incessantes, et dans chacune d’entre elles un coureur de l’équipe Suisse était présent, chacun son tour. Ce team spirit nous a permis d’économiser un maximum d’énergie. L’échappée a été revue à un tour de l’arrivée sous l’impulsion de l’équipe de Russie. A ce moment nous étions plus que 40 coureurs dans le peloton sur les 200 présents au départ. Et à l’exception de Thery, toute l’équipe était présente aux avant postes ! Une arrivée au sprint en petit comité se profilait. Et dans ce cas là, le coureur le plus rapide était Tom Bohli et nous avions discuté de travailler pour lui. Mais tout ça était sans compter sur Stefan Küng qui a attaqué sur le sommet du parcours et a terminé légèrement détaché pour remporter son deuxième titre européen en moins de 3 jours.

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Mes sensations étaient plutôt bonnes sur cette course qui était extrêmement importante pour moi et pour l’équipe. A l’attaque en début de course, puis dans les groupes de contre, j’ai participé au travail de sape de l’équipe nationale. Il m’a manqué seulement 5 positions et un peu de fraîcheur lors du dernier passage dans la bosse qui m’a été fatal. Je termine donc à la 39ème place à une trentaine de secondes du vainqueur du jour.

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Swiss Cycling à offert la possibilité à quelques coureurs U23 de participer à un mini-stage d’entraînement à Granges en compagnie de la totalité des coureurs  professionnels suisses sur route. L’idée du sélectionneur national Luca à Guercilena est de créer un meeting annuel permettant de favoriser une dynamique d’équipe lors des championnats du monde et des Jeux Olympiques (seuls rendez vous en équipe nationale pour les professionnels). Deux entraînements en groupe ainsi qu’une petite théorie étaient au programme de ces 2 jours. Pour ma part j’ai eu du plaisir à pouvoir côtoyer ces coureurs en dehors d’un cadre de compétition, et donc dans un climat plus détendu. 

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Or mis Mathias Frank, excusé, tous les coureurs professionnels suisses étaient présents à Granges cette semaine.

 

 

Gp Gippingen 1.HC

Sélectionné hier en équipe nationale pour la classique suisse : le Gp d’Argovie, j’ai eu la chance de participer à la première course au plus haut niveau de ma carrière. En effet, mis à part l’équipe nationale Suisse, toutes les autres équipes étaient de niveau Continental Professionnel ou Pro Tour. Cette épreuve classée 1.HC au calendrier UCI se déroule sur le parcours du championnat suisse U23 de l’an dernier. 15 tours de 12.1 kilomètres comprenant une belle bosse étaient au programme de cette journée.
Voici la liste des coureurs présents au départ. La plupart d’entre eux seront alignés dès samedi sur le Tour de Suisse. http://www.procyclingstats.com/race/GP_du_canton_d_Argovie_2014-Startlist

Motivé à essayer de prendre part à l’échappée du jour, j’ai tenté ma chance dès le kilomètre zero. Nous sommes sortis à quatre coureurs, mais malheureusement l’équipe IAM n’était pas représentée et nous avons été repris après 5 kilomètres sur le sommet de la première répétition de la bosse du jour. Peu de temps après un groupe de 3 coureurs dont mon coéquipier du jour Mirco Saggiorato s’est échappé. Le peloton contrôlé par l’équipe MTN Qhubeka a laissé faire et le groupe de tête a pris jusqu’à 10 minutes d’avance. Au sein du peloton, avec les autres coureurs de l’équipe nationale nous avons tenté de rester le mieux placé possible afin d’éviter les cassures dans la descente et donc de perdre des forces inutilement.

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La forte chaleur présente dans la bosse rendait capital de s’hydrater correctement. Le passage au ravitaillement était donc un passage clef du parcours. La course s’accélérant progressivement tour après tour devint réellement difficile dans les 3 derniers passage de la bosse. Quelque peu décroché dans l’antépénultième tour, j’ai pu réintégrer le peloton au pied de l’avant dernière difficulté. Je me suis accroché jusqu’à mi-ascension environ avant de me faire définitivement lâcher par ce qu’il restait du groupe des favoris. Une fois à l’arrière, j’ai tout de même décidé de maintenir mon effort et de profiter jusqu’au bout de cette journée. Je termine à la 54ème place, à 2’30 du groupe de tête.

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Concentré peu avant le départ du Gp d’Argovie

Personnellement, cette journée fut une belle expérience pour moi. Jamais mis en difficulté avant les 3 derniers tours, j’ai pris beaucoup de plaisir à participer à cette épreuve et à côtoyer des coureurs de classe mondiale. Étant un des seuls amateurs au départ (avec mes collègues de l’équipe nationale), mon seul petit regret est d’avoir manqué l’échappée matinale en début de course qui aurait été un bon moyen pour me mettre en évidence.
La suite de mon programme est un mini-stage avec l’équipe nationale à Macolin afin de préparer le championnat d’Europe du 13 juillet prochain, puis l’OberÖsterreich Rundfahrt course à étape de 3 jours.

Paris Roubaix 1.2U

Paris Roubaix, surnommé l’Enfer du Nord, est l’une des épreuves mythiques du calendrier cycliste. La version espoir de cette épreuve est longue de 189 kilomètres et comprend 21 secteurs pavés (pour un total de plus de 35 kilomètres). J’ai déjà participé à cette classique lors de mes deux premières années chez les espoirs. C’est donc avec quelques ambitions que j’ai pris le départ de cette course très compliquée tactiquement.

 

 

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description des divers secteurs pavés !

Lors des 50 premiers kilomètres dépourvus de secteurs pavés, j’ai tenté à quelques reprises de prendre l’échappée matinale. Mais sans succès. Un groupe de 16 coureurs a pris rapidement une belle avance. Ce fut une erreur de ne pas en faire partie car toutes les grosses équipes y étaient représentées, ce qui créa une mauvaise entente au sein du peloton. Malgré tout, sentant que mes jambes répondaient bien, je me suis appliqué à entrer dans tous les secteurs pavés, placés dans les premières positions. En effet cette course se joue surtout au placement et il faut éviter à tout prix de se faire prendre dans une chute ou d’avoir un incident mécanique. Tout se passa pour le mieux grâce au gros travail effectué pour se replacer continuellement.

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L’entrée du secteur du Chemin des Prières

Malheureusement, le peloton temporisait beaucoup trop entre les secteurs pour espérer revoir un jour l’échappée qui a pris jusqu’à 4 minutes d’avance. J’ai tenté à plusieurs reprises de profiter de ces passages d’asphalte afin de tenter ma chance, mais sans succès. A contre temps presque toute la course, j’ai manqué un groupe de 15 coureurs sorti peu avant le secteur du Carrefour de l’Arbre sur lequel j’ai été encore victime d’un saut de chaîne. Je termine à la 44ème place.

20140530_200357Le déroulement de cette course m’a vraiment déçu. Après avoir manqué l’échappée matinale de très peu, j’ai toujours gardé espoir qu’une équipe puisse s’organiser et permettre un regroupement général. En effet très à l’aise sur les secteurs pavés et toujours placé dans les moments clés, j’aurais préféré une course de mouvement plutôt que la course d’attente que l’on a vécu. Paris Roubaix est une classique très spéciale sur laquelle il faut pouvoir composer entre force, courage et réussite et disons que l’alchimie n’a pas pris comme prévu ce dimanche.

Côte Picarde 16.04

3 jours après le Tour des Flandres s’est déroulée la deuxième manche de coupe des nations U23 : la Côte Picarde. Ayant déjà participé à cette course l’année dernière, je l’avais placée parmi mes principaux objectifs de la saison (voir ici). Premièrement car la coupe des nations est la meilleure vitrine dont un coureur espoir dispose pour se montrer à son avantage, mais aussi et surtout car le parcours proposé ici en Picardie me convient à ravir. Longue de 180 km, cette course se termine par un circuit final accidenté (comprenant 2 difficultés de 1.5 km environ) et exposé au vent à effectuer à deux reprises.

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Le peloton de la Côte Picarde

Le début de course était propice aux bordure et fut rapide. Mais aucune des tentatives (allemandes, belges et hollandaises) à faire exploser le peloton ne furent réellement efficaces. Une échappée de cinq coureurs parvint à prendre le large. Ils comptèrent jusqu’à huit minutes d’avance, mais grâce au travail des équipes de Norvège et du Danemark, nous les avons repris à l’entame de la boucle finale.

Montée finale

Afin d’économiser un maximum d’énergie et de minimiser le risque de chute, il était vraiment capital de débuter les difficultés finales dans les premières positions du peloton. Ce fut chose faite grâce à l’aide de mon coéquipier Lukas Spengler qui a vraiment effectué un super travail pour me replacer! Au vue du scénario présenté les années précédentes sur cette course, j’avais décidé de rester le plus calme possible et de ne rien tenter avant la dernière difficulté de la journée. Je suis donc resté à l’avant du peloton en tachant de m’économiser un maximum jusqu’à 15 kilomètres de l’arrivée. C’est à ce moment que le Belge Jens Wallays décida d’attaquer. Étant parfaitement placé à ce moment, j’ai sauté dans sa roue. Nous sommes sortis en compagnie d’un coureur kazakh. Six coureurs nous ont rejoints dans le dernier GPM. Nous étions donc 9 à l’avant à 10 kilomètres de l’arrivée. Notre avance n’a jamais dépassé les 15 secondes, mais l’entente dans le groupe était bonne et nous a permis de nous disputer la victoire !!

Le Belge Jens Wallays attaqua à 1.5 kilomètres de l’arrivée. Il parvint à nous piéger. Personne n’a voulu faire l’effort pour boucher le trou de peur de le payer lors de l’emballage final. La victoire était donc jouée. Mais il restait les deux dernières places du podium à nous disputer au sprint. A ce petit jeu là c’est le pistard français Thomas Boudat qui s’est montré le plus rapide, devançant de peu le danois Søren Kragh Andersen. Je prends pour ma part la 3ème place du sprint et donc la 4ème place finale. Bien placé en 2ème position au moment de lancer le sprint, il m’a été impossible de déborder mes deux adversaires du moment.

Arrivée de la Côte Picarde 2014

Arrivée de la Côte Picarde 2014

Je suis très satisfait de ce résultat. Il me reste seulement une pointe d’amertume de ne pas avoir osé tenter ma chance comme l’a fait le coureur belge. Mais c’est déjà une très grande satisfaction de pouvoir peser à ce point sur une course comme celle-ci et surtout de pouvoir arriver en excellente condition sur un objectif que je m’étais fixé de longue date. De plus les résultats obtenus lors de ces deux dernières épreuves permettent à l’équipe nationale de figurer à la 3ème place derrière la Belgique et la Hollande (voir le classement ici) ! Les points récoltés nous assurent aussi une place au prochain tour de l’Avenir.
Je tiens à remercier tous mes collègues Lukas Spengler, Thery Schir, Maxime Froidevaux, Gianluca Ocanha et Lars Schnyder pour leur aide et leur confiance ! La belle perfomance de l’équipe est complétée par la belle 18ème place de mon camarade de chambre Théry Schir !

Classements : http://www.directvelo.com/actualite/33181-la-cote-picarde-classement.html

Tour des Flandres U23 12.04

 

 

 

Première manche de coupe des Nations espoir, le Tour des Flandres s’est déroulé hier à Oudenaarde. Disputée par équipes nationales, cette classique longue de 165 kilomètres est très particulière car elle est jonchée de nombreux monts et secteurs pavés dont voici le détail :

 

11 km – Zone de pavés: Varentstraat (2000 m)
20 km – Côte 1: Kluisberg (925 m – Gem. 6,8% – Max. 14,5%)
28 km – Côte 2: Knokteberg (1100 m – Gem. 8% – Max. 13%)
38 km – Côte 3: Muziekbos (600 m – Gem. 6,6% – Max. 8%)
46 km – Côte 4: Pottelberg (1300 m – Gem. 6,5% – Max. 7,5%)
64 km – Côte 5: Guilleminlaan (2600 m)
88 km – Côte 6: Valkenberg (540 m – Gem. 8,1% – Max. 12,8%)
96 km – Côte 7: ‘t Hostellerie (1275 m – Gem 5,1% – Max 9%)
105 km – Côte 8: Molenberg (463 m, 300 m pavés) – Gem. 7% – Max. 14.2%)
107 km – Zone de pavés: Kerkgate (3000 m)
114 km – Zone de pavés: Kattenberg (1200 m)
126 km – Côte 9: Steenbeekdries (700 m pavés) – Gem. 5,3% – Max. 6,7%)
129 km – Côte 10: Taaienberg (530 m, 500 m pavés) – Gem. 6,6% – Max. 15,8%)
133 km – Côte 11: Eikenberg (1200 m pavés) – Gem. 6,2% – Max. 10%)
137 km – Zone de pavés: Kattenberg (1200 m)
149 km – Côte 12: Steenbeekdries (700 m (pavés) – Gem. 5,3% – Max. 6,7%)
152 km – Côte 13: Taaienberg (530 m, 500 m pavés) – Gem. 6,6% – Max. 15,8%)
156 km – Côte 14: Eikenberg (1200 m pavés) – Gem. 6,2% – Max. 10%)
160 km – Zone de pavés: Kattenberg (1200 m)

L’enchaînement de ces difficultés et les routes étroites qui rendent le positionnement au sein du peloton capital ont rendu la course et les coureurs très nerveux. Les chutes ont été très nombreuses tout au long du parcours (sur 6 coureurs de mon équipe, 3 ont chuté lourdement !).

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La chute de Stefan Küng lors de l’emballage final !

 

L’équipe Suisse avait fière allure sur le papier avant ce Ronde 2014, les 6 coureurs présents étaient compétitifs et motivés. Grâce à la présence de Stefan Küng et Gabriel Chavanne, nous possédions 2 coureurs d’expérience capables de jouer la gagne.

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Tom Bohli, Simon Pellaud, Lars Schnyder, Thery Schir, Stefan Küng et Gabriel Chavanne

Le départ fut comme souvent tendu et rapide jusqu’à ce que l’échappée matinale prenne le large. Une fois cette échappée de cinq coureur parti, le peloton calma son allure et ce jusqu’à l’approche du Molenberg, premier mont pavé de la journée qui précède l’entrée sur le circuit final. C’est en effet à partir de ce moment que la course se décanta, car ce circuit est très difficile et redouté. Malgré les bonnes sensations, j’ai été victime de mon mauvais placement lors du premier enchaînement des monts pavés sur le circuit. Quelque peu distancé par le gros du peloton j’ai réussi à garder mon calme et à l’entame du dernier tour, le groupe dans lequel je me trouvais à pu réintégrer la tête de course.

120414/ Ronde Van Vlaanderen/ Beloften/A partir de ce moment-là, ayant bien compris mon erreur je n’ai plus quitté les dix premières positions du groupe. Bien m’en à pris car après le dernier enchaînement Taaienberg/Eikenberg le peloton se scinda en plusieurs morceaux et une vingtaine de coureurs dont Stefan Küng et moi avons pu prendre le large.
À quatre kilomètres de la ligne d’arrivée, le 2ème groupe était pointé à dix secondes seulement. Après une courte discussion avec mon coéquipier, qui tenait à faire le sprint, j’ai décider de me sacrifier pour lui et de rouler afin d’empêcher le retour du groupe qui était lancé à notre poursuite. Après avoir donné tout ce qu’il me restait pendant 3 kilomètres, je me suis écarté sous la flamme rouge. Malheureusement tout ne se passa ensuite pas comme prévu. Une grosse chute vint entacher le sprint final et empêcha Stefan d’obtenir un résultat. Je parvins pour ma part à l’éviter de justesse et je termine à la 11ème place.

Résultats : http://www.procyclingstats.com/race/Ronde_van_Vlaanderen_Beloften_2014

Au final, je me montre très satisfait de cette course. Elle faisait partie des objectifs que j’avais annoncés dès le début de saison. J’ai pris beaucoup de plaisir à pouvoir lutter contre les meilleurs coureurs espoirs du moment. J’espère maintenant pouvoir profiter de cette bonne dynamique sur compétitions à venir !

*Photos : Marc Van Hecke

Giro del Belvedere et Coupes des Nations

Bonjour,

Ces dernières semaines ont été très chargées pour moi. En effet, 5 jours de course en 12 jours, dans pas moins de 4 pays différents étaient au programme. C’est la raison pour laquelle je n’ai pas eu le temps de poster d’article plus tôt. Ces 5 course toutes réservées aux coureurs de moins de 23 ans réunissaient les meilleurs coureurs espoirs du monde. Ces courses sont vraiment l’endroit idéal pour démontrer que l’on a le niveau pour passer professionnel et la plupart des grandes équipes du peloton suivent de près les résultats pour dénicher les futurs talents. C’est pour cette raison que j’avais planifié avec mon entraîneur d’arriver en forme sur ces courses pour espérer m’y faire remarquer quelque peu. Malheureusement tout ne se passa pas comme prévu.

Lundi 1er avril. Giro del Belvedere UCI 1.2 U23
Le parcours pas très difficile au début se terminait par un circuit à effectuer à deux reprises contentant une bosse de 2km avec des passages à 20%. J’ai réussi à prendre l’échappée matinale. Nous étions 12 devant, et avons pris plus de 5 minutes d’avance sur un peloton pas très organisé. Malheureusement je n’ai pas réussi à suivre le rythme imposé par les meilleurs lors du premier passage dans la bosse. Je n’étais pas dans un très bon jour. Je suis déçu car les 2 plus forts de l’échappée se sont disputés la victoire, le peloton n’étant jamais rentré. Je termine pour ma part dans un groupe d’attardés.

Mardi 2 avril. Gp Palio del Recioto UCI 1.2 U23
Le lendemain, à un peu plus d’une heure de route de là s’est déroulé le Gp Palio del Recioto. Le parcours trop montagneux pour moi ainsi que les efforts consentis la veille m’ont coûté et j’ai très vite été contraint à l’abandon.

Samedi 6 avril. Tour des Flandres 1ère manche de Coupe des Nations Espoirs en Belgique.
Après un long voyage direction la Belgique, j’étais aligné sur le Tour des Flandres U23, sous le maillot de l’équipe nationale. Cette course mythique au parcours très sélectif, jonché de nombreux monts et secteurs pavés aurait dû bien convenir à mes caractéristiques. Malheureusement, j’ai été victime de deux crevaisons, dont une dans le final, au début du plus long secteur pavés du parcours. Étant donné le numéro de voiture très élevé (n°20) que nous possédions, il m’a été impossible de rentrer sur le peloton après mon incident. J’étais malgré tout très motivé à finir cette course, mais les commissaires m’ont arrêtés lors du dernier passage sur la ligne d’arrivée.

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En attente de dépannage sur le Tour des Flandres U23

 

Mercredi 10 avril. La Côte Picarde, deuxième manche de la Coupe des Nations Espoirs en France.
Étant bien placé sur la ligne de départ, j’ai décidé de tenter de prendre l’échappée matinale. Chose que j’ai faite, nous sommes sortis à 3 dès les premiers hectomètres, puis nous avons été rejoins par 5 autres coureurs. L’entente était bonne, mais malheureusement, l’équipe des Pays Bas n’était pas représentée à l’avant et à donc décidé de rouler. Nous avons été repris après 25km.
Les jours se suivent et se ressemblent. J’ai été victime d’une nouvelle crevaison en pleine bosse dans le final, alors que j’étais très bien placé à l’avant d’un peloton qui  était entrain de perdre de nombreux éléments. Pour cette raison, la voiture a mis très long à venir me dépanner et il m’a été impossible de rentrer dans le premier groupe malgré les bonnes sensations et la rage que cet incident m’a provoqué. Je termine dans le gruppetto.

Samedi 13 avril. Le ZLM troisième manche de Coupe des Nations Espoirs en Hollande.
Cette dernière course avec l’équipe nationale fut pour moi un véritable calvaire. En effet, je me suis levé diminué par un refroidissement. Le parcours entièrement plat et propice aux bordures dès le départ donna lui à une véritable guerre de placement. Un groupe de 18 est sorti d’entrée. J’étais devant dans le premières positions mais incapable de suivre. Et ensuite le peloton a de nouveau été coupé en plusieurs groupes et j’ai été lâché, avant la mi-course.