Baloise Belgium Tour

Après avoir passé une dizaine de jours en Belgique chez mon collègue Julien Tarmarcaz, puis chez mon coéquipier belge Dries Devenyns (pendant lesquels j’ai pu bien m’entrainer et surtout repérer les deux étapes clef du Tour de Belgique) j’ai repris la compétition à l’occasion du Tour de Belgique.

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Prologue du Tour of Belgium

Prologue :
« 4 semaines après le tour du Yorkshire, j’ai pris le départ aujourd’hui du Tour de Belgique, qui a débuté par un prologue dans les rues de Bornem. L’équipe a réalisé une superbe performance puisque la victoire est revenue à Matthias Brändle et Martin Elmiger a pris la 4ème position! Pour ma part, la condition est bonne et je me réjouis de participer dès demain à la défense du maillot rouge de leader, sur une étape toute plate mais qui s’annonce venteuse… donc nerveuse!! »

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À la planche pour la défense du Maillot rouge de Leader de Matthias Brändle

1ère étape :
La première étape fut plutôt calme, 6 coureurs d’équipes continentales se sont échappés dès le départ de course et avec mon coéquipier norvégien Sondre Holst Enger, puis avec l’aide de Marcel Aregger, nous avons contrôlé l’écart, leur laissant jusqu’à 5 minutes d’avance. Une fois le dernier rescapé avalé par le peloton, c’est au sprint que s’est joué la victoire qui est revenue à Tom Boonen. À noter la très belle 4ème place de mon collègue de chambre Jonas Van Genechten.

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Dernier passage sur la ligne d’arrivée

2ème étape:
Une étape flandrienne, courue sur les secteurs pavés et Monts du Tour des Flandres était au programme du jour. Il a été plus compliqué de contrôler la course aujourd’hui, car le vent violent à rendu le peloton plutôt nerveux. Après une heure de lute intense, une échappée comprenant notamment Rohan Dennis, actuel 2ème du général a pris les devants. Il nous a donc fallu nous démener un peu plus que la veille pour les contenir et contrôler l’écart au dessous des 3 minutes. Notre travail en tête de peloton ainsi que l’enchainement des monts et secteurs pavés qui s’en est suivi a suffit à amincir tout d’abord l’écart mais aussi le nombre de coureurs présents dans le peloton. La victoire est revenue aujourd’hui à Arnaud Demare, Matthias Brändle conserve quant à lui son maillot de leader!

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À l’avant du peloton sur les pavés flandriens

3ème étape:
Journée plus calme pour IAM Cycling aujourd’hui sur le Tour de Belgique, en effet, le rapproché des sprinteurs au classement général nous poussa à laisser le contrôle de la course à leurs coéquipiers. En effet si soit Tom Boonen, soit Arnaud Demare gagnait cette étape, ils auraient dépossédé Brändle de son maillot de leader. J’ai donc pu profiter pour étape casse-pattes pour prendre une « journée de repos », en me relevant dans le final. J’ai ainsi pu refaire un peu de jus pour la dernière étape annoncée très difficile. Dans le final, Matthias Brändle a réussi à grappiller quelques secondes de bonifications qui lui a permis de conserver son maillot de leader!! C’est donc tout de roue vêtu qu’il prendra le départ de la dernière étape.

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De retour dans le peloton après une petite pause pipi!

4ème étape :
« Mon Tour de Belgique ne s’est malheureusement pas terminé de la meilleure des manières. J’ai été contraint à l’abandon lors de la dernière étape après avoir été percuté par un coureur de l’équipe Veranda Willems dans la descente de la côte de Stockeu alors que je roulais en tête de peloton! C’est un peu dommage de terminer cette superbe semaine de cette manière car après tous les efforts consentis ces derniers jours, j’avais à cœur d’aller le plus loin possible pour défendre le maillot de leader de Matthias Brändle! Martin Elmiger a quant à lui pris la 10ème place de l’étape qui lui a permis de terminer 5ème du général final. » Le bilan de la semaine est pour le moins satisfaisant pour l’équipe avec 1 étape, 4 jours avec le maillot de leader et une 5ème place au général! Ma prochaine course sera le Grand Prix d’Argovie jeudi 11 juin, avant de prendre la direction de Baku et les Jeux Européens!

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La bonne ambiance régnait chez IAM Cycling pendant cette semaine belge.

 

 

Tour de Yorkshire 1-2-3 mai

Pour mon retour à la compétition après 5 semaines « d’inactivité », j’ai eu la chance de participer à la 1ère édition du Tour de Yorkshire. Un très nombreux public était attendu tout au long des 3 jours de course au profil très accidenté!

1ère étape :

Un temps froid et venteux nous a accompagné tout au long des 174km de l’étape. Le profil reçu dans le road book était pour le moins trompeur, il aurait pu laisser présager un sprint d’une soixantaine de coureurs, mais il n’en fut rien! En effet, les routes du nord-est de l’Angleterre réserve bien des surprises! La répétition de difficultés non répertoriée eu tôt fait de faire exploser le peloton. Les bonnes sensations de ces derniers jours à l’entraînement se sont confirmées aujourd’hui. Les jambes tournaient plutôt bien malgré les forts pourcentages du jour! J’ai pu « faire la course » jusqu’à environ 20km de l’arrivée où 10 coureurs (Voeckler, Nordhaug, Sanchez…) sont sortis et ne seront plus revus. Pas représentés à l’avant, nous avons dû rouler pour relier l’arrivée, dans ce qu’il en restait du peloton.

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à l’attaque dans le final de la 1ère étape

2ème étape :

Après les abandons de deux des coureurs les plus rapides du peloton (Marcel Kittel et Ben Swift) à l’issue de la première étape, notre sprinter Matteo Pelucchi faisait figure de grand favori pour cette étape promise à un sprint massif dans les rues de York. C’est donc tout naturellement que le contrôle de la course nous revint. Tout ne se passa malheureusement pas comme prévu en début de course et 8 coureurs ont réussi à prendre plus de 7 minutes (alors que nous avions prévu de ne pas laisser sortir plus de 4 coureurs et de les contenir à 3-4 minutes). La poursuite fut donc plus compliquée et couteuse en énergie que prévu. J’ai travaillé en tête de peloton jusqu’à 10 kilomètres de l’arrivée. L’échappée a finalement été reprise à moins de deux kilomètres de l’arrivée !! Matteo Pelucchi a pris la 2ème place de l’emballage final battu sur la ligne par Moreno Hofland. Il est certain que Matteo aurait pu espérer à mieux si Vicente Reynes avait pu l’épauler dans les dernier kilomètres au lieu d’avoir eu à se sacrifier plus tôt dans l’étape afin de reprendre l’échappée. Le contrôle d’une échappée commence en effet dès les premiers kilomètres de course et nous en avons fait l’expérience aujourd’hui!

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Quel monde tout au long des routes du Yorkshire !!

3ème étape :

La dernière étape « Queen Stage » de ce tour du Yorkshire était longue de 164km, pour plus de 3000m de dénivelé positif! Le Team Sky contrôla la course tout au long de la journée afin de protéger le maillot azur de Lars Peter Nordhaug. Chez IAM la consigne était claire : « minimum un mec dans l’échappée » car si la victoire se dispute entre costaud, il serait très dure d’espérer faire un résultat. Mon camarade de chambre norvégien Sondre Holst Enger parvint à se glisser dans la matinale. J’ai donc ensuite tâché de rester placé au mieux à l’avant du peloton sur ces routes tortueuses pour économiser un maximum d’énergie afin de tenter d’accompagner les meilleurs le plus longtemps possible. J’ai pu conserver ma place dans le premier groupe jusqu’ à l’avant dernière difficulté du jour où l’équipe BMC de Samuel Sanchez fit exploser ce qu’il restait du peloton.

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En action dans l’une des principales difficultés de la journée

Ce Tour de Yorkshire fut certainement une des plus belles expériences de ma carrière cycliste. En effet, le parcours traversait des paysages fabuleux et surtout : je n’ai jamais vu autant de monde au bord de la route!! Je pense que seul le Tour de France peut faire mieux en la matière! Il est vraiment incroyablement motivant d’avoir à se frayer un chemin parmi la foule! Pour la suite de mon programme, je vais courir le Berner Rundfahrt avec l’équipe nationale samedi 9 mai, avant de me préparer pour le Tour de Belgique qui se déroulera à la fin du mois.

1ère étape Catalogne

Volta a Catalunya – Simon Pellaud : «Je me suis retrouvé au sol je n’ai rien compris »

Si on devait résumer cette première étape de la Volta Ciclista a Catalunya, ce serait sans aucun doute : surprenante. Surprenante comme cette échappée qui va au bout et termine avec 2’40’’ d’avance sur le peloton. Plus surprenante encore quand on apprend que le vainqueur du jour Maciej Paterski (CCC) était aligné dimanche sur Milan-San Remo. Enfin, pour Simon Pellaud du Team IAM Cycling, la surprise de la journée consistait en une chute mal venue juste avant la plus grosse difficulté du jour. Heureusement, ce malencontreux événement n’a pas empêché le jeune coureur suisse de terminer sa première participation à une course World Tour.

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« Ce matin j’étais un peu tendu car pour moi c’est un peu l’arrivée dans l’inconnu a avoué Simon Pellaud. Mais au début, tout s’est plutôt bien passé pour moi. Les sensations étaient là et j’étais plus ou moins bien placé en début de course. J’ai essayé d’aller dans l’échappée, mais il a fallu une heure et demi pour qu’elle sorte donc ce n’était pas évident. Dans le premier col, dans une simple relance, je me suis retrouvé au sol je n’ai rien compris. Il m’a fallu presque 20km pour rentrer dans les voitures avec l’épaule et le coude douloureux. J’ai grillé énormément de jus à ce moment là. Je termine gruppetto et avec en plus la chance d’être tiré au sort pour le contrôle antidopage. Donc journée difficile pour moi mais il y en a encore six pour se rattraper ».

Pour une première en World Tour, le pensionnaire de IAM Cycling aurait pu connaître un départ moins chaotique certes. Mais cela ne l’a pas empêché de noter les différences entre le monde amateur et celui du plus haut niveau professionnel. « Ce qui change, c’est que dans le peloton les coureurs roulent beaucoup plus proprement. Là tout le monde a sa place dans le peloton, a quelque chose de précis à faire. C’est vraiment différent. On ne court pas juste pour être aux avant-postes, on court aux avant-postes pour mettre quelqu’un aux avant-postes, on sent qu’il y a du métier dans le peloton ».

Tour du Poitou Charentes (2.1)

Le tour du Poitou Charentes est une épreuve par étape longue de 4 jours et 5 étapes. Le classement général est généralement dominé par des spécialistes du contre-la-montre. En effet, la demi-étape du jeudi après-midi y est souvent décisive. L’ambiance au départ de ma 2ème épreuve sous le maillot IAM cycling était totalement différente de la Classique de l’Indre. Avec 3 coureurs capables de jouer les premiers rôles au classement général, dont le local de l’épreuve et multiple champion de France du contre-la-montre Sylvain Chavanel, l’équipe IAM Cycling faisait figure de favorite. Mais le plateau était vraiment relevé avec notamment Mark Cavendish, Thor Hushovd, Jean-Christophe Péreau ou encore Arthur Vichot. Mon rôle était clairement d’aider au maximum l’équipe. C’est donc sans autre ambition personnelle que celle d’être à la hauteur pour d’aider au mieux l’équipe que j’ai pris le départ de cette fameuse course à étape.

L’équipe présente sur le Tour du Poitou Charentes : Sylvain Chavanel, Martin Elmiger, Jérôme Pineau, Sébastien Reichenbach, Matthias Brändle, Kevyn Ista, Thomas Lövkvist et moi-même.

1ère étape :
La première étape était plutôt plate, mais un vent violent a rendu le peloton nerveux toute la journée. Les consignes au breafing étaient claires : rester proche de nos trois leaders, les protéger du vent et surtout ne pas se faire piéger. Je me suis donc attelé à cette tâche tout au long des 200 kilomètres de l’étape. La présence d’un sprint bonification après moins de 15 kilomètre a rendu le départ rapide, mais une échappée de 5 coureurs à très vite pris les devants et le peloton s’est donc calmé. Il fallait malgré tout toujours rester placé afin d’éviter tout risque de bordure. L’équipe Oméga Pharma a contrôlé la course toute la journée pour une arrivée au sprint et un succès de Mark Cavendish. A l’approche du circuit final, des routes soudainement plus dégagées ont étiré le peloton, mais sans que celui-ci ne casse vraiment. L’étape était donc promise à un sprint massif. Je n’ai malheureusement pas pu y prendre part, car j’ai été pris dans une chute à moins de 10 kilomètres de l’arrivée. L’étape a été remportée par Cavendish.

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Protéger Martin Elmiger (en rouge caché) du vent de côté

2ème étape :
Même scénario que la veille sur cette deuxième étape, mis à part une petite bosse dont le sommet placé à 6 kilomètres de l’arrivée pouvait servir de rampe de lancement pour nous afin de tenter de remporter l’étape. Nous avons donc prévu au breafing d’étirer le peloton à l’approche de cette difficulté afin de préparer une attaque de Sylvain. Malgré tous nos efforts, la bosse était en réalité un faux-plat montant et il fut donc impossible de vraiment créer de différence. Une fois mon travail effectué, je me suis relevé pour terminer tranquillement. Petite anecdote de la journée : une pause pipi qui a risqué mal tourner ! En effet peu de temps après m’être arrêté en compagnie de plusieurs autres coureurs, l’équipe Cofidis tenta un coup de bordure. Et c’est après une bataille de presque 10 kilomètre que nous avons pu enfin réintégrer le peloton.

3ème étape :
Le départ de cette 3ème étape, plus accidentée que les autres dans le final, était donné à 9h30. En effet, nous avions 2 étape à parcourir ce jeudi : 110 kilomètres en ligne le matin et 24 kilomètres de contre la montre l’après-midi. Souvent piégeuses les étapes du matin de ce genre sont bien généralement très rapides. Et celle-ci ne dérogea pas à la règle avec plus de 45km/h de moyenne. L’échappée a une nouvelle fois été parfaitement contrôlée par Omega Pharma et c’est au sprint que s’est jouée la victoire. Je termine dans le gros du peloton. Voici une vidéo postée sous la selle de Jérémy Roy où l’on me voit dans le final de cette étape (@ 2’10 ») :

4ème étape :
Loin d’être un spécialiste du chrono, je m’attendais à vivre une journée difficile. En effet, je n’étais monté qu’une seule fois sur le vélo de contre la montre avant cette épreuve. À ma grande surprise, tout se passa pour le mieux et j’ai réalisé un bon chrono… jusqu’à 5 kilomètres de l’arrivée ! Dans un virage sur la gauche, mon boyau a éclaté. Je me suis donc retrouvé une nouvelle fois au sol ! Et cette fois-ci bien râpé. Malgré tout cette journée fut une réussite, en effet Sylvain Chavanel s’est emparé du maillot de leader au terme du chrono et c’est avec pas moins de 3 représentants dans le top 10 que l’équipe se présenta au départ de la dernière étape.

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bien râpé après ma chute sur le contre la montre

5ème étape :
La dernière étape, une nouvelle fois proche des 200 kilomètres était plutôt plane dans sa partie « en ligne » avant d’arriver sur un circuit final casse-pattes a effectuer à 3 reprises. Chavanel en jaune, c’est tout logiquement que la responsabilité de contrôler la course nous incombait. Ma consigne était de rouler en compagnie de Thomas Lövkvist jusqu’à l’entrée du circuit. Il a fallu tout d’abord laisser sortir une échappée pas trop dangereuse et pas trop difficile à contrôler. Nous avons donc laissé sortir 6 coureurs dont le meilleur représentant au classement général était à plus de 4 minutes. Et pendant 150 kilomètres nous les avons gardés à 2 minutes environ. Une fois après avoir terminé mon boulot, mes autres coéquipiers on pris le relais ! Et c’est ainsi que nous avons pu remporter le Tour international Poitou Charentes !!

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au travail !

Cette semaine fut certainement une des plus extraordinaires expériences de ma carrière cycliste. Pouvoir profiter de l’encadrement de pointe de l’équipe IAM et aussi côtoyer des coureurs tel que Pineau, Chavanel, Elmiger ou Ista était vraiment génial. J’en ai vraiment profité pour emmagasiner un maximum d’expérience. Tous mes collègues étaient content du travail que j’ai pu fournir ( ITW de notre directeur sportif Eddy Seigneur http://www.directvelo.com/actualite/37039-tour-du-poitou-charentes-et-5-les-reactions.html ) et c’est avec joie que je me suis mis à la planche pour eux ! Cette semaine a été pour moi un bel exemple de ce qu’est le métier de coureur cycliste professionnel. Et le moins qu’on puisse dire est que cela m’a plu !

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porteur de bidons

Tour de Franche Comté

Le tour de Franche Comté, long de 4 jours est ma première course à étape de la saison. Le profil extrêmement escarpé ne correspond pas vraiment à mes caractéristiques. C’est pourquoi je vais profiter des 5 étapes au programme afin de peaufiner ma condition pour les objectifs des prochaines semaines. Malgré tout il va sans dire que je vais tenter de me mettre en évidence sur les étapes les plus accessibles et pourquoi pas tenter de prendre une échappée un jour. Voici le site de l’organisateur :
http://www.tourdefranche-comte.fr

 

 

1ère étape :

étape 1Comme souvent sur  une course à étape, le premier jour fut très nerveux et les attaques incessantes car aucune équipe n’a pris la responsabilité de la contrôler. Longue de 130 kilomètres, cette étape était, sur le papier, la moins difficile de la semaine. La pluie a fait son apparition après 40 kilomètres environ et ne nous a plus quitté jusqu’à l’arrivée. J’ai décidé d’essayer de profiter des conditions difficiles pour m’échapper. Très actif pendant toute la course, la réussite ne m’a pas accompagné et la bonne échappée de 8 coureurs est sortie sans moi à 35 kilomètres de l’arrivée. Je termine dans le peloton à la 25ème place à 1 minute du vainqueur du jour. Malgré la déception de ne pas avoir pu prendre le bon coup, je me suis rassuré un peu quant à ma forme après ma coupure. En effet, ces dernières semaines les sensations n’étaient pas au top. La quantité impressionnante de pollen présente dans l’air n’y était certainement pas pour rien !

2ème étape : étape 2

Le profil de la 2ème étape faisait penser à une course de côte, avec comme seule réelle difficulté du jour la terrible ascension finale du Mont d’or, plus haut sommet de Franche Comté. C’est dans tout naturellement que je me suis mis au service de mon collègue-grimpeur Temesgen Teklehaimanot (qui a pris la 8ème place de l’étape). Après l’avoir replacé au pied du dernier mur, je termine à mon rythme dans les forts pourcentages du Mont d’Or.

3ème étape :

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Le profil de cette étape était peut-être celui qui me parlait le mieux. Mon objectif était de m’accrocher dans les 2 premières difficultés de la journée et de tenter quelque chose dans le final, ou même d’attendre le sprint. Mis en difficulté par le rythme élevé imprimé dans les deux premières côtes, j’ai tout de même pu m’accrocher pour rester au contact du peloton. Mal placé, il m’a par contre été impossible de lutter pour prendre l’échappée qui est sortie à 50 kilomètres de l’arrivée. J’ai donc tout misé sur une arrivée groupée. Mais l’équipe de l’Armée de Terre, du leader Romain Combaud n’a pas pu reprendre le groupe de 8 coureurs présent à l’avant. C’est dommage car l’arrivée en faux plat montant me convenait bien. Je prends malgré tout la 15ème place de l’étape.

4ème étape :

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C’est les jambes lourdes après l’étape du matin que je prends le départ de ce contre la montre en côte. Peu habitué à ce genre d’effort, j’effectue la montée à mon rythme et termine à environ 2 minutes des meilleurs grimpeurs.

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L’étape reine de ce Tour de Franche Comté regroupait quelques-uns des fameux cols des Vosges : le Ballon d’Alsace ou encore la Planche des Belles Filles. Mon objectif sur cette étape était de rester aux côtés de notre grimpeur Temi, 10ème du classement général avant le départ de l’étape. C’est chose faite jusqu’au pied de l’avant dernière difficulté de la journée. Je termine ensuite tranquillement l’étape au sein d’un petit gruppetto.

Bilan : 

Je tire un bilan mitigé de ce tour. J’y suis en effet venu après une coupure afin de reprendre la compétition et de me préparer pour la suite de la saison. Cet objectif est plus qu’atteint à la vue des nombreuses heures de selle effectuées. Je suis par contre un peu déçu de ne pas avoir pu saisir ma chance sur les deux étapes qui me convenaient. Ma 15ème place le 3ème jour est loin de me satisfaire. Cette première course à étape de la saison était malgré tout à mes yeux une bonne préparation pour Paris Roubaix U23 qui se tiendra dimanche 1er juin.

Giro Valle d’Aosta 2013

Comme annoncé dans l’article précédent, j’ai été retenu en équipe nationale pour courir la 50ème édition du fameux Tour du Val d’Aoste. Cette course devenue célèbre grâce à son parcours extrêmement montagneux réuni les meilleurs coureurs âgés de moins de 23 ans venant de l’Europe entière (Italie, France, Belgique, Allemagne, Suisse, Russie,..). Le parcours comprend un prologue initial, 4 étapes de montagne et une dernière étape de gala plus courte avec un circuit final dans la ville d’Aoste.

Cette course était l’endroit idéal afin de me préparer au mieux pour le championnat d’Europe qui se déroulera la semaine prochaine en République Tchèque. L’objectif était donc de réussir à canaliser mes forces pour être le plus compétitif possible sur les deux étapes les plus adaptées à mes caractéristiques. Pour les autres jours, l’idée était de prendre du plaisir dans les premiers cols et de m’y tester un peu avant de terminer l’étape plus tranquillement afin d’économiser des forces pour les étapes suivantes.

À l’interview après l'étape de Châtel

À l’interview après l’étape de Châtel

Prologue :
Je n’ai pas accordé d’attention particulière au prologue (long de 2.5 km) étant donné la faible importance qu’il revêtait sur le classement général final. Malgré tout, il est toujours bien de se donner à 100% sur ce genre d’exercice car on ne sait jamais ce qu’il peut se passer, ensuite et il serait bête de perdre un maillot jaune pour quelques secondes. J’ai terminé à environ 15 secondes du vainqueur : l’Allemand Jasha Sütterling. Mon coéquipier et collègue de chambre Adrien Chenaux réussi une excellente performance et se classe 3ème.

1ère et 2ème étape :
Lors des deux premières étapes, dites de haute montagne, je m’en suis tenu à ce que j’avais prévu, c’est-à-dire me tester tout en économisant quelques forces pour la troisième étape qui me convenait beaucoup mieux. J’ai donc essayé de rester avec le premier groupe jusqu’à mi col en moyenne avant de lever le pied pour terminer dans le grupetto. Sinon j’ai été franchement déçu par le comportement des autres coureurs qui sont montés les 3/4 des cols accrochés aux voitures suiveuses (ou encore plus étonnant, aux motos de la police !). Cette pratique honteuse influence grandement le déroulement de l’épreuve car les coureurs peuvent ainsi conserver un maximum de fraîcheur pour le lendemain et pour les coureurs « propres » il est d’autant plus difficile de se faire une place.

3ème étape :
L’étape de Châtel était sur le papier celle qui me convenait le mieux. Etant donné qu’une importante délégation valaisanne avait fait le déplacement pour venir m’encourager, et que l’étape passait sur mes routes d’entrainement, j’étais très motivé au départ de cette 3ème étape. J’ai réussi à prendre part à l’échappée matinale avec une quinzaine d’autres coureurs. Aux fils des kilomètres, nous avons compris que nous pourrions nous jouer la victoire d’étape. Un groupe de 5 coureurs a réussi à se détacher pour prendre une trentaine de seconde d’avance sur le reste du groupe où je me trouvais. Après de nombreuses tentatives je parvins enfin à sortir à mon tour et à rejoindre le groupe de tête. Nous nous retrouvons à 7 au pied de la montée finale de Châtel. J’ai terminé à une jolie 6ème place à environ 1 minute du vainqueur.

Arrivée à Châtel

6ème place à l’arrivée de la 3ème étape

4ème étape :
La dernière grosse étape de montagne se déroulait ce samedi en Haute Savoie avec une arrivée à Morillon les Esserts au terme d’une montée finale d’environ 6km. J’ai profité de cette étape comprenant 5 cols pour prendre un maximum de plaisir. J’ai accompagné le groupe des meilleurs lors des 3 premiers cols avant de les laisser filer en prévision de l’étape plus plane du lendemain. Je me suis fais reprendre par le grupetto au pied de la montée finale et j’ai terminé au sein de ce dernier.

5ème étape :
Cette étape au profil plutôt descendant contenait seulement une bosse de 3ème catégorie et un circuit final à l’intérieur de la ville de Aosta. Étant donné que les 5 premiers coureurs du classement général se tenait avant le départ en moins de 40 secondes, l’étape était promise à être plutôt mouvementée. Finalement, aucun groupe ne parvint à se dégager dans la bosse et c’est un groupe d’une soixantaine de coureurs qui se présenta dans les rues d’Aoste pour se disputer la victoire au sprint. Je n’ai pas pu participer à l’emballage final car à 2km de l’arrivée une chute m’a fait perdre une dizaine de secondes et il a alors été impossible pour moi de rentrer.

Le bilan de ce tour du Val d’Aoste est pour moi plus que satisfaisant. Je n’avais jamais participé à une course de ce type (aussi montagneuse) et j’ai démontré que je pouvais me débrouiller en montagne et que ma récupération était, elle aussi, optimale. Cette semaine l’accent sera mis sur la récupération en vue du Championnat d’Europe de dimanche.

OberÖsterreich Rundfahrt 2.2 14-15-16.06

Bonjour à tous,

Ce weekend j’ai participé à l’OberÖsterreich Rundfahrt. Le tour de haute Autriche, long de 460 km pour 3 étapes, est classé à UCI 2.2.

La première étape, plutôt difficile dans sa première partie, laissait tout de même présager un sprint massif dans les 60 derniers kilomètres à plats. Malgré tout, j’ai essayé de prendre la bonne échappée en début de course dans l’optique de pouvoir faire la journée à l’avant et pourquoi pas de pouvoir revêtir un maillot distinctif. Pourtant, tout ne se passa pas comme prévu, aucune échappée n’est parvenue à sortir avant le km 100. Comme je le redoutais, cette échappée fut la bonne et ne sera jamais revue. Malgré tout, le final fut assez tendu car le peloton a échoué à 4 petites secondes du groupe de tête. Pour ma part, j’ai tenté de préparer le sprint pour un de mes coéquipiers ( Raphaël Addy) qui a pris la 15ème place de l’étape.

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La deuxième étape fut contrôlée jusqu’au circuit final par l’équipe du leader: Voralberg . Le parcours, assez casse-patte, laissait présager une jolie bataille pour la victoire. Cette dernière fut magnifiquement anticipée par le grand favori: Ricardo Zoidl qui est sorti avec un de ses coéquipiers dans la descente précédent l’entrée sur le circuit. Il n’y a donc pas eu la possibilité de jouer la victoire d’étape. J’ai terminé dans le premier groupe de battu à la 30 ème place.

Et pour terminer: la dernière étape. A cause de son profil très escarpé, cette dernière est considérée comme l’étape reine. En effet, le circuit final, à parcourir trois fois, comprenait une bosse assez difficile d’environ 2km. Très bien placés lors des deux premiers passages dans la bosse, j’ai tenté d’attaquer une ou deux fois, sans succès. Un groupe d’une soixantaine de coureur est donc arrivé ensemble au pied de la dernière bosse. Ricardo Zoidl a attaqué dès le pied de la bosse, dans le passage le plus raide. J’ai été le seul a pouvoir réagir mais n’étant pas directement dans sa roue lorsqu’il est sorti, je suis venu mourir à 30 m de lui avant de coincer quelque peu. Au passage du prix de la montagne, nous étions environ une dizaine, mais dans la descente menant à l’arrivée, plusieurs petits groupes ont pu rentrer. La deuxième place se joua donc au sprint. Mal placé avant le dernier virage je termine à la 14ème place de l’étape.

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Malheureusement, étant donné qu’aucune étape n’a vraiment pu créer la sélection, le classement général s’est joué à la place. Etant donné que lors de la première étape je n’ai pas participé au sprint, et que lors de la deuxième étape je termine aussi dans les derniers du groupe, je me classe seulement 23ème du classement général final. Malgré tout, ma forme actuelle me satisfait grandement et je me réjouis de courir le championnat suisse élite la semaine prochaine.