camps équipe nationale 26-27.06

Swiss Cycling à offert la possibilité à quelques coureurs U23 de participer à un mini-stage d’entraînement à Granges en compagnie de la totalité des coureurs  professionnels suisses sur route. L’idée du sélectionneur national Luca à Guercilena est de créer un meeting annuel permettant de favoriser une dynamique d’équipe lors des championnats du monde et des Jeux Olympiques (seuls rendez vous en équipe nationale pour les professionnels). Deux entraînements en groupe ainsi qu’une petite théorie étaient au programme de ces 2 jours. Pour ma part j’ai eu du plaisir à pouvoir côtoyer ces coureurs en dehors d’un cadre de compétition, et donc dans un climat plus détendu. 

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Or mis Mathias Frank, excusé, tous les coureurs professionnels suisses étaient présents à Granges cette semaine.

 

 

OberÖsterreich Rundfahrt 20-22-.06

À la suite de mon camps d’entraînement de Macolin, j’ai participé ce weekend à ma première course à étape internationale de la saison : le tour de Haute Autriche. Cette course UCI 2.2 courue sur 3 jours au nord de l’Autriche, dans la région de Linz était ma dernière préparation avant les championnats suisses du weekend prochain.

1ère étape :
Rien de spécial à signaler sur cette étape longue de 185 kilomètres qui s’est terminée par un sprint massif. Après avoir tenté à quelques reprises de prendre part à l’échappée matinale, je suis resté sagement au sein du peloton. La tension présente lors des derniers kilomètres m’a retenu de disputer le sprint. Je termine dans le gros du peloton.

 2ème étape :
Cette 2ème étape bien plus montagneuse que la première correspondait bien à mes caractéristiques avec un circuit final en « montagne russe ». L’année dernière le vainqueur final du tour s’était échappé dans la descente précédent l’entrée sur le circuit final. J’ai décidé de tenter le même coup de poker en attaquant à environ 50 kilomètres de l’arrivée. Le calme au sein du peloton emmené par l’équipe Giant du Hollandais Lars Van der Haar m’a permis de rejoindre l’échappée du jour en solitaire et de prendre plus d’une minute et demi au groupe principal. Cet effort me coûta un peu trop d’énergie et j’ai été repris à 15 kilomètres de l’arrivée par un groupe encore conséquent. Une fois repris, j’ai terminé l’étape au sein d’un peti gruppetto.

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Paysage typique de la Haute Autriche, à la frontière avec la République Tchèque

 3ème étape :
La dernière étape était plutôt plate dans sa partie initiale, se terminait sur un circuit final à effectuer à trois reprises. Cette boucle comprenait, le Porscheberg, un mur de 1.5 kilomètres comprenant des passages à 20%. Me retrouvant loin au classement général, j’avais décidé de tenter ma chance en début d’étape, mais l’équipe du leader Pawel Cieslik a véritablement cadenassé la course et n’a pas laissé le moindre groupe s’en aller. J’ai donc attendu le circuit final où je me suis mis au service de mon coéquipier Lukas Jaun, 6ème de la 1ère étape et bien en jambes ce weekend. Après l’avoir replacé dans les premières positions au pied du mur final, je termine dans un groupe pour la 35ème place environ.

Malgré le manque évident de résultat, cette épreuve autrichienne a été une belle préparation pour les championnats de Suisse et d’Europe de ces prochaines semaines. Je pense avoir souffert ce weekend d’un petit manque de fraîcheur au sortir d’un mois où j’ai enchaîné les compétitions et longues séances d’entraînement. Mais c’était plus ou moins prévu ainsi, et il me reste maintenant à bien récupérer de ces efforts pour espérer faire un beau championnat dimanche prochain à Pfaffnau !

Gp Gippingen 1.HC

Sélectionné hier en équipe nationale pour la classique suisse : le Gp d’Argovie, j’ai eu la chance de participer à la première course au plus haut niveau de ma carrière. En effet, mis à part l’équipe nationale Suisse, toutes les autres équipes étaient de niveau Continental Professionnel ou Pro Tour. Cette épreuve classée 1.HC au calendrier UCI se déroule sur le parcours du championnat suisse U23 de l’an dernier. 15 tours de 12.1 kilomètres comprenant une belle bosse étaient au programme de cette journée.
Voici la liste des coureurs présents au départ. La plupart d’entre eux seront alignés dès samedi sur le Tour de Suisse. http://www.procyclingstats.com/race/GP_du_canton_d_Argovie_2014-Startlist

Motivé à essayer de prendre part à l’échappée du jour, j’ai tenté ma chance dès le kilomètre zero. Nous sommes sortis à quatre coureurs, mais malheureusement l’équipe IAM n’était pas représentée et nous avons été repris après 5 kilomètres sur le sommet de la première répétition de la bosse du jour. Peu de temps après un groupe de 3 coureurs dont mon coéquipier du jour Mirco Saggiorato s’est échappé. Le peloton contrôlé par l’équipe MTN Qhubeka a laissé faire et le groupe de tête a pris jusqu’à 10 minutes d’avance. Au sein du peloton, avec les autres coureurs de l’équipe nationale nous avons tenté de rester le mieux placé possible afin d’éviter les cassures dans la descente et donc de perdre des forces inutilement.

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La forte chaleur présente dans la bosse rendait capital de s’hydrater correctement. Le passage au ravitaillement était donc un passage clef du parcours. La course s’accélérant progressivement tour après tour devint réellement difficile dans les 3 derniers passage de la bosse. Quelque peu décroché dans l’antépénultième tour, j’ai pu réintégrer le peloton au pied de l’avant dernière difficulté. Je me suis accroché jusqu’à mi-ascension environ avant de me faire définitivement lâcher par ce qu’il restait du groupe des favoris. Une fois à l’arrière, j’ai tout de même décidé de maintenir mon effort et de profiter jusqu’au bout de cette journée. Je termine à la 54ème place, à 2’30 du groupe de tête.

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Concentré peu avant le départ du Gp d’Argovie

Personnellement, cette journée fut une belle expérience pour moi. Jamais mis en difficulté avant les 3 derniers tours, j’ai pris beaucoup de plaisir à participer à cette épreuve et à côtoyer des coureurs de classe mondiale. Étant un des seuls amateurs au départ (avec mes collègues de l’équipe nationale), mon seul petit regret est d’avoir manqué l’échappée matinale en début de course qui aurait été un bon moyen pour me mettre en évidence.
La suite de mon programme est un mini-stage avec l’équipe nationale à Macolin afin de préparer le championnat d’Europe du 13 juillet prochain, puis l’OberÖsterreich Rundfahrt course à étape de 3 jours.

Paris Roubaix 1.2U

Paris Roubaix, surnommé l’Enfer du Nord, est l’une des épreuves mythiques du calendrier cycliste. La version espoir de cette épreuve est longue de 189 kilomètres et comprend 21 secteurs pavés (pour un total de plus de 35 kilomètres). J’ai déjà participé à cette classique lors de mes deux premières années chez les espoirs. C’est donc avec quelques ambitions que j’ai pris le départ de cette course très compliquée tactiquement.

 

 

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description des divers secteurs pavés !

Lors des 50 premiers kilomètres dépourvus de secteurs pavés, j’ai tenté à quelques reprises de prendre l’échappée matinale. Mais sans succès. Un groupe de 16 coureurs a pris rapidement une belle avance. Ce fut une erreur de ne pas en faire partie car toutes les grosses équipes y étaient représentées, ce qui créa une mauvaise entente au sein du peloton. Malgré tout, sentant que mes jambes répondaient bien, je me suis appliqué à entrer dans tous les secteurs pavés, placés dans les premières positions. En effet cette course se joue surtout au placement et il faut éviter à tout prix de se faire prendre dans une chute ou d’avoir un incident mécanique. Tout se passa pour le mieux grâce au gros travail effectué pour se replacer continuellement.

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L’entrée du secteur du Chemin des Prières

Malheureusement, le peloton temporisait beaucoup trop entre les secteurs pour espérer revoir un jour l’échappée qui a pris jusqu’à 4 minutes d’avance. J’ai tenté à plusieurs reprises de profiter de ces passages d’asphalte afin de tenter ma chance, mais sans succès. A contre temps presque toute la course, j’ai manqué un groupe de 15 coureurs sorti peu avant le secteur du Carrefour de l’Arbre sur lequel j’ai été encore victime d’un saut de chaîne. Je termine à la 44ème place.

20140530_200357Le déroulement de cette course m’a vraiment déçu. Après avoir manqué l’échappée matinale de très peu, j’ai toujours gardé espoir qu’une équipe puisse s’organiser et permettre un regroupement général. En effet très à l’aise sur les secteurs pavés et toujours placé dans les moments clés, j’aurais préféré une course de mouvement plutôt que la course d’attente que l’on a vécu. Paris Roubaix est une classique très spéciale sur laquelle il faut pouvoir composer entre force, courage et réussite et disons que l’alchimie n’a pas pris comme prévu ce dimanche.

Tour de Franche Comté

Le tour de Franche Comté, long de 4 jours est ma première course à étape de la saison. Le profil extrêmement escarpé ne correspond pas vraiment à mes caractéristiques. C’est pourquoi je vais profiter des 5 étapes au programme afin de peaufiner ma condition pour les objectifs des prochaines semaines. Malgré tout il va sans dire que je vais tenter de me mettre en évidence sur les étapes les plus accessibles et pourquoi pas tenter de prendre une échappée un jour. Voici le site de l’organisateur :
http://www.tourdefranche-comte.fr

 

 

1ère étape :

étape 1Comme souvent sur  une course à étape, le premier jour fut très nerveux et les attaques incessantes car aucune équipe n’a pris la responsabilité de la contrôler. Longue de 130 kilomètres, cette étape était, sur le papier, la moins difficile de la semaine. La pluie a fait son apparition après 40 kilomètres environ et ne nous a plus quitté jusqu’à l’arrivée. J’ai décidé d’essayer de profiter des conditions difficiles pour m’échapper. Très actif pendant toute la course, la réussite ne m’a pas accompagné et la bonne échappée de 8 coureurs est sortie sans moi à 35 kilomètres de l’arrivée. Je termine dans le peloton à la 25ème place à 1 minute du vainqueur du jour. Malgré la déception de ne pas avoir pu prendre le bon coup, je me suis rassuré un peu quant à ma forme après ma coupure. En effet, ces dernières semaines les sensations n’étaient pas au top. La quantité impressionnante de pollen présente dans l’air n’y était certainement pas pour rien !

2ème étape : étape 2

Le profil de la 2ème étape faisait penser à une course de côte, avec comme seule réelle difficulté du jour la terrible ascension finale du Mont d’or, plus haut sommet de Franche Comté. C’est dans tout naturellement que je me suis mis au service de mon collègue-grimpeur Temesgen Teklehaimanot (qui a pris la 8ème place de l’étape). Après l’avoir replacé au pied du dernier mur, je termine à mon rythme dans les forts pourcentages du Mont d’Or.

3ème étape :

étape 3

Le profil de cette étape était peut-être celui qui me parlait le mieux. Mon objectif était de m’accrocher dans les 2 premières difficultés de la journée et de tenter quelque chose dans le final, ou même d’attendre le sprint. Mis en difficulté par le rythme élevé imprimé dans les deux premières côtes, j’ai tout de même pu m’accrocher pour rester au contact du peloton. Mal placé, il m’a par contre été impossible de lutter pour prendre l’échappée qui est sortie à 50 kilomètres de l’arrivée. J’ai donc tout misé sur une arrivée groupée. Mais l’équipe de l’Armée de Terre, du leader Romain Combaud n’a pas pu reprendre le groupe de 8 coureurs présent à l’avant. C’est dommage car l’arrivée en faux plat montant me convenait bien. Je prends malgré tout la 15ème place de l’étape.

4ème étape :

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C’est les jambes lourdes après l’étape du matin que je prends le départ de ce contre la montre en côte. Peu habitué à ce genre d’effort, j’effectue la montée à mon rythme et termine à environ 2 minutes des meilleurs grimpeurs.

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L’étape reine de ce Tour de Franche Comté regroupait quelques-uns des fameux cols des Vosges : le Ballon d’Alsace ou encore la Planche des Belles Filles. Mon objectif sur cette étape était de rester aux côtés de notre grimpeur Temi, 10ème du classement général avant le départ de l’étape. C’est chose faite jusqu’au pied de l’avant dernière difficulté de la journée. Je termine ensuite tranquillement l’étape au sein d’un petit gruppetto.

Bilan : 

Je tire un bilan mitigé de ce tour. J’y suis en effet venu après une coupure afin de reprendre la compétition et de me préparer pour la suite de la saison. Cet objectif est plus qu’atteint à la vue des nombreuses heures de selle effectuées. Je suis par contre un peu déçu de ne pas avoir pu saisir ma chance sur les deux étapes qui me convenaient. Ma 15ème place le 3ème jour est loin de me satisfaire. Cette première course à étape de la saison était malgré tout à mes yeux une bonne préparation pour Paris Roubaix U23 qui se tiendra dimanche 1er juin.

Gp Vorarlberg/Circuito del Porto

2 courses étaient à mon programme cette semaine, le Gp Vorarlberg en Autriche jeudi et le Circuito del Porto course UCI 1.2 à Cremona en Italie dimanche. Ces deux épreuves au profil complètement plat étaient pour moi l’occasion de reprendre la compétition après une petite semaine de coupure. Toutes les deux étaient vouées à se terminer par un sprint massif. Ces arrivées ne sont pas vraiment ma spécialité, car il faut réussir à prendre des risques et à jouer des coudes dans le final. J’avais donc décidé de les prendre comme préparation, pour refaire du rythme avant mon prochain objectif, le Berner Rundfahrt qui se déroulera samedi 10 mai.

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En Autriche, une échappée de 11 coureurs a vite pris le large. Victime d’une crevaison quelques minutes avant que l’échappée sorte, je n’ai pas pu essayer de m’y glisser et suis donc resté dans le peloton. Sous l’impulsion de l’équipe continentale Vorarlberg, le groupe a été repris à 5 kilomètres de l’arrivée et la victoire se décida donc comme prévu au sprint massif. Je termine à la 19ème après avoir été enfermé aux 500m. Je n’ai ensuite pas pu trouver l’ouverture pour remonter et termine en « roue libre ».

Circuito del Porto

Peloton très étiré lors du dernier tour

Plus de 200 coureurs étaient présents dimanche 4 mai au départ du Circuito del Porto. 12 tours de 15 kilomètres complètement plats étaient au programme de cette épreuve classée 1.2 au calendrier Europe Tour. Il nous a fallu 3h40 seulement pour boucler les 180 kilomètres prévu ce jour, ce qui représente une moyenne de presque 49 km/h. Le peloton était très nerveux et il n’y a jamais eu de relâchement. Toutes les tentatives d’échappées ont été contrôlées par les équipes de sprinter et c’est tout naturellement que la victoire s’est jouée groupée au terme de la dernière ligne droite longue d’un kilomètre. J’ai tenté de prendre part à l’emballage final, mais malgré de très bonnes sensations tout au long du parcours, je ne suis pas parvenu à être assez agressif et à prendre assez de risques pour vraiment obtenir un résultat. Je termine à la 25ème place.

Voici la vidéo de l’arrivée du Circuito del Porto !

Giro del Belvedere 21.04

Dernière course au programme de mon voyage de plus de deux semaines à travers l’Europe, le Giro del Belvedere s’est disputé lundi 21 avril dans la région de Treviso en Italie. Cette course internationale réservée aux coureurs espoirs se dispute sur un parcours long de 154 kilomètres. La course se décide toutes les années dans la bosse du circuit final à effectuer à deux reprises. Cette difficulté longue de plus de 2 kilomètres affiche des pourcentages impressionnants avec des passages à plus de 20%.

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Profil du Giro del Belvedere

 

Échappé matinal sur cette épreuve l’an dernier, j’avais décidé d’y revenir cette saison avec plus d’ambitions. Je ne pensais pas nécessairement être en mesure de suivre les meilleurs grimpeurs lors de la violente ascension finale, mon idée était plutôt de m’accrocher le plus longtemps possible et espérer un regroupement sur la portion de plat située avant l’arrivée.

L’allure fut rapide toute la journée. Un groupe de 17 coureurs s’est échappé après quelques tours du circuit initial et le peloton emmené par l’équipe Trevigiani se devait de réagir et de ne pas les laisser filer. Nous les avons donc repris à environ 10 kilomètres de l’entrée sur le circuit final. Grâce à un travail formidable de mes coéquipiers, j’ai pu entamer le pied du GPM dans les premières positions. Chose capitale car la route très étroite ne permettais en aucun cas de pouvoir se replacer une fois entré dans le grand prix de la montagne. Au sommet, sous l’impulsion de l’équipe Stölting du favori allemand Silvio Herklotz nous nous sommes retrouvés à 20-25 coureurs seulement.

Sur la partie de transition avant le dernier GPM, j’ai essayé d’anticiper un peu les hostilités mais sans succès. L’équipe Zalf surreprésentée dans le groupe n’a laissé personne s’échapper. Quelques kilomètres plus loin, le 2ème groupe, fort d’une trentaine de concurrents est rentré de l’arrière. Nous étions donc 50 environ au pied de la dernière difficulté du jour. Le groupe y explosa carrément. Au somment, je me suis retrouvé dans le 2ème groupe en chasse derrière la quinzaine de coureurs se trouvant à l’avant. Malgré le super travail de mon coéquipier Roland Thalmann, nous n’avons pas réussi à boucher les quelques secondes qui séparaient les deux groupes. Je prends la 3ème place de mon groupe et la 18ème place de cette course.

RESULTATS COMPLETS

Voici une vidéo résumant cette épreuve où l’on peut vraiment se rendre compte des forts pourcentages de la montée finale (voir après 21 et 40 minutes).

Le Giro del Belvedere était la dernière escale de mon voyage à travers l’Europe effectué ces deux dernières semaines. Je rentre plutôt satisfait de ces épreuves. Je vais maintenant prendre part au Thuggen Challenge ce weekend dans la région de Zurich avant de prendre un peu de repos et de me concentrer sur la suite de la saison.

Liège Bastogne Liège U23

Il aura fallu attendre m’a dernière année dans la catégorie des mois de vingt trois ans pour participer à cette belle course du calendrier espoir. Longue de plus de 180 kilomètres, cette épreuve emprunte les mêmes difficultés (Côte du Rosier, la Redoute, St Nicolas, Côte d’Ans,…) que la Doyenne. Chez les professionnels, cette compétition est plutôt dominée par des grimpeurs/puncheurs. J’avais un peu d’appréhension que les difficultés soient un peu trop longues à mon goût. Mais à la vue des résultats de ces dernières années, je me suis dit qu’il me serait possible de m’accrocher dans les difficultés les plus longues et pourquoi pas de tenter quelque chose sur une portion plus favorable.

Le début de course fut plutôt tranquille. Un groupe de cinq coureur s’est échappé dès les premiers kilomètres et les grosses équipes (BMC, Etixx,..) ont contrôlé la course. La course s’accélérant progressivement, une sélection par l’arrière se mit gentiment en place. Après la côte du Rosier nous n’étions plus que huitante environ dans le peloton (sur les 200 coureurs présents au départ). Mes sensations étaient bonnes et les jambes tournaient bien. J’attendais impatiemment l’arrivée de la mythique côte de la Redoute située après 140 kilomètres où le peloton allait certainement exploser !

L’entrée dans cette côte s’est fait après une descente extrêmement rapide et la nervosité était à son comble dans le peloton. J’ai eu de la peine à me replacer et cette erreur impardonnable me fut fatale. Comme prévu, le peloton s’est fractionné sous l’impulsion des coureurs BMC et je me suis retrouvé malgré mes bonnes jambes dans un deuxième groupe. La collaboration dans ce groupe n’était pas optimale et il nous fut impossible de  revenir. Malgré tout, j’ai décidé de continuer mon effort et j’ai effectué en solitaires les derniers 20 kilomètres de courses. Je termine à la 56ème place, comme premier des « battus ». Ce résultat me déçoit vraiment, j’ai payé cash le fait de ne pas avoir repéré le parcours. Je regrette aussi la faiblesse de mon équipe. En effet, nous n’étions plus que deux coureurs présents dans le peloton au pied de la Redoute et il a été impossible de nous retrouver pour nous replacer ensemble.
Mais ce n’est que partie remise et une nouvelle opportunité de profiter de ma forme du moment s’offre à moi lundi avec le Giro del Belvedere dans la région de Vérone. À condition bien sûr que je puisse récupérer des efforts consentis et surtout des incessants voyages de ces derniers jours !

Côte Picarde 16.04

3 jours après le Tour des Flandres s’est déroulée la deuxième manche de coupe des nations U23 : la Côte Picarde. Ayant déjà participé à cette course l’année dernière, je l’avais placée parmi mes principaux objectifs de la saison (voir ici). Premièrement car la coupe des nations est la meilleure vitrine dont un coureur espoir dispose pour se montrer à son avantage, mais aussi et surtout car le parcours proposé ici en Picardie me convient à ravir. Longue de 180 km, cette course se termine par un circuit final accidenté (comprenant 2 difficultés de 1.5 km environ) et exposé au vent à effectuer à deux reprises.

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Le peloton de la Côte Picarde

Le début de course était propice aux bordure et fut rapide. Mais aucune des tentatives (allemandes, belges et hollandaises) à faire exploser le peloton ne furent réellement efficaces. Une échappée de cinq coureurs parvint à prendre le large. Ils comptèrent jusqu’à huit minutes d’avance, mais grâce au travail des équipes de Norvège et du Danemark, nous les avons repris à l’entame de la boucle finale.

Montée finale

Afin d’économiser un maximum d’énergie et de minimiser le risque de chute, il était vraiment capital de débuter les difficultés finales dans les premières positions du peloton. Ce fut chose faite grâce à l’aide de mon coéquipier Lukas Spengler qui a vraiment effectué un super travail pour me replacer! Au vue du scénario présenté les années précédentes sur cette course, j’avais décidé de rester le plus calme possible et de ne rien tenter avant la dernière difficulté de la journée. Je suis donc resté à l’avant du peloton en tachant de m’économiser un maximum jusqu’à 15 kilomètres de l’arrivée. C’est à ce moment que le Belge Jens Wallays décida d’attaquer. Étant parfaitement placé à ce moment, j’ai sauté dans sa roue. Nous sommes sortis en compagnie d’un coureur kazakh. Six coureurs nous ont rejoints dans le dernier GPM. Nous étions donc 9 à l’avant à 10 kilomètres de l’arrivée. Notre avance n’a jamais dépassé les 15 secondes, mais l’entente dans le groupe était bonne et nous a permis de nous disputer la victoire !!

Le Belge Jens Wallays attaqua à 1.5 kilomètres de l’arrivée. Il parvint à nous piéger. Personne n’a voulu faire l’effort pour boucher le trou de peur de le payer lors de l’emballage final. La victoire était donc jouée. Mais il restait les deux dernières places du podium à nous disputer au sprint. A ce petit jeu là c’est le pistard français Thomas Boudat qui s’est montré le plus rapide, devançant de peu le danois Søren Kragh Andersen. Je prends pour ma part la 3ème place du sprint et donc la 4ème place finale. Bien placé en 2ème position au moment de lancer le sprint, il m’a été impossible de déborder mes deux adversaires du moment.

Arrivée de la Côte Picarde 2014

Arrivée de la Côte Picarde 2014

Je suis très satisfait de ce résultat. Il me reste seulement une pointe d’amertume de ne pas avoir osé tenter ma chance comme l’a fait le coureur belge. Mais c’est déjà une très grande satisfaction de pouvoir peser à ce point sur une course comme celle-ci et surtout de pouvoir arriver en excellente condition sur un objectif que je m’étais fixé de longue date. De plus les résultats obtenus lors de ces deux dernières épreuves permettent à l’équipe nationale de figurer à la 3ème place derrière la Belgique et la Hollande (voir le classement ici) ! Les points récoltés nous assurent aussi une place au prochain tour de l’Avenir.
Je tiens à remercier tous mes collègues Lukas Spengler, Thery Schir, Maxime Froidevaux, Gianluca Ocanha et Lars Schnyder pour leur aide et leur confiance ! La belle perfomance de l’équipe est complétée par la belle 18ème place de mon camarade de chambre Théry Schir !

Classements : http://www.directvelo.com/actualite/33181-la-cote-picarde-classement.html

Tour des Flandres U23 12.04

 

 

 

Première manche de coupe des Nations espoir, le Tour des Flandres s’est déroulé hier à Oudenaarde. Disputée par équipes nationales, cette classique longue de 165 kilomètres est très particulière car elle est jonchée de nombreux monts et secteurs pavés dont voici le détail :

 

11 km – Zone de pavés: Varentstraat (2000 m)
20 km – Côte 1: Kluisberg (925 m – Gem. 6,8% – Max. 14,5%)
28 km – Côte 2: Knokteberg (1100 m – Gem. 8% – Max. 13%)
38 km – Côte 3: Muziekbos (600 m – Gem. 6,6% – Max. 8%)
46 km – Côte 4: Pottelberg (1300 m – Gem. 6,5% – Max. 7,5%)
64 km – Côte 5: Guilleminlaan (2600 m)
88 km – Côte 6: Valkenberg (540 m – Gem. 8,1% – Max. 12,8%)
96 km – Côte 7: ‘t Hostellerie (1275 m – Gem 5,1% – Max 9%)
105 km – Côte 8: Molenberg (463 m, 300 m pavés) – Gem. 7% – Max. 14.2%)
107 km – Zone de pavés: Kerkgate (3000 m)
114 km – Zone de pavés: Kattenberg (1200 m)
126 km – Côte 9: Steenbeekdries (700 m pavés) – Gem. 5,3% – Max. 6,7%)
129 km – Côte 10: Taaienberg (530 m, 500 m pavés) – Gem. 6,6% – Max. 15,8%)
133 km – Côte 11: Eikenberg (1200 m pavés) – Gem. 6,2% – Max. 10%)
137 km – Zone de pavés: Kattenberg (1200 m)
149 km – Côte 12: Steenbeekdries (700 m (pavés) – Gem. 5,3% – Max. 6,7%)
152 km – Côte 13: Taaienberg (530 m, 500 m pavés) – Gem. 6,6% – Max. 15,8%)
156 km – Côte 14: Eikenberg (1200 m pavés) – Gem. 6,2% – Max. 10%)
160 km – Zone de pavés: Kattenberg (1200 m)

L’enchaînement de ces difficultés et les routes étroites qui rendent le positionnement au sein du peloton capital ont rendu la course et les coureurs très nerveux. Les chutes ont été très nombreuses tout au long du parcours (sur 6 coureurs de mon équipe, 3 ont chuté lourdement !).

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La chute de Stefan Küng lors de l’emballage final !

 

L’équipe Suisse avait fière allure sur le papier avant ce Ronde 2014, les 6 coureurs présents étaient compétitifs et motivés. Grâce à la présence de Stefan Küng et Gabriel Chavanne, nous possédions 2 coureurs d’expérience capables de jouer la gagne.

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Tom Bohli, Simon Pellaud, Lars Schnyder, Thery Schir, Stefan Küng et Gabriel Chavanne

Le départ fut comme souvent tendu et rapide jusqu’à ce que l’échappée matinale prenne le large. Une fois cette échappée de cinq coureur parti, le peloton calma son allure et ce jusqu’à l’approche du Molenberg, premier mont pavé de la journée qui précède l’entrée sur le circuit final. C’est en effet à partir de ce moment que la course se décanta, car ce circuit est très difficile et redouté. Malgré les bonnes sensations, j’ai été victime de mon mauvais placement lors du premier enchaînement des monts pavés sur le circuit. Quelque peu distancé par le gros du peloton j’ai réussi à garder mon calme et à l’entame du dernier tour, le groupe dans lequel je me trouvais à pu réintégrer la tête de course.

120414/ Ronde Van Vlaanderen/ Beloften/A partir de ce moment-là, ayant bien compris mon erreur je n’ai plus quitté les dix premières positions du groupe. Bien m’en à pris car après le dernier enchaînement Taaienberg/Eikenberg le peloton se scinda en plusieurs morceaux et une vingtaine de coureurs dont Stefan Küng et moi avons pu prendre le large.
À quatre kilomètres de la ligne d’arrivée, le 2ème groupe était pointé à dix secondes seulement. Après une courte discussion avec mon coéquipier, qui tenait à faire le sprint, j’ai décider de me sacrifier pour lui et de rouler afin d’empêcher le retour du groupe qui était lancé à notre poursuite. Après avoir donné tout ce qu’il me restait pendant 3 kilomètres, je me suis écarté sous la flamme rouge. Malheureusement tout ne se passa ensuite pas comme prévu. Une grosse chute vint entacher le sprint final et empêcha Stefan d’obtenir un résultat. Je parvins pour ma part à l’éviter de justesse et je termine à la 11ème place.

Résultats : http://www.procyclingstats.com/race/Ronde_van_Vlaanderen_Beloften_2014

Au final, je me montre très satisfait de cette course. Elle faisait partie des objectifs que j’avais annoncés dès le début de saison. J’ai pris beaucoup de plaisir à pouvoir lutter contre les meilleurs coureurs espoirs du moment. J’espère maintenant pouvoir profiter de cette bonne dynamique sur compétitions à venir !

*Photos : Marc Van Hecke